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Blog littéraire Annick Moreeuw
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Soan, bleus dans l’âmeSoan, bleus dans l’âme Ton micro jamais tu désarmes Soan, bleus dans l’âme Tu ferais même pleurer les armes Ta voix rauque me réchauffe Chauffe le Bataclan Ton clan riche de fous Fout en l’air tous les préjugés Jugé, tu le seras par Dieu Oeufs à la neige en février Décrié par Dame Lio Hauts les coeurs tu as gagné, gagné. Soan, bleus dans l’âme Ton micro jamais tu désarmes Soan, bleus dans l’âme Tu ferais même pleurer les armes Même qu’elle était si belle Celle qui s’appelait Madeleine Veine, tu as attrapé le tram Le tram d’33, le tram d’33 3 hirondelles t’ont guidé sur le chemin Rien ne te retient, tu as suivi les anges Enfant du métro parisien, je viens Tiens bon Garçon demain tu seras le roi Vois les Français derrière moi, pour toi, juste pour toi. Soan, bleus dans l’âme... Annick Moreeuw, le 21 février 2010 Six jours après le séisme qui a frappé HaïtiSix jours après le séisme qui a frappé Haïti L’aide et les secours s’organisent petit à petit Comment tenir sans eau, sans nourriture, sans abri La terre tremble à nouveau, ils ont tous compris. Quelques colis de vivres sont éjectés par avion Tandis que d’autres arrivent par camion Affamé le peuple se rue sur les cartons Mais bien vite dépouillé par ces bandes armées de bâtons. Du riz, rien que du riz c’est l’ordinaire des Haïtiens Encore s’ils en ont car avec un dollar on a rien Les O.N.G. le savent bien mais la sécurité leur fait rebrousser chemin Fatiguées par les heures passées dans les ruines, elles se retirent et reviendront demain. Chaque jour on sort de sous les gravats des rescapés Jeudi une jeune fille de seize ans est retrouvée exténuée L’odeur de la mort flotte partout Certains mettent le feu aux décombres pour respirer, c’est tout. Annick Moreeuw, le 31 janvier 2010 Très fatiguée, uséeTrès fatiguée, usée Je me glisse sur le canapé Après mon 3ème café, j’ai la nausée. Sweety fait couiner sa carotte Coin, coin toujours la même note Je vous en prie faites la taire Il faut absolument que je prenne l’air. Debout j’ai mal au cou Mon dos craque de partout Chaque jour la même chose La douleur jamais sur pause. Annick Moreeuw, le 25 janvier 2010 Fatiguée, épuiséeFatiguée, épuisée Je ne peux me lever Depuis une semaine je me bats Contre cette fatigue qui ne me quitte pas. Lasse je m’efface Un rien me tracasse. Dans ma tête ma cervelle Pelote de ficelle Semble au point mort Mon Dieu tout se tord. Lasse je m’efface Un rien me tracasse. Je suis moi qui ne me ressemble pas Je suis l’aveugle qui compte ses pas Je suis l’handicapée qui fait fuir ses amis Je suis l’ « Alzheimertriste » qui a oublié sa vie. Annick Moreeuw, le 22 janvier 2010 Rose mère de famille de 50 ansRose mère de famille de 50 ans N’a plus rien pour nourrir ses enfants Chaque jour de la semaine elle travaille Mais ce n’est pas assez pour élever sa marmaille. Parti, son ex lui a laissé les dettes Parti, son ex lui a laissé les traites Le frigo vide, la lettre de l’huissier Rose n’a plus qu’une idée : se suicider. Prise à la gorge, elle perd les pédales Rose se laisse emporter dans un périlleux dédale Une pensée tenaillante la tracasse Au petit matin elle fera un casse. Le lendemain elle braque sa marchande de journaux « Ah ! non. Pas vous » elle appelle la police aussitôt Rose hébétée ne se sauvera pas Décidée, elle attendra les policiers là. Sans rechigner elle se laissera emporter Au tribunal elle sera condamnée Un an avec sursis, pas de prison Plus légère elle regagnera sa maison. Annick Moreeuw, le 1er février 2010 La nuit dans le canapéLa nuit dans le canapé Légers mes rêves, légers La nuit dans le canapé Mes idées noires envolées. Soan m’emmène dans son monde Avec Dieu ou Lucifer je plonge Son univers chaotique Me colle à la peau, mystique. Bout à bout les rimes Font disparaître ma déprime Puis avec lui je me sauve Dans son monde sans guimauve. Annick Moreeuw, le 26 janvier 2010 2009 a endossé ses habits de deuil2009 a endossé ses habits de deuil 5, 4, 3, 2, 1, zéro 2010 sous la neige nous reçoit sur le seuil Tandis que 2009, éjecté, quitte ses oripeaux. Feux d’artifice, le petit chien a peur Les invités poussent des cris de joie Les sans abris cherchent un peu de chaleur Un litron de rouge leur suffira ma foi. Minuit l’heure de s’embrasser sous le gui L’heure de passer en revue tous nos voeux L’heure de téléphoner aux amis Et leur souhaiter ce qu’il y a de mieux. Puis les cadeaux on ouvrira Mylène si belle dans sa robe de larmes Olivia recouverte de chocolat Soan de sa voix chaude brise les armes. Annick Moreeuw, le 2 janvier 2010 Le rouge et le noirLe rouge et le noir Dans le noir je nage Dans le rouge je rage Le noir couleur du désespoir. L’ombre et la lumière Jouent de ma détresse Plus de jour de liesse Devant moi une barrière. Pour toujours dans le trou Trou, flou éternel Pour toujours dans le trou Trou, fou artificiel. Aujourd’hui lassitude Emotion, addiction Demain incertitude Addition d’émotions. Espoirs noyés dans le noir Le coeur noyé de pleurs Dans le vide ne plus croire Douleurs, mauvaise humeur. Annick Moreeuw, le 28 décembre 2009 Petites bêtes de laboratoirePetites bêtes de laboratoire Mylène veut vous sauver Des heures de vie sans gloire Mylène va vous extirper. Dans vos veines coule le poison Qui s’égoutte goutte à goutte Corps décharnés envahis de frissons Accusée l’humanité voile ses doutes. Le miracle est arrivé Mylène ouvre leur prison Dans le ciel ils vont s’envoler Mylène c’est la fin de ta chanson. Annick Moreeuw, le 15 décembre 2009 L’oiseau qui était en moiL’oiseau qui était en moi M’a quittée pour le ciel L’oiseau très loin de moi Au soleil s’est brûlé les ailes. Avant la vie était belle Aujourd’hui seule sans toi Ton envol m’a laissé des séquelles Et toi, tu n’as plus de toit. Ce serait si facile de te remplacer Mais sans toi je n’ai plus envie de vivre Des oiseaux on en trouve par milliers Mais toi l’oiseau tu me laissais libre. L’oiseau qui était en moi M’a quittée pour le ciel L’oiseau très loin de moi Au soleil s’est brûlé les ailes Le plus difficile c’est de tenir jour après jour En pensant que toi tu ne reviendras plus Monotone les jours s’effacent tour à tour Je sais que je te retrouverai là-haut dans les nues. Annick Moreeuw, le 30 décembre 2009 Au fond de ma cervelle des petits bouts bloquésAu fond de ma cervelle des petits bouts bloqués Bloc et pinceaux sommeillent dans mon bureau à moi A moi je crie à l’aide mais on me dit toquée Tocs et tics monopolisent ma petite tête à toi. J’aimerais que la vie soit belle Blanche comme neige en été J’aimerais que la vie soit belle Douce comme une tasse de thé. J’aimerais que la vie soit belle Douce comme neige en été J’aimerais que la vie soit belle Blanche comme une tasse de thé. Emmène-moi. Au fond de mes poèmes valsent des morceaux de toi Deux toits valent mieux qu’un surtout pour s’abriter Abrités mes murs s’écroulent c’est de la faute à moi A moi je coule à pic laisse moi t’emporter. J’aimerais que la vie soit belle Blanche comme neige en été J’aimerais que la vie soit belle Douce comme une tasse de thé. J’aimerais que la vie soit belle Douce comme neige en été J’aimerais que la vie soit belle Blanche comme une tasse de thé. Emmène-moi. Annick Moreeuw, le 24 décembre 2009 J’ai failli être femme de rockerJ’ai failli être femme de rocker J’ai failli être femme de bijoutier J’ai failli être femme de pharmacien. Et bien non ! Mon choix s’est porté sur un mec moins âgé Sans diplôme et fauché Cet homme est toujours mon compagnon. L’homme que j’ai épousé m’a apporté autre chose Après avoir bien trimé dans notre fermette Un jour il s’est remis à l’aquarelle Puis l’art moderne s’est imposé à lui, un ami en fut la cause. Moi qui n’aimais que l’aquarelle Peu à peu il m’a fait apprécier cet art qui l’avait conquis Des aquarelles dans ma tête il n’en restait que quelques débris Bien vite elles sont sorties de ma cervelle. La peinture n’a pas besoin d’être belle Elle doit nous surprendre, rire ou pleurer Elle se doit principalement de nous interloquer Si vous avez compris cela … adieu bateaux et hirondelles. Annick Moreeuw, le 6 janvier 2010 L’homme qui dort allongé dans ce litL’homme qui dort allongé dans ce lit C’est l’homme que j’aime, c’est mon mari Il a subi l’opération d’une hernie ombilicale Autour de l’ombilic une cicatrice en éventail. Il m’aperçoit et me demande où il est « A la clinique lui répondis-je, tu viens d’être opéré » Il dit qu’il ne souffre pas, qu’il était au pays des songes Puis dans les bras de Morphée il replonge. L’après-midi calme, entrecoupé de périodes d’éveil Installée dans le fauteuil près de lui je le surveille Enfin il émerge et commence à remuer, trop à mon goût La plaie se met à saigner, l’infirmier inquiet ? pas du tout. Alors je rentre chez nous, je suis Ludo dans la nuit Je suis tendue, je n’y vois goutte, la lune luit J’appelle Francis, trois fois ils ont refait son pansement Sa tension est tombée à 7, sa température à 35, pas évident. Plus tard Francis me rassure, sa tension est remontée Je vais pouvoir dormir et même peut-être rêver. Annick Moreeuw, le 27 novembre 2009 Vers cette lumière blanche je m’avanceVers cette lumière blanche je m’avance Le film de ma vie se déroule, l’enfant se balance Dans la prairie, je sens une présence J’avance pas à pas surtout avec prudence. Une voix m’appelle de plus en plus fort Décidée, de toutes ses forces elle me vole à la mort Je transpire, je respire et reviens à la vie J’ouvre les yeux, surprise, je suis dans mon lit. L’angoisse m’a quittée et je me sens libérée La grande faucheuse ne m’a pas eue et je lui fais un pied de nez. Annick Moreeuw, le 5 décembre 2009 Secrets enfouisSecrets enfouis Coincés au fond de la vie Secrets dévoilés S’envolent à tout jamais. Si l’homme n’est pas bavard Ce n’est pas un hasard Stoïque il veut se protéger Ainsi que sa famille aimée. Je comprends sa discrétion Habile dissimulation Parfois un léger sourire Confirme mes dires. Annick Moreeuw, le 3 décembre 2009 Chaque matin, mal au coeurChaque matin, mal au coeur Au bout du chemin un grand bonheur Jour après jour rétrécissent mes habits Deux mois et demi, déjà mon ventre s’arrondit. Francis m’appelle « mon petit tonneau » Je grossis, inutile de poser un écriteau Dans la rue je marche fière, très fière Malgré tous ces kilos je me sens légère. Le jour de la Saint Valentin, Ludo montra son bout de nez Pour Francis et moi-même c’était le plus beau bébé Avec notre fils la vie devint merveilleuse Et désormais nous formions une famille heureuse. Annick Moreeuw, le 15 novembre 2009 La grande dame s’offre un brin de toiletteLa grande dame s’offre un brin de toilette Sur ses quatre pieds elle s’élance vers le ciel Les peintres grimpent vers une autre planète Et la recouvriront d’un ton caramel. La Tour Eiffel a aujourd’hui 120 ans Elle est gracieuse mais approche les 10 000 tonnes Elle semble légère mais cependant Son maquillage représentera 60 tonnes. Les 25 peintres n’ont pas le droit à l’erreur Habiles ils se transforment en araignées Les touristes stupéfaits cachent parfois leur peur Quand de l’ascenseur ils aperçoivent ces hommes s’élancer. Pas de rose ni de petits coeurs pour la tour Le testament de Monsieur Eiffel doit être respecté Elle est chic et le restera pour toujours Pour la photo pas de champagne, car digne elle ne doit pas vaciller. Annick Moreeuw, le 9 décembre 2009 Je suis l’absenceJe suis l’absence L’insaisissable Je suis l’attente L’incontournable. Avide du néant Je conjugue au présent Adepte du maquillage Je refuse mon âge. Complice de mon corps Je joue avec lui sans remords Esclave de mes sens Je subis ma souffrance. Je suis l’absence L’insaisissable Je suis l’attente L’incontournable. Annick Moreeuw, le 15 novembre 2009 La colère gronde en moiLa colère gronde en moi Un mot de travers et j’éclate. Un rien m’agace Je suis prête à mordre La sérénité s’efface Dans ma tête le désordre. Je me sais en danger Mes sentiments se bousculent Toujours prête à râler J’ai les nerfs en boule. Journée où rien ne va Envahie par le stress Je ne parle pas, ne réponds pas Je me pelotonne dans ma détresse. Annick Moreeuw, le 15 novembre 2009 Vivement ce soir que je me couche.Annick Moreeuw, le 20 octobre 2009 Dans la salle d’attenteDans la salle d’attente Le silence Dans la salle d’attente La patience. Je sonde chaque regard Qui se pose sur moi par hasard Puis plongée dans mes pensées Je me détends les yeux fermés. Enfin la voix de Nicolas J’espère que vers moi il s’avancera Il ne se tourne pas vers moi... zut ! Encore vingt longues minutes. Puis son sourire sur moi se posera Sweety me suivrait bien, mais elle ne peut pas Dans le bureau s’entame une longue discussion Entrecoupée de blancs suivant la situation. Annick Moreeuw, le 5 novembre 2009 Harcelé minute après minuteHarcelé minute après minute Par ces petits chefs toujours en lutte L’homme rentre chez lui Bien caché derrière son