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Blog littéraire Annick Moreeuw
Poèmes et poésies

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  • Le 4 mars 1943

  • Encore une nuit troublée par l’angoisse

  • Les mots, que sont les mots ?

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  • Dors petit d’homme

  • Une heure, pas dormir

  • Il y a deux ans je quittais la « Maison fleurie »

  • Que je suis heureuse, demain je vais retrouver mon chez moi

  • Mardi six heures du matin après une nuit malmenée

  • Cellulight, light...

  • L’horloge sonne midi, nous sommes encore au lit

  • Mes pensées ne glissent pas sur le papier

  • L’enfant transpercé de 44 coups de couteau

  •  

    L’homme est en vie



    L’homme est en vie

    Son ombre le suit

    L’homme est en vie

    Mais sa nuit il poursuit.



    L’homme subit sa dépression

    Il n’a plus d’ambitions

    La peinture devient difficile

    Dans sa tête rien n’est facile.



    L’homme soudain se réveille

    Il reprend la toile abandonnée la veille

    Ses pinceaux s’habillent de mille couleurs

    Bien vite le peintre oublie sa douleur.



    Annick Moreeuw, le 29 mai 2009




    Chaque matin sur la balance



    Chaque matin sur la balance

    Je surveille ce poids qui m’obsède

    Aujourd’hui, jour de chance

    En moins, la barre de la veille cède.



    Quarante quatre kilos

    L’aiguille me rassure

    Quarante trois kilos

    Pas un de moins c’est sûr.



    La détermination de Nicolas

    Freine efficacement ma chute

    Ce matin les pains au chocolat

    Annihileront ma descente en parachute.



    Annick Moreeuw, le 23 mai 2009




    A nouveau l’angoisse m’avale



    A nouveau l’angoisse m’avale

    Je piétine comme un vieux cheval

    Le coeur serré dans un étau

    La tête assaillie de coups de marteau.



    Je suce mon pouce tel un bébé

    Le néant malfaisant m’a absorbée

    Sous mon crâne tout se brouille

    Mes pensées partent en vadrouille.



    Annick Moreeuw, le 3 juin 2009




    La femme de ménage



    La femme de ménage

    A un certain âge

    Toujours en retard

    Elle s’y met dare-dare.



    La femme de ménage

    Au travail s’engage

    Les cuivres elle astique

    Les tomettes encaustique.



    La femme de ménage

    Aime le bavardage

    Et quoi que j’y fasse

    Comme une pie jacasse.



    Annick Moreeuw, le 17 mai 2009




    L’ombre couchée soudain s’efface



    L’ombre couchée soudain s’efface

    Plus de visage dans la glace

    Ton amour n’a pu me retenir

    Je ne suis plus qu’un souvenir.



    Les images blotties dans ta mémoire

    Se refléteront sans cesse dans ton miroir

    Emprisonnée dans mon nuage blanc

    J’appellerai mon prince charmant.



    Puis la pendule s’arrêtera

    Pressée, je t’attraperai par le bras

    Je te ferai découvrir ce paradis sans fin

    Et désormais, nous ne ferons plus qu’un.



    Annick Moreeuw, le 1er juin 2009




    Les fillettes de Kinshasa



    Les fillettes de Kinshasa

    Ne font pas des entrechats

    Pour vivre elles vendent leur corps

    Ceci dans un terrible décor.



    12, 13, 14 ans ce sont déjà des femmes

    Elles traînent la nuit dans des endroits infâmes

    Chaque soir les soldats sans scrupules les violent

    Une mort terrible, à chaque fois les frôle.



    Une sur trois a déjà un bébé

    Un fardeau dans leur vie perturbée

    Couchées à même le sol, domaine des serpents

    C’est du jeu du hasard que leur avenir dépend.



    Annick Moreeuw, le 19 mai 2009




    Je cherche les mots dans ma tête



    Je cherche les mots dans ma tête

    Les maux de tête m’entêtent

    Allongée les yeux clos

    Enfin je trouve le repos.



    Au fond de moi se dessine

    Le poème qui s’anime

    Il réveille mon corps

    Et mon être se tord.



    Mes pensées s’affolent

    Mes idées s’envolent

    Sur le papier elles se couchent

    Vite, vite je dois prendre ma douche.



    Annick Moreeuw, le 7 mai 2009




    Joli mois de mai



    Joli mois de mai

    Tu nous offres ton muguet

    Sa hampe parfaite fait tinter ses clochettes

    Et pour chacun c’est un jour de fête.



    Dans la ville l’homme défile

    Il fait beau, le parapluie est inutile

    Chaque groupe scande sa chanson

    Puis le refrain est repris à l’unisson.



    Au bout de trois heures la foule s’éparpille

    Et beaucoup quitteront la ville

    Mais les casseurs sont bien là

    Et derrière eux laisseront beaucoup de dégâts.



    Annick Moreeuw, le 3 mai 2009




    Peur du lendemain



    Peur du lendemain

    Peur de la mort sans fin

    Pour qu’elle ne m’emmène pas dans les nuages

    Pour elle je cache mon visage.



    Je longe les murs et deviens invisible

    Du moins je le crois et c’est si facile

    Il me reste de bonnes années à vivre

    Je veux les avaler jusqu’à en être ivre.



    La mort joue à colin maillard

    Tombera-t-elle sur le clochard

    Ou sur l’enfant kidnappé

    Dans la cave bien caché.



    Annick Moreeuw, le 4 mai 2009




    J’ai pas décroché la lune



    J’ai pas décroché la lune

    Ma vie avance à petits pas

    J’ai pas décroché la lune

    Et le soleil ne viendra pas.



    Pour toi j’ai employé la plume

    Pour te dire ce qui ne va pas

    Pour toi j’ai employé la plume

    Les mots s’inscrivent pas à pas.



    Toi et moi avons pris l’habitude

    Des silences qui ne s’échappent pas

    Toi et moi avons pris l’habitude

    Ces instants ne s’effaceront pas.



    Annick Moreeuw, le 11 avril 2009




    L’angoisse m’oppresse



    L’angoisse m’oppresse

    Le stress me froisse.



    La tête vide

    Livide s’entête.



    Le coeur serré

    Inséré de rancoeur.



    L’être survit

    Sourit peut-être !



    Annick Moreeuw, le 2 avril 2009




    L’angoisse m’oppresse



    L’angoisse m’oppresse

    Le ciel est gris tristesse

    La vie déchirée en petits bouts

    Se précipite dans un énorme trou.



    Je respire mal

    C’est infernal

    Au fond de moi

    Tout est émoi.



    Mon coeur palpite

    Soudain j’hésite

    Vais-je me lever

    Ou rester couchée ?



    Annick Moreeuw, le 1er mars 2009




    Le ciel bleu annonce le Printemps



    Le ciel bleu annonce le Printemps

    Cette année il était temps

    Les perce-neige toujours premières

    Précèdent les jonquilles droites et fières.



    Les oisillons serrés dans leur nid

    Affamés poussent de petits cris

    La mère leur apporte de petits vers

    Tandis que le père surveille par derrière.



    Dans la pelouse les pâquerettes

    Déploient leurs fleurs, c’est la fête

    Les enfants jouent à colin-maillard

    Puis ils rentreront car il se fait tard.



    Annick Moreeuw, le 16 mars 2009




    Penser qu’à dormir



    Penser qu’à dormir

    Envie d’en finir

    Rester dans son lit

    Jusqu’au bout de la vie.



    Les soucis m’envahissent

    Les cheveux blanchissent

    Au fond de moi résonne

    Ce cœur qui frissonne.



    Mes pinceaux desséchés

    Ne frôlent plus le papier

    A quoi ressemblera demain ?

    Un jour sans lendemain...



    Annick Moreeuw, le 20 février 2009




    Un peu de ménage, une éponge



    Un peu de ménage, une éponge

    Mais une pluie de larmes

    Tout à coup me désarme

    Au fond du lit je plonge.



    Collée sur l’oreiller

    Je ne veux plus penser

    J’ai une fêlure en moi

    Je porte mon chemin de croix.



    Le vide avide

    M’attire sans cesse

    Je vis dans la détresse

    Peu à peu je m’enfonce dans le vide.



    Annick Moreeuw, le 16 février 2009




    Un flot de pleurs



    Un flot de pleurs

    Mon moi m’écoeure

    A petits pas

    La vie s’en va.



    Pot de fleurs

    Sans odeur

    Lé de taffetas

    Sans tralala.



    Nuits de douleurs

    Bercent mon coeur

    Papa ! Papa !

    Es-tu là ?



