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Blog littéraire Annick Moreeuw
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L’homme est en vieL’homme est en vie Son ombre le suit L’homme est en vie Mais sa nuit il poursuit. L’homme subit sa dépression Il n’a plus d’ambitions La peinture devient difficile Dans sa tête rien n’est facile. L’homme soudain se réveille Il reprend la toile abandonnée la veille Ses pinceaux s’habillent de mille couleurs Bien vite le peintre oublie sa douleur. Annick Moreeuw, le 29 mai 2009 Chaque matin sur la balanceChaque matin sur la balance Je surveille ce poids qui m’obsède Aujourd’hui, jour de chance En moins, la barre de la veille cède. Quarante quatre kilos L’aiguille me rassure Quarante trois kilos Pas un de moins c’est sûr. La détermination de Nicolas Freine efficacement ma chute Ce matin les pains au chocolat Annihileront ma descente en parachute. Annick Moreeuw, le 23 mai 2009 A nouveau l’angoisse m’avaleA nouveau l’angoisse m’avale Je piétine comme un vieux cheval Le coeur serré dans un étau La tête assaillie de coups de marteau. Je suce mon pouce tel un bébé Le néant malfaisant m’a absorbée Sous mon crâne tout se brouille Mes pensées partent en vadrouille. Annick Moreeuw, le 3 juin 2009 La femme de ménageLa femme de ménage A un certain âge Toujours en retard Elle s’y met dare-dare. La femme de ménage Au travail s’engage Les cuivres elle astique Les tomettes encaustique. La femme de ménage Aime le bavardage Et quoi que j’y fasse Comme une pie jacasse. Annick Moreeuw, le 17 mai 2009 L’ombre couchée soudain s’effaceL’ombre couchée soudain s’efface Plus de visage dans la glace Ton amour n’a pu me retenir Je ne suis plus qu’un souvenir. Les images blotties dans ta mémoire Se refléteront sans cesse dans ton miroir Emprisonnée dans mon nuage blanc J’appellerai mon prince charmant. Puis la pendule s’arrêtera Pressée, je t’attraperai par le bras Je te ferai découvrir ce paradis sans fin Et désormais, nous ne ferons plus qu’un. Annick Moreeuw, le 1er juin 2009 Les fillettes de KinshasaLes fillettes de Kinshasa Ne font pas des entrechats Pour vivre elles vendent leur corps Ceci dans un terrible décor. 12, 13, 14 ans ce sont déjà des femmes Elles traînent la nuit dans des endroits infâmes Chaque soir les soldats sans scrupules les violent Une mort terrible, à chaque fois les frôle. Une sur trois a déjà un bébé Un fardeau dans leur vie perturbée Couchées à même le sol, domaine des serpents C’est du jeu du hasard que leur avenir dépend. Annick Moreeuw, le 19 mai 2009 Je cherche les mots dans ma têteJe cherche les mots dans ma tête Les maux de tête m’entêtent Allongée les yeux clos Enfin je trouve le repos. Au fond de moi se dessine Le poème qui s’anime Il réveille mon corps Et mon être se tord. Mes pensées s’affolent Mes idées s’envolent Sur le papier elles se couchent Vite, vite je dois prendre ma douche. Annick Moreeuw, le 7 mai 2009 Joli mois de maiJoli mois de mai Tu nous offres ton muguet Sa hampe parfaite fait tinter ses clochettes Et pour chacun c’est un jour de fête. Dans la ville l’homme défile Il fait beau, le parapluie est inutile Chaque groupe scande sa chanson Puis le refrain est repris à l’unisson. Au bout de trois heures la foule s’éparpille Et beaucoup quitteront la ville Mais les casseurs sont bien là Et derrière eux laisseront beaucoup de dégâts. Annick Moreeuw, le 3 mai 2009 Peur du lendemainPeur du lendemain Peur de la mort sans fin Pour qu’elle ne m’emmène pas dans les nuages Pour elle je cache mon visage. Je longe les murs et deviens invisible Du moins je le crois et c’est si facile Il me reste de bonnes années à vivre Je veux les avaler jusqu’à en être ivre. La mort joue à colin maillard Tombera-t-elle sur le clochard Ou sur l’enfant kidnappé Dans la cave bien caché. Annick Moreeuw, le 4 mai 2009 J’ai pas décroché la luneJ’ai pas décroché la lune Ma