parapluie. L’homme de son regard profond Scrute hagard l’horizon Chaque jour pareil à lui-même Se répète, se répète sans cesse. Son épouse l’attend avec appréhension Elle sait bien qu’il sera sous tension Il jettera nonchalamment sa veste sur le fauteuil Et illico, dans son lit, ira se coucher seul. Annick Moreeuw, le 11 octobre 2009 Angoisses de la nuitAngoisses de la nuit Ont dormi dans mon lit Mylène blottie sur mes oreilles M’a suspendue en éveil. Mylène à fond déchaîne la passion Puis le sommeil de moi a eu raison Ma respiration devient lourde Tout le reste me rend sourde. Au petit matin prisonnière des draps de soie Je ne peux me lever, ma foi Bien vite je relève le défi La mélancolie a volé ma vie. Annick Moreeuw, le 31 octobre 2009 Nina, Francis et LudoNina, Francis et Ludo Partent pour la Fiac très tôt Gentiment je me suis proposée De garder Sweety et Youki pour la journée. Ouf ! j’ai évité le cauchemar La traversée de Paris et ses chauffards Ces voitures qui déboitent de partout A droite, à gauche, elles nous rendent fous. Les petits chiens s’entendent bien Nous jouons à la balle dans le jardin Aujourd’hui pas de palpitations Ce sera une journée télévision. Annick Moreeuw, le 25 octobre 2009 Pour toi MylènePour toi Mylène Pas de bas de laine Une robe de mousseline En blanc se décline. Ton corps de porcelaine Coule dans mes veines Au creux de moi Plane mon émoi. Fragile, si fragile Je bois tes mots et vacille Plongée au fond des draps Eclate l’Ave Maria. Annick Moreeuw, le 26 octobre 2009 Vivement dimancheVivement dimanche Vole ma robe blanche. Vivement le mariage Inégalité de l’âge. Vivement la naissance De notre fils je sens la présence. Vivement les vacances Les soucis je m’en balance. Vivement la retraite Champagne on va faire la fête. Finalement la vie se consume STOP... je sens venir la brume. Annick Moreeuw, le 29 octobre 2009 Sept heures du matinSept heures du matin Je m’endors enfin Télé et mots fléchés M’ont tenue éveillée. Lendemain difficile Où tout me semble fragile Les traits défaits Besoin d’être maquillée. Puis l’après-midi passe En un tour de passe-passe Je regagne le lit Avec ma petite Sweety. Annick Moreeuw, le 1er octobre 2009 Encore une attaqueEncore une attaque Nous n’irons plus au bal Encore une attaque Celle-ci te sera fatale. Maman te serre les mains Comme pour te retenir Pour toi plus de lendemain Pour toi plus d’avenir. Maman ne veut te quitter Ton souffle se fait rare Pas question de s’en aller Dans tes yeux elle lit ton départ. Une ultime respiration « Odette je meurs. » Annick Moreeuw, le 20 septembre 2009 Dans ma têteDans ma tête Tous ces mots Dans ma tête Tous ces maux. Mots fléchés Ecorchés Mots de passe Trépassent. Dans ma tête Tous ces mots Dans ma tête Tous ces maux. Maux d’estomac Bla, bla, bla Maux de vivre M’enivrent. Mots sacrifiés Maux étranglés. Annick Moreeuw, le 26 septembre 2009 Dans la verdure du parc de BonduesDans la verdure du parc de Bondues Les artistes en nombre sont venus L’EAU, LA TERRE, L’AIR, LE FEU Les sculpteurs en ont fait un jeu. Bidules, énorme tapette à rats Se dévoilent à nous pas à pas Les enfants très surpris S’amusent et rient. Soudain le ciel s’embrase Rouge, vert, bleu c’est l’extase Les feux d’artifice fusent de partout Dans quelques minutes ce sera tout. Annick Moreeuw, le 4 octobre 2009 Les vacances se balancentLes vacances se balancent Au gré du vent Sur la plage les enfants sages Montent des châteaux de sable. Les mamans d’un oeil inquiet Surveillent leur progéniture en secret D’autres bavardent entre elles Mais soudain les nuages les interpellent. Bien vite elles rassemblent les petits Qui se font prier pour mettre leurs habits Les gouttes de pluie se transforment en crachin Les rayons de soleil ne reviendront que demain. Annick Moreeuw, le 1er septembre 2009 Les chapelles cachées dans la verdureLes chapelles cachées dans la verdure Nous offrent encore une belle aventure Chaque lieu investi par un artiste Se retrouve au milieu d’un jeu de piste. Peintures, sculptures animent les vieilles pierres Qui sont parfois envahies par le lierre Les murs blancs jouent avec l’art contemporain Art moderne qui se marie très bien avec l’ancien. Grâce à cet événement, les portes s’ouvrent vers l’extérieur La curiosité des visiteurs les emmène à l’intérieur Quatorze chapelles se font belles chaque année Puis en septembre les monuments retrouvent leur sérénité. Annick Moreeuw, le 2 septembre 2009 Dans ce ciel immenseDans ce ciel immense Je sens la présence Des êtres absents. Dans ce ciel immense Se balancent Des enfants. Leurs cris m’interpellent Me rappellent La marelle. Leurs cris m’interpellent Frêles Pêle-mêle. Chantez, dansez les petits Les oiseaux ont fait leur nid Chantez, dansez les petits Ils nous emmèneront au paradis Annick Moreeuw, le 6 septembre 2009 Mylène j’ai peurMylène j’ai peur Mylène je pleure Un trou noir m’étouffe Obscurité, bougeoir de mille feux. Nos cheveux rouges se mélangent Sur ta musique planent les anges Ta voix déchire ton absence Sans toi rien n’a de sens. Mylène j’ai peur Mylène je meurs. Annick Moreeuw, le 18 juillet 2009 Par un bel après-midi d’étéPar un bel après-midi d’été Nous prenons la route pour Tournai Comme d’habitude nous allons à l’étang Dans un site boisé nous côtoyons ses habitants. Par-dessus le grillage les enfants jettent du pain Canards, pigeons se ruent sur le butin Les oies hautaines se détournent Car elles préfèrent le maïs bien jaune. Après ce petit tour, en ville nous nous rendons En passant, bien sûr, par le petit pont La grand’ place a sorti ses terrasses Pour nous désaltérer nous choisissons les glaces. Les petits jouent avec les jets d’eau Certains ont amené leurs seaux Quant à nous, retour vers Ennevelin Où nous nous reposerons jusqu’à demain. Annick Moreeuw, le 16 août 2009 Poussières de lunePoussières de lune Sable de dune Petit prince, roi du désert Sans abri, roi de misère. Poussières de lune Sable de dune Dispersés aux quatre vents Toile, indispensable paravent. Dis, dessine-moi un mouton Nous ne ferons plus qu’un. Dis, dessine-moi un manteau Nous ne ferons plus qu’un. Annick Moreeuw, le 13 juillet 2009 Mal, très malMal, très mal Je me sens si mal Compressée par la foule Je suis le bateau qui coule. Brindille Je suis une brindille Je m’envole au souffle de l’air Mais bien vite me retrouve par terre. Mal, très mal Je me sens si mal Angoissée dans ce monde brutal Je titube, la vie cruelle m’avale. Annick Moreeuw, le 15 août 2009 AngoisséeAngoissée Les dents serrées Mon être se tord Encore et encore. Stressée Les lèvres collées Je creuse mes méninges Blanche comme un linge. Malmenée Le coeur oppressé Chahute ma vie Sans lui pas de survie. Annick Moreeuw, le 30 juillet 2009 Les années passentLes années passent Se fracassent Un morceau de ma vie Dévie. Dans mon moi éclate Un mille-pattes Perdu dans mes songes Je plonge. L’homme approche Je m’accroche Rassurée je flotte Au gré des notes. Annick Moreeuw, le 12 juillet 2009 Un mouton qui saute la barrièreUn mouton qui saute la barrière Deux moutons qui sautent la barrière Trois moutons qui sautent la barrière Cent moutons qui sautent la barrière... Sautez petits moutons, derrière vous la liberté La statue de la liberté ? Non ! Mais la liberté de dire oui ou non. Plus ils franchissent l’enclos Moins vite je trouve le repos Attention au bout de la route, la forêt ! Là où règne le loup qui va vous dévorer. Un mouton qui saute la barrière Deux moutons qui sautent la barrière Trois moutons....................... Annick Moreeuw, le 9 août 2009 « Maman j’ai peur »« Maman j’ai peur » « Maman je meurs » Les derniers mots d’une mère Portant ses quatre-vingts ans, si fière. Le silence pesant m’éclabousse La beauté maternelle si douce Un cri de douleur, le vide dispersa « Maman, pourquoi m’as-tu fait ça ? » Ton corps de glace j’étreins Les mains tremblantes je te retiens Là où tu vas règne un roi Avec amour, il prendra soin de toi. Maman n’aie plus peur. Annick Moreeuw, le 23 juillet 2009 Sur la route qui mène à Faches-ThumesnilSur la route qui mène à Faches-Thumesnil Je roule calmement vers la ville Soudain c’est le trou noir ! Où vais-je ? c’est le désespoir. Oh oui ! c’est cela. Je vais chez le coiffeur Mais où ? en moi couve la peur Je me dirige vers V2 ou Faches ? Quelques secondes d’affolement... c’est Faches. Cette situation me déstabilise Je suis l’avion qui cherche ses balises Perdu comme le Parkinsonien Effrayé, qui ne reconnaît plus les siens. Annick Moreeuw, le 10 juillet 2009 Chaque jour les angoissesChaque jour les angoisses M’étouffent et me froissent Ma vie chiffonnée Me fait un pied de nez. Dans mon coin je m’isole Comme les enfants à l’école La