    Annick Moreeuw, le 2 février 2009




    La moindre pensée



    La moindre pensée

    Déclenche les pleurs

    Mon corps offensé

    Clame sa douleur.



    La mélancolie

    Peu à peu me détruit

    Plus d’espoir

    Un trait noir.



    Mon âme désespérée

    Attise les peurs

    Mes membres recroquevillés

    Se meuvent avec lenteur.



    Annick Moreeuw, le 25 janvier 2009




    Le temps passe



    Le temps passe

    Tout s’efface

    Je m’enfuis

    Loin du bruit.



    Mon image

    Trépasse

    La vie

    Me fuit.



    Dans les nuages

    Je m’évade

    Je prie

    Tout est fini.



    Annick Moreeuw, le 15 janvier 2009




    Mettre à nu mes pensées



    Mettre à nu mes pensées

    Est-ce une bonne idée ?

    Dans mon coeur les démons

    Font pleurer les violons.



    Mes os chantent l’abandon

    Au loin de moi l’horizon

    Défigure ma vie passée

    Et l’efface à tout jamais.



    Annick Moreeuw, le 13 janvier 2009




    Devant mon miroir



    Devant mon miroir

    Un trou noir

    J’ouvre les rideaux,

    Derrière, les barreaux.



    Aurore boréale

    Un ciel pas banal

    La tempête magnétique

    Crée un choc électrique.



    Soudain dans la nuit

    Un diable me poursuit

    Il fait de mon corps

    Un tas de bois mort.



    Annick Moreeuw, le 20 janvier 2009




    La tristesse, le mal-être à nouveau reparus.



    La tristesse, le mal-être à nouveau reparus.

    L’angoisse m’étouffe, coulent les larmes

    Chaque effort effacé, disparu

    Petit à petit le corps a rendu les armes.



    L’âme inerte, brisée en mille morceaux

    La nuit me garde dans ses bras serrés.

    La lune blanche m’éclaire de ses mille faisceaux

    Et laisse ma chair blessée à jamais lacérée.



    Dis-moi Dieu si tu veux m’emporter

    Ou me laisser ici-bas déchirée.

    L’aube livide laisse mon esprit douter

    Mais l’arrivée des miens me secoue, me voici rassurée.



    Annick Moreeuw, le 27 mai 2007




    Nuit sans sommeil - Trois heures au réveil



    Nuit sans sommeil

    Trois heures au réveil

    Nuit sans sommeil

    Chaque jour c’est pareil

    Nuit sans sommeil

    Tout mon corps en éveil

    Nuit sans sommeil

    Mon esprit est en veille

    Nuit sans sommeil

    Le ciel noir me surveille

    Nuit sans sommeil

    Tout à coup le soleil

    Nuit sans sommeil

    Laisse apparaître le ciel.



    Annick Moreeuw, le 4 mai 2007




    Page blanche



    Page blanche

    Blanche est ma page

    L’encre de mon stylo s’épanche

    Quelques mots, une image.



    Dieu que c’est difficile

    D’écrire l’esprit vide

    La vie pas facile

    De tristesse avide.



    Tout s’est envolé

    Reste la page vierge

    Les doigts recroquevillés

    Blanchâtres comme des cierges.



    Annick Moreeuw, le 21 mai 2007




    Je n’ai pas peur de mourir



    Je n’ai pas peur de mourir

    J’ai peur de vivre.



    Annick Moreeuw, le 21 mai 2007




    Encore une journée presque terminée



    Encore une journée presque terminée

    J’écris mes poèmes dos à la cheminée

    Le bois crépite, gare aux tisons ardents

    Qui pourraient tout brûler dehors ou dedans.



    A l’extérieur le soleil brille, mais le vent cinglant

    Refroidit mon corps au rythme si lent

    J’hésite un moment, vais-je me promener ?

    Non, dans mes rêves fous je m’en vais flâner.



    Mon stylo dessine des mots tremblants

    Mais sur ma page apparaît des blancs

    Sur le canapé je vais me glisser

    Dans une banale soirée je vais m’enfoncer.



    Annick Moreeuw, le 5 avril 2007




    Rêve fou où des êtres frivoles



    Rêve fou où des êtres frivoles

    Pas à pas sur la toile s’étiolent

    Les mots eux restent bien collés

    Et le matin je peux les installer.