vie avance à petits pas J’ai pas décroché la lune Et le soleil ne viendra pas. Pour toi j’ai employé la plume Pour te dire ce qui ne va pas Pour toi j’ai employé la plume Les mots s’inscrivent pas à pas. Toi et moi avons pris l’habitude Des silences qui ne s’échappent pas Toi et moi avons pris l’habitude Ces instants ne s’effaceront pas. Annick Moreeuw, le 11 avril 2009 L’angoisse m’oppresseL’angoisse m’oppresse Le stress me froisse. La tête vide Livide s’entête. Le coeur serré Inséré de rancoeur. L’être survit Sourit peut-être ! Annick Moreeuw, le 2 avril 2009 L’angoisse m’oppresseL’angoisse m’oppresse Le ciel est gris tristesse La vie déchirée en petits bouts Se précipite dans un énorme trou. Je respire mal C’est infernal Au fond de moi Tout est émoi. Mon coeur palpite Soudain j’hésite Vais-je me lever Ou rester couchée ? Annick Moreeuw, le 1er mars 2009 Le ciel bleu annonce le PrintempsLe ciel bleu annonce le Printemps Cette année il était temps Les perce-neige toujours premières Précèdent les jonquilles droites et fières. Les oisillons serrés dans leur nid Affamés poussent de petits cris La mère leur apporte de petits vers Tandis que le père surveille par derrière. Dans la pelouse les pâquerettes Déploient leurs fleurs, c’est la fête Les enfants jouent à colin-maillard Puis ils rentreront car il se fait tard. Annick Moreeuw, le 16 mars 2009 Penser qu’à dormirPenser qu’à dormir Envie d’en finir Rester dans son lit Jusqu’au bout de la vie. Les soucis m’envahissent Les cheveux blanchissent Au fond de moi résonne Ce cœur qui frissonne. Mes pinceaux desséchés Ne frôlent plus le papier A quoi ressemblera demain ? Un jour sans lendemain... Annick Moreeuw, le 20 février 2009 Un peu de ménage, une épongeUn peu de ménage, une éponge Mais une pluie de larmes Tout à coup me désarme Au fond du lit je plonge. Collée sur l’oreiller Je ne veux plus penser J’ai une fêlure en moi Je porte mon chemin de croix. Le vide avide M’attire sans cesse Je vis dans la détresse Peu à peu je m’enfonce dans le vide. Annick Moreeuw, le 16 février 2009 Un flot de pleursUn flot de pleurs Mon moi m’écoeure A petits pas La vie s’en va. Pot de fleurs Sans odeur Lé de taffetas Sans tralala. Nuits de douleurs Bercent mon coeur Papa ! Papa ! Es-tu là ? Annick Moreeuw, le 2 février 2009 La moindre penséeLa moindre pensée Déclenche les pleurs Mon corps offensé Clame sa douleur. La mélancolie Peu à peu me détruit Plus d’espoir Un trait noir. Mon âme désespérée Attise les peurs Mes membres recroquevillés Se meuvent avec lenteur. Annick Moreeuw, le 25 janvier 2009 Le temps passeLe temps passe Tout s’efface Je m’enfuis Loin du bruit. Mon image Trépasse La vie Me fuit. Dans les nuages Je m’évade Je prie Tout est fini. Annick Moreeuw, le 15 janvier 2009 Mettre à nu mes penséesMettre à nu mes pensées Est-ce une bonne idée ? Dans mon coeur les démons Font pleurer les violons. Mes os chantent l’abandon Au loin de moi l’horizon Défigure ma vie passée Et l’efface à tout jamais. Annick Moreeuw, le 13 janvier 2009 Devant mon miroirDevant mon miroir Un trou noir J’ouvre les rideaux, Derrière, les barreaux. Aurore boréale Un ciel pas banal La tempête magnétique Crée un choc électrique. Soudain dans la nuit Un diable me poursuit Il fait de mon corps Un tas de bois mort. Annick Moreeuw, le 20 janvier 2009 La tristesse, le mal-être à nouveau reparus.La tristesse, le mal-être à nouveau reparus. L’angoisse m’étouffe, coulent les larmes Chaque effort effacé, disparu Petit à petit le corps a rendu les armes. L’âme inerte, brisée en mille morceaux La nuit me garde dans ses bras serrés. La lune blanche m’éclaire de ses mille faisceaux Et laisse ma chair blessée à jamais lacérée. Dis-moi Dieu si tu veux m’emporter Ou me laisser ici-bas déchirée. L’aube livide laisse mon esprit douter Mais l’arrivée des miens me secoue, me voici rassurée. Annick Moreeuw, le 27 mai 2007 Nuit