Musée Paul Valéry, SèteExposition du 2 décembre 2011 – 22 avril 2012

Exposition Agnès Varda Y’A PAS QUE LA MER, 2011/2012 - source : CP exposition Agnès Varda, Musée Paul Valéry, Sète
L'exposition "Agnès Varda" au Musée Paul Valéry de Sète, fruit de la synthèse de la carrière d’Agnès Varda, réunit en son sein tant l’univers
cinématographique que photographique de l’artiste.
Fondamentalement attachée à la ville de Sète, où elle a été
réfugiée pendant la guerre avec sa mