Livre d'or |
Annuaire gratuit Référencement Achat tableaux peintures Expositions Médias Bio Série Afrique Série Paysage Jack the Ripper Roswell Ali Baba Vache folle Aquarelles Encres Vénus Saint georges Restaurants Rats ![]() | |||||||||
Animal |
|||
|
L’animal est par ailleurs chargé d’une force symbolique à laquelle ont bien sûr recours les affichistes et les publicitaires, comme la marque Peugeot qui associe ses voitures à la puissance du lion. Mais aussi la fidélité du chien, l’érotisme et la duplicité du serpent, la souveraineté de l’aigle...
Du sphinx aux sirènes, en passant par les griffons, chimères, dragons, hydres et licornes, les animaux imaginaires, eux aussi, n’ont cessé d’inspirer les créateurs, donnant naissance aux objets les plus étonnants.

Laine, soie, fourrures et peaux, plumes, nacre, os, cire ou galuchat… L’homme a toujours cherché à assujettir l’animal allant jusqu’à utiliser sa substance même. De cette exploitation, sont nés des métiers et savoir-faire en voie de disparition tels le tabletier, le plumassier ou le sellier. Chaque matériau apporte à des degrés divers, embellissement, préciosité, voire originalité, quand l’artiste l’emploie là où on ne l’attend pas.
Si la fourrure constitua pour les premiers hommes une matière qui les protégea du froid, elle symbolisa très vite richesse et pouvoir. Lorsqu’une femme porte un manteau de panthère ou une fourrure d’ours blanc, elle se glisse littéralement dans la peau de la bête affichant inconsciemment ou non une forme d’animalité.
Le corps de l’animal se révèle une source inépuisable d’adaptations aux objets de notre quotidien. Le mobilier, les arts de la table en exploitent les nombreuses possibilités. Certains artistes empruntent à l’animal son corps entier, comme le serpent dont la sinuosité s’adapte parfaitement aux anses, poignées ou becs verseurs. D’autres utilisent leurs pattes comme pieds de meubles ou pour des chaussures.
Du réalisme le plus poussé à la stylisation la plus épurée, l’animal se décline au gré des courants artistiques et sur les supports les plus variés. On discerne ainsi le goût pour les statuettes animalières en porcelaine au XVI e siècle ou le naturalisme du XIX e siècle incarnés par les bronzes du sculpteur Barye. Ces corps devenus décors réaffirment la suprématie de l’homme sur le vivant.
L’homme a cherché à humaniser l’animal lui prêtant ses propres traits de caractère : bêtise, fierté, arrogance, ruse, fidélité... Parmi tous les symboles et allégories, l’animal est une image forte à laquelle l’homme fait référence. La publicité offre dans ce domaine de beaux exemples où l’animal « singe » l’homme. Quelques spots publicitaires révèlent également l’animalité qui réside au coeur de l’homme renvoyant aux forces du désir, aux passions et aux intérêts.
L’animal peuple aussi nos rêves. Fantastiques, nés des relations complexes entre l’homme et l’animal, ces êtres imaginai res, f rui ts de sent iment s aussi divers que la haine, la crainte, l’admiration ou la passion associent le plus souvent certaines caractéristiques comportementales dans le but de susciter peur ou respect. Du légendaire sphinx à l’animal protéiforme en passant par les griffons, dragons, licornes, il alimente la créativité des artistes.
Tour à tour héros du monde de l’enfance et des adultes, qu’ils soient familiers
ou exotiques, inoffensifs ou féroces, les animaux sont devenus les personnages
principaux des dessins animés, bandes dessinées ou spots publicitaires, élevés
au rang de stars. Félix le chat, Babar, Donald ou la vache qui rit sont ainsi
révélateurs de la place de choix faite à l’animal dans notre société de l’image
allant jusqu’au monde virtuel des jeux vidéos et autres Tamagotchis où la
relation homme-animal reste la question essentielle.