sans sommeil - Trois heures au réveilNuit sans sommeil Trois heures au réveil Nuit sans sommeil Chaque jour c’est pareil Nuit sans sommeil Tout mon corps en éveil Nuit sans sommeil Mon esprit est en veille Nuit sans sommeil Le ciel noir me surveille Nuit sans sommeil Tout à coup le soleil Nuit sans sommeil Laisse apparaître le ciel. Annick Moreeuw, le 4 mai 2007 Page blanchePage blanche Blanche est ma page L’encre de mon stylo s’épanche Quelques mots, une image. Dieu que c’est difficile D’écrire l’esprit vide La vie pas facile De tristesse avide. Tout s’est envolé Reste la page vierge Les doigts recroquevillés Blanchâtres comme des cierges. Annick Moreeuw, le 21 mai 2007 Je n’ai pas peur de mourirJe n’ai pas peur de mourir J’ai peur de vivre. Annick Moreeuw, le 21 mai 2007 Encore une journée presque terminéeEncore une journée presque terminée J’écris mes poèmes dos à la cheminée Le bois crépite, gare aux tisons ardents Qui pourraient tout brûler dehors ou dedans. A l’extérieur le soleil brille, mais le vent cinglant Refroidit mon corps au rythme si lent J’hésite un moment, vais-je me promener ? Non, dans mes rêves fous je m’en vais flâner. Mon stylo dessine des mots tremblants Mais sur ma page apparaît des blancs Sur le canapé je vais me glisser Dans une banale soirée je vais m’enfoncer. Annick Moreeuw, le 5 avril 2007 Rêve fou où des êtres frivolesRêve fou où des êtres frivoles Pas à pas sur la toile s’étiolent Les mots eux restent bien collés Et le matin je peux les installer. Les installer sur ma page blanche Et oui aujourd’hui nous ne sommes pas dimanche Les mots eux jouent à saute-mouton Devant, derrière ou dans le peloton. Dans le peloton un mot va s’échapper « Amour » petit ou grand il va nous frapper Les mots eux s’inscrivent d’une telle façon Qu’ils décrivent l’Histoire, c’est une belle leçon. Annick Moreeuw, le 5 avril 2007 Nuit à demi effacée, saccadéeNuit à demi effacée, saccadée J’avale Mylène à pleine tête Mon corps tout entier est en fête Tournoie, virevolte, déhanché. La mélancolie, mon être a réveillé Sa voix frêle, légère, m’entête Les yeux clos, la mine défaite Ecoute à pleine gorgées ses sonnets. Papa Noël est déjà passé Dans mon CD il s’embête Seul, enfermé chante à tue-tête Et se noie parmi ses paquets. Annick Moreeuw, le 22 janvier 2007 Nuit sans sommeil - Le tic-tac me réveilleNuit sans sommeil Le tic-tac me réveille Nuit sans sommeil Les lucioles m’émerveillent Nuit sans sommeil Tous les êtres sont pareils Nuit sans sommeil La douleur m’éveille Nuit sans sommeil Je plonge comme l’abeille Nuit sans sommeil Je ne veux pas devenir vieille. Annick Moreeuw, le 26 avril 2007 L’ombre glisse sur mon corpsL’ombre glisse sur mon corps Sur mon corps glissent les mots Les mots glissent sur le papier Sur le papier glisse la plume. L’ombre envahit le ciel bleu Le ciel bleu envahit notre coeur Notre coeur envahit le songe Le songe envahit les êtres. L’ombre avance à petits pas A petits pas avance le vieillard Le vieillard avance vers la mort La mort avance jusqu’à nous. Annick Moreeuw, le 3 juillet 2007 Je taquinerai mes jours et mes nuitsJe taquinerai mes jours et mes nuits De mes angoisses et mes ennemis Mes larmes creuseront mes joues Brillantes parsemées de bijoux. Envie de sourire et vivre Mais n’ai envie que de mourir. Je traverserai mes nuits et mes jours Où les diables me diront « Bonjour ! » Je récolterai mes larmes de pluie Tombées goutte à goutte de mon parapluie. Envie de sourire et vivre Mais n’ai envie que de mourir. Annick Moreeuw, le 15 août 2007 Mes idées prisonnières des toiles d’araignéesMes idées prisonnières des toiles d’araignées N’arrivent pas à s’échapper pour se coucher sur mon papier On pourrait pourtant les arracher par poignées Puis les mettre à nu et ensuite les trier. Et si j’arrêtais d’écrire se disait l’écrivain ! Et si j’arrêtais de peindre se disait le peintre ! Et si