    Les installer sur ma page blanche

    Et oui aujourd’hui nous ne sommes pas dimanche

    Les mots eux jouent à saute-mouton

    Devant, derrière ou dans le peloton.



    Dans le peloton un mot va s’échapper

    « Amour » petit ou grand il va nous frapper

    Les mots eux s’inscrivent d’une telle façon

    Qu’ils décrivent l’Histoire, c’est une belle leçon.



    Annick Moreeuw, le 5 avril 2007




    Nuit à demi effacée, saccadée



    Nuit à demi effacée, saccadée

    J’avale Mylène à pleine tête

    Mon corps tout entier est en fête

    Tournoie, virevolte, déhanché.



    La mélancolie, mon être a réveillé

    Sa voix frêle, légère, m’entête

    Les yeux clos, la mine défaite

    Ecoute à pleine gorgées ses sonnets.



    Papa Noël est déjà passé

    Dans mon CD il s’embête

    Seul, enfermé chante à tue-tête

    Et se noie parmi ses paquets.



    Annick Moreeuw, le 22 janvier 2007




    Nuit sans sommeil - Le tic-tac me réveille



    Nuit sans sommeil

    Le tic-tac me réveille

    Nuit sans sommeil

    Les lucioles m’émerveillent

    Nuit sans sommeil

    Tous les êtres sont pareils

    Nuit sans sommeil

    La douleur m’éveille

    Nuit sans sommeil

    Je plonge comme l’abeille

    Nuit sans sommeil

    Je ne veux pas devenir vieille.



    Annick Moreeuw, le 26 avril 2007




    L’ombre glisse sur mon corps



    L’ombre glisse sur mon corps

    Sur mon corps glissent les mots

    Les mots glissent sur le papier

    Sur le papier glisse la plume.



    L’ombre envahit le ciel bleu

    Le ciel bleu envahit notre coeur

    Notre coeur envahit le songe

    Le songe envahit les êtres.



    L’ombre avance à petits pas

    A petits pas avance le vieillard

    Le vieillard avance vers la mort

    La mort avance jusqu’à nous.



    Annick Moreeuw, le 3 juillet 2007




    Je taquinerai mes jours et mes nuits



    Je taquinerai mes jours et mes nuits

    De mes angoisses et mes ennemis

    Mes larmes creuseront mes joues

    Brillantes parsemées de bijoux.



    Envie de sourire et vivre

    Mais n’ai envie que de mourir.



    Je traverserai mes nuits et mes jours

    Où les diables me diront « Bonjour ! »

    Je récolterai mes larmes de pluie

    Tombées goutte à goutte de mon parapluie.



    Envie de sourire et vivre

    Mais n’ai envie que de mourir.



    Annick Moreeuw, le 15 août 2007




    Mes idées prisonnières des toiles d’araignées



    Mes idées prisonnières des toiles d’araignées

    N’arrivent pas à s’échapper pour se coucher sur mon papier

    On pourrait pourtant les arracher par poignées

    Puis les mettre à nu et ensuite les trier.



    Et si j’arrêtais d’écrire se disait l’écrivain !

    Et si j’arrêtais de peindre se disait le peintre !

    Et si j’arrêtais tout se disait-elle !



    Annick Moreeuw, le 12 mars 2008




    Nuit noire pleine de désespoir



    Nuit noire pleine de désespoir

    Pleine de désespoir couleur de moire.



    L’homme seul sous son linceul

    Sous son linceul couleur de deuil.



    Cercueil recouvert de fleurs

    Recouvert de fleurs couleur de pleurs.



    Parents, amis, le coeur amer

    Le coeur amer couleur de mer.



    Derniers adieux les roses sont jetées

    Les roses jetées couleur de l’été.



    Annick Moreeuw, le 12 mai 2007




    La nuit noire m’emprisonne



    La nuit noire m’emprisonne

    Enlacée de ses longs bras glacés

    La nuit noire m’emprisonne

    Délaissée, ma vie effacée.



    L’âme légère s’est envolée

    Vers les cieux où je trouve Dieu

    L’âme légère s’est envolée

    Adieu l’ami je me sens mieux.



    La vie monotone d’un seul coup gommée

    Transformée par mon moi déprimé

    La vie monotone d’un seul coup gommée

    Calmée et ceci à jamais.



    Annick Moreeuw, le 20 juillet 2007




    Tête pleine, tête vide



    Tête pleine, tête vide

    Kilos de plumes, kilos de plomb

    Coeur gros plein de vide

    Kilos de plumes, kilos de plomb.



    Tête vide, tête livide

    Affolement des démons

    Coeur gros, coeur avide

    Affolement des démons.



    Tête livide, tête aride

    Egrenage des sermons

    Coeur gros, plein de rides

    Egrenage des sermons.



    Annick Moreeuw, le 29 juillet 2007




    Les mots ne viennent plus



    Les mots ne viennent plus

    De ma tête ils ont disparu

    Devant ma page blanche

    L’angoisse se penche.



    Ma main lourde et maladroite

    Ne dessine que des courbes ou des droites

    Les traits sont incertains

    J’espère que ça ira mieux demain.



    Pourquoi ce changement si rapide

    Mon esprit bloqué toujours vide

    Ne ressent plus ce besoin d’écrire

    Ni de peindre, tout mon être chavire.



    Annick Moreeuw, le 18 septembre 2007




    Je bois ses mots



    Je bois ses mots

    Mes larmes coulent à flot

    Tout est chaos

    J’en ai froid dans le dos.



    Je vois son image

    Elle illumine mon visage

    En dentelle son corsage

    Dévoile le personnage.



    Je noie mes pensées

    En son être enterrées

    Elle me fait divaguer

    Et me voici noyée.



    Annick Moreeuw, le 27 juin 2007




    Encore une tentative



    Encore une tentative

    Obsessive et définitive.



    La poussière

    Dont je ne suis pas fière

    Collée sur le parquet

    Me fait des pieds de nez.



    Pas envie de nettoyer

    Mais envie de vivoter.



    La poussière chahute

    Le blanc des murs

    Ma vie gris souris

    M’étourdit.



    Pas envie de nettoyer

    Mais envie de lézarder.



    Annick Moreeuw, le 19 décembre 2008




    Affalée



    Affalée

    Dans son canapé

    Son cerveau

    Cherche les mots.



    La fécondité est lente

    La naissance, absente.



    Le tic-tac de la pendule

    Fait éclater sa bulle

    Recroquevillée sous son duvet

    La femme scrute ses pensées.



    Elle compte les poutres au plafond

    Ses yeux cherchent l’horizon

    Qu’en sera-t-il de sa journée ?

    Encore un bout de vie figée.



    Annick Moreeuw, le 19 décembre 2008




    12 kilos perdus



    12 kilos perdus

    Je devrais être heureuse

    12 kilos perdus

    Et je suis malheureuse.



    12 mots dans ma tête

    Tourbillonnent sans cesse

    12 mots dans ma tête

    Ressassent ma détresse.



    12 minutes de répit

    Où je ne pleure pas

    12 minutes de répit

    Où je ne pense pas.



    Annick Moreeuw, le 18 décembre 2008




    Les mères maltraitantes



    Les mères maltraitantes

    Les mères affligeantes

    Leurs enfants elles fessent

    Leurs enfants elles blessent.



    Elles ne font que reproduire

    Ce qu’elles ont subi

    Les coups elles font ressentir

    Aux fruits de leur vie.



    Quand elles se dénoncent

    Se voile le démon

    Un mieux être s’annonce

    Mais pas pour de bon.



    Annick Moreeuw, le 23 décembre 2008




    Daniel



    Daniel

    Pendant mon éveil

    L’ami de toujours

    Me joue bien des tours.



    Les larmes coulent

    Les larmes roulent

    Sur mon visage défait

    Je songe à notre passé.



    Combien de dinettes

    A la bonne franquette

    Peu importe

    Qui était l’hôte.



    Maintenant dans le ciel

    Aux aguets nous surveille

    Tu prends soin de nous

    Comme un gros toutou.



    Annick Moreeuw, le 22 décembre 2008
    abstraction
    Sans titre 10
    Gouache sur papier 60x42
    Gouache peinte en septembre 2008
    Agrandir peinture à la gouache

    portrait gouache
    Sans titre 11
    Gouache sur papier 60x42
    Gouache peinte en octobre 2008
    Agrandir peinture à la gouache

    fleurs gouache
    Sans titre 12
    Gouache sur papier 65x50
    Gouache peinte en mars 2008
    Agrandir peinture à la gouache

    Galerie d'art contemporain
    Peintures, sculptures et objets d'art