respiration haletante Des diables noirs me hantent. Entre le gris et le noir Navigue mon désespoir Pas de bleu à l’horizon Je resterai à la maison. Annick Moreeuw, le 2 août 2009 54 apnées par heure54 apnées par heure Cette situation abîme son coeur Depuis trois ans l’homme et sa machine Ne font plus qu’un, triste mine. Chaque nuit harnaché pour dormir La soufflerie l’empêche de la maintenir Il peste, rage et finit par l’enlever Enfin libre, il s’endormira libéré. Annick Moreeuw, le 7 juillet 2009 Cinq minutes dans la piscineCinq minutes dans la piscine Oppressée je me débine L’eau à vingt huit degrés Me semble pourtant glacée. Allongée dans la chaise longue Je regarde Francis qui plonge Seuls dans cet endroit si calme Baignades, coups de soleil au programme. Sweety en profite et s’éclipse Dans la nature elle se glisse Je scrute le paysage inquiète Pour aujourd’hui adieu la sieste. Annick Moreeuw, le 6 juillet 2009 Encore ces angoissesEncore ces angoisses Qui ne me quittent pas Mon sourire elles froissent J’avance à petits pas. Une boule de nerfs se pelotonne Au creux de mon estomac Au fond de moi l’orage tonne Dans mon esprit s’installe le coma. J’abandonne stylos et pinceaux Toute blanche restera ma page Mes idées en mille morceaux Bien serrées au fond d’une cage. Annick Moreeuw, le 24 juin 2009 Un, deux, troisUn, deux, trois L’eau bleue de la piscine Un, deux, trois M’attire et me fascine. Quatre, cinq, six Je trempe le bout des pieds Quatre, cinq, six Assise sur le marchepied. Sept, huit, neuf Je me glisse en douceur Sept, huit, neuf Le froid m’envahit, farceur ! Dix, onze, douze L’angoisse me surprend Dix, onze, douze La clef des champs je prends. Annick Moreeuw, le 12 juin 2009 L’homme est en vieL’homme est en vie Son ombre le suit L’homme est en vie Mais sa nuit il poursuit. L’homme subit sa dépression Il n’a plus d’ambitions La peinture devient difficile Dans sa tête rien n’est facile. L’homme soudain se réveille Il reprend la toile abandonnée la veille Ses pinceaux s’habillent de mille couleurs Bien vite le peintre oublie sa douleur. Annick Moreeuw, le 29 mai 2009 Chaque matin sur la balanceChaque matin sur la balance Je surveille ce poids qui m’obsède Aujourd’hui, jour de chance En moins, la barre de la veille cède. Quarante quatre kilos L’aiguille me rassure Quarante trois kilos Pas un de moins c’est sûr. La détermination de Nicolas Freine efficacement ma chute Ce matin les pains au chocolat Annihileront ma descente en parachute. Annick Moreeuw, le 23 mai 2009 A nouveau l’angoisse m’avaleA nouveau l’angoisse m’avale Je piétine comme un vieux cheval Le coeur serré dans un étau La tête assaillie de coups de marteau. Je suce mon pouce tel un bébé Le néant malfaisant m’a absorbée Sous mon crâne tout se brouille Mes pensées partent en vadrouille. Annick Moreeuw, le 3 juin 2009 La femme de ménageLa femme de ménage A un certain âge Toujours en retard Elle s’y met dare-dare. La femme de ménage Au travail s’engage Les cuivres elle astique Les tomettes encaustique. La femme de ménage Aime le bavardage Et quoi que j’y fasse Comme une pie jacasse. Annick Moreeuw, le 17 mai 2009 L’ombre couchée soudain s’effaceL’ombre couchée soudain s’efface Plus de visage dans la glace Ton amour n’a pu me retenir Je ne suis plus qu’un souvenir. Les images blotties dans ta mémoire Se refléteront sans cesse dans ton miroir Emprisonnée dans mon nuage blanc J’appellerai mon prince charmant. Puis la pendule s’arrêtera Pressée, je t’attraperai par le bras Je te ferai découvrir ce paradis sans fin Et désormais, nous ne ferons plus qu’un. Annick Moreeuw, le 1er juin 2009 Les fillettes de KinshasaLes fillettes de Kinshasa Ne font pas des entrechats Pour vivre elles vendent leur corps Ceci dans un terrible décor. 12, 13, 14 ans ce sont déjà des femmes Elles traînent la nuit dans des endroits infâmes Chaque soir les soldats sans scrupules les violent Une mort terrible, à chaque fois les frôle. Une sur trois a déjà un bébé Un fardeau dans leur vie perturbée Couchées à même le sol, domaine des serpents C’est du jeu du hasard que leur avenir dépend. Annick Moreeuw, le 19 mai 2009 Je cherche les mots dans ma têteJe cherche les mots dans ma tête Les maux de tête m’entêtent Allongée les yeux clos Enfin je trouve le repos. Au fond de moi se dessine Le poème qui s’anime Il réveille mon corps Et mon être se tord. Mes pensées s’affolent Mes idées s’envolent Sur le papier elles se couchent Vite, vite je dois prendre ma douche. Annick Moreeuw, le 7 mai 2009 Joli mois de maiJoli mois de mai Tu nous offres ton muguet Sa hampe parfaite fait tinter ses clochettes Et pour chacun c’est un jour de fête. Dans la ville l’homme défile Il fait beau, le parapluie est inutile Chaque groupe scande sa chanson Puis le refrain est repris à l’unisson. Au bout de trois heures la foule s’éparpille Et beaucoup quitteront la ville Mais les casseurs sont bien là Et derrière eux laisseront beaucoup de dégâts. Annick Moreeuw, le 3 mai 2009 Peur du lendemainPeur du lendemain Peur de la mort sans fin Pour qu’elle ne m’emmène pas dans les nuages Pour elle je cache mon visage. Je longe les murs et deviens invisible Du moins je le crois et c’est si facile Il me reste de bonnes années à vivre Je veux les avaler jusqu’à en être ivre. La mort joue à colin maillard Tombera-t-elle sur le clochard Ou sur l’enfant kidnappé Dans la cave bien caché. Annick Moreeuw, le 4 mai 2009 J’ai pas décroché la luneJ’ai pas décroché la lune Ma vie avance à petits pas J’ai pas décroché la lune Et le soleil ne viendra pas. Pour toi j’ai employé la plume Pour te dire ce qui ne va pas Pour toi j’ai employé la plume Les mots s’inscrivent pas à pas. Toi et moi avons pris l’habitude Des silences qui ne s’échappent pas Toi et moi avons pris l’habitude Ces instants ne s’effaceront pas. Annick Moreeuw, le 11 avril 2009 L’angoisse m’oppresseL’angoisse m’oppresse Le stress me froisse. La tête vide Livide s’entête. Le coeur serré Inséré de rancoeur. L’être survit Sourit peut-être ! Annick Moreeuw, le 2 avril 2009 L’angoisse m’oppresseL’angoisse m’oppresse Le ciel est gris tristesse La vie déchirée en petits bouts Se précipite dans un énorme trou. Je respire mal C’est infernal Au fond de moi Tout est émoi. Mon coeur palpite Soudain j’hésite Vais-je me lever Ou rester couchée ? Annick Moreeuw, le 1er mars 2009 Le ciel bleu annonce le PrintempsLe ciel bleu annonce le Printemps Cette année il était temps Les perce-neige toujours premières Précèdent les jonquilles droites et fières. Les oisillons serrés dans leur nid Affamés poussent de petits cris La mère leur apporte de petits vers Tandis que le père surveille par derrière. Dans la pelouse les pâquerettes Déploient leurs fleurs, c’est la fête Les enfants jouent à colin-maillard Puis ils rentreront car il se fait tard. Annick Moreeuw, le 16 mars 2009 Penser qu’à dormirPenser qu’à dormir Envie d’en finir Rester dans son lit Jusqu’au bout de la vie. Les soucis m’envahissent Les cheveux blanchissent Au fond de moi résonne Ce cœur qui frissonne. Mes pinceaux desséchés Ne frôlent plus le papier A quoi ressemblera demain ? Un jour sans lendemain... Annick Moreeuw, le 20 février 2009 Un peu de ménage, une épongeUn peu de ménage, une éponge Mais une pluie de larmes Tout à coup me désarme Au fond du lit je plonge. Collée sur l’oreiller Je ne veux plus penser J’ai une fêlure en moi Je porte mon chemin de croix. Le vide avide M’attire sans cesse Je vis dans la détresse Peu à peu je m’enfonce dans le vide. Annick Moreeuw, le 16 février 2009 Un flot de pleursUn flot de pleurs Mon moi m’écoeure A petits pas La vie s’en va. Pot de fleurs Sans odeur Lé de taffetas Sans tralala. Nuits de douleurs Bercent mon coeur Papa ! Papa ! Es-tu là ? Annick Moreeuw, le 2 février 2009 La moindre penséeLa moindre pensée Déclenche les pleurs Mon corps offensé Clame sa douleur. La mélancolie Peu à peu me détruit Plus d’espoir Un trait noir. Mon âme désespérée Attise les peurs Mes membres recroquevillés Se meuvent avec lenteur. Annick Moreeuw, le 25 janvier 2009 Le temps passeLe temps passe Tout s’efface Je m’enfuis Loin du bruit. Mon image Trépasse La vie Me fuit. Dans les nuages Je m’évade Je prie Tout est fini. Annick Moreeuw, le 15 janvier 2009 Mettre à nu mes penséesMettre à nu mes pensées Est-ce une bonne idée ? Dans mon coeur les démons Font pleurer les violons. Mes os chantent l’abandon Au loin de moi l’horizon Défigure ma vie passée Et l’efface à tout jamais. Annick Moreeuw, le 13 janvier 2009 Devant mon miroirDevant mon miroir Un trou noir J’ouvre les rideaux, Derrière, les barreaux. Aurore boréale Un ciel pas banal La tempête magnétique Crée un choc électrique. Soudain dans la nuit Un diable me poursuit