j’arrêtais tout se disait-elle ! Annick Moreeuw, le 12 mars 2008 Nuit noire pleine de désespoirNuit noire pleine de désespoir Pleine de désespoir couleur de moire. L’homme seul sous son linceul Sous son linceul couleur de deuil. Cercueil recouvert de fleurs Recouvert de fleurs couleur de pleurs. Parents, amis, le coeur amer Le coeur amer couleur de mer. Derniers adieux les roses sont jetées Les roses jetées couleur de l’été. Annick Moreeuw, le 12 mai 2007 La nuit noire m’emprisonneLa nuit noire m’emprisonne Enlacée de ses longs bras glacés La nuit noire m’emprisonne Délaissée, ma vie effacée. L’âme légère s’est envolée Vers les cieux où je trouve Dieu L’âme légère s’est envolée Adieu l’ami je me sens mieux. La vie monotone d’un seul coup gommée Transformée par mon moi déprimé La vie monotone d’un seul coup gommée Calmée et ceci à jamais. Annick Moreeuw, le 20 juillet 2007 Tête pleine, tête videTête pleine, tête vide Kilos de plumes, kilos de plomb Coeur gros plein de vide Kilos de plumes, kilos de plomb. Tête vide, tête livide Affolement des démons Coeur gros, coeur avide Affolement des démons. Tête livide, tête aride Egrenage des sermons Coeur gros, plein de rides Egrenage des sermons. Annick Moreeuw, le 29 juillet 2007 Les mots ne viennent plusLes mots ne viennent plus De ma tête ils ont disparu Devant ma page blanche L’angoisse se penche. Ma main lourde et maladroite Ne dessine que des courbes ou des droites Les traits sont incertains J’espère que ça ira mieux demain. Pourquoi ce changement si rapide Mon esprit bloqué toujours vide Ne ressent plus ce besoin d’écrire Ni de peindre, tout mon être chavire. Annick Moreeuw, le 18 septembre 2007 Je bois ses motsJe bois ses mots Mes larmes coulent à flot Tout est chaos J’en ai froid dans le dos. Je vois son image Elle illumine mon visage En dentelle son corsage Dévoile le personnage. Je noie mes pensées En son être enterrées Elle me fait divaguer Et me voici noyée. Annick Moreeuw, le 27 juin 2007 Encore une tentativeEncore une tentative Obsessive et définitive. La poussière Dont je ne suis pas fière Collée sur le parquet Me fait des pieds de nez. Pas envie de nettoyer Mais envie de vivoter. La poussière chahute Le blanc des murs Ma vie gris souris M’étourdit. Pas envie de nettoyer Mais envie de lézarder. Annick Moreeuw, le 19 décembre 2008 AffaléeAffalée Dans son canapé Son cerveau Cherche les mots. La fécondité est lente La naissance, absente. Le tic-tac de la pendule Fait éclater sa bulle Recroquevillée sous son duvet La femme scrute ses pensées. Elle compte les poutres au plafond Ses yeux cherchent l’horizon Qu’en sera-t-il de sa journée ? Encore un bout de vie figée. Annick Moreeuw, le 19 décembre 2008 12 kilos perdus12 kilos perdus Je devrais être heureuse 12 kilos perdus Et je suis malheureuse. 12 mots dans ma tête Tourbillonnent sans cesse 12 mots dans ma tête Ressassent ma détresse. 12 minutes de répit Où je ne pleure pas 12 minutes de répit Où je ne pense pas. Annick Moreeuw, le 18 décembre 2008 Les mères maltraitantesLes mères maltraitantes Les mères affligeantes Leurs enfants elles fessent Leurs enfants elles blessent. Elles ne font que reproduire Ce qu’elles ont subi Les coups elles font ressentir Aux fruits de leur vie. Quand elles se dénoncent Se voile le démon Un mieux être s’annonce Mais pas pour de bon. Annick Moreeuw, le 23 décembre 2008 DanielDaniel Pendant mon éveil L’ami de toujours Me joue bien des tours. Les larmes coulent Les larmes roulent Sur mon visage défait Je songe à notre passé. Combien de dinettes A la bonne franquette Peu importe Qui était l’hôte. Maintenant dans le ciel Aux aguets nous surveille Tu prends soin de nous Comme un gros toutou. Annick Moreeuw, le 22 décembre 2008 |
Sans titre 10 Gouache sur papier 60x42 Gouache peinte en septembre 2008 Agrandir peinture à la gouache
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