Il fait de mon corps Un tas de bois mort. Annick Moreeuw, le 20 janvier 2009 La tristesse, le mal-être à nouveau reparus.La tristesse, le mal-être à nouveau reparus. L’angoisse m’étouffe, coulent les larmes Chaque effort effacé, disparu Petit à petit le corps a rendu les armes. L’âme inerte, brisée en mille morceaux La nuit me garde dans ses bras serrés. La lune blanche m’éclaire de ses mille faisceaux Et laisse ma chair blessée à jamais lacérée. Dis-moi Dieu si tu veux m’emporter Ou me laisser ici-bas déchirée. L’aube livide laisse mon esprit douter Mais l’arrivée des miens me secoue, me voici rassurée. Annick Moreeuw, le 27 mai 2007 Nuit sans sommeil - Trois heures au réveilNuit sans sommeil Trois heures au réveil Nuit sans sommeil Chaque jour c’est pareil Nuit sans sommeil Tout mon corps en éveil Nuit sans sommeil Mon esprit est en veille Nuit sans sommeil Le ciel noir me surveille Nuit sans sommeil Tout à coup le soleil Nuit sans sommeil Laisse apparaître le ciel. Annick Moreeuw, le 4 mai 2007 Page blanchePage blanche Blanche est ma page L’encre de mon stylo s’épanche Quelques mots, une image. Dieu que c’est difficile D’écrire l’esprit vide La vie pas facile De tristesse avide. Tout s’est envolé Reste la page vierge Les doigts recroquevillés Blanchâtres comme des cierges. Annick Moreeuw, le 21 mai 2007 Je n’ai pas peur de mourirJe n’ai pas peur de mourir J’ai peur de vivre. Annick Moreeuw, le 21 mai 2007 Encore une journée presque terminéeEncore une journée presque terminée J’écris mes poèmes dos à la cheminée Le bois crépite, gare aux tisons ardents Qui pourraient tout brûler dehors ou dedans. A l’extérieur le soleil brille, mais le vent cinglant Refroidit mon corps au rythme si lent J’hésite un moment, vais-je me promener ? Non, dans mes rêves fous je m’en vais flâner. Mon stylo dessine des mots tremblants Mais sur ma page apparaît des blancs Sur le canapé je vais me glisser Dans une banale soirée je vais m’enfoncer. Annick Moreeuw, le 5 avril 2007 Rêve fou où des êtres frivolesRêve fou où des êtres frivoles Pas à pas sur la toile s’étiolent Les mots eux restent bien collés Et le matin je peux les installer. Les installer sur ma page blanche Et oui aujourd’hui nous ne sommes pas dimanche Les mots eux jouent à saute-mouton Devant, derrière ou dans le peloton. Dans le peloton un mot va s’échapper « Amour » petit ou grand il va nous frapper Les mots eux s’inscrivent d’une telle façon Qu’ils décrivent l’Histoire, c’est une belle leçon. Annick Moreeuw, le 5 avril 2007 Nuit à demi effacée, saccadéeNuit à demi effacée, saccadée J’avale Mylène à pleine tête Mon corps tout entier est en fête Tournoie, virevolte, déhanché. La mélancolie, mon être a réveillé Sa voix frêle, légère, m’entête Les yeux clos, la mine défaite Ecoute à pleine gorgées ses sonnets. Papa Noël est déjà passé Dans mon CD il s’embête Seul, enfermé chante à tue-tête Et se noie parmi ses paquets. Annick Moreeuw, le 22 janvier 2007 Nuit sans sommeil - Le tic-tac me réveilleNuit sans sommeil Le tic-tac me réveille Nuit sans sommeil Les lucioles m’émerveillent Nuit sans sommeil Tous les êtres sont pareils Nuit sans sommeil La douleur m’éveille Nuit sans sommeil Je plonge comme l’abeille Nuit sans sommeil Je ne veux pas devenir vieille. Annick Moreeuw, le 26 avril 2007 L’ombre glisse sur mon corpsL’ombre glisse sur mon corps Sur mon corps glissent les mots Les mots glissent sur le papier Sur le papier glisse la plume. L’ombre envahit le ciel bleu Le ciel bleu envahit notre coeur Notre coeur envahit le songe Le songe envahit les êtres. L’ombre avance à petits pas A petits pas avance le vieillard Le vieillard avance vers la mort La mort avance jusqu’à nous. Annick Moreeuw, le 3 juillet 2007 Je taquinerai mes jours et mes nuitsJe taquinerai mes jours et mes nuits De mes angoisses et mes ennemis Mes larmes creuseront mes joues Brillantes parsemées de bijoux. Envie de sourire et vivre Mais n’ai envie que de mourir. Je traverserai mes nuits et mes jours Où les diables me diront « Bonjour ! » Je récolterai mes larmes de pluie Tombées goutte à goutte de mon parapluie. Envie de sourire et vivre Mais n’ai envie que de mourir. Annick Moreeuw, le 15 août 2007 |
Sans titre 10 Gouache sur papier 60x42 Gouache peinte en septembre 2008 Agrandir peinture à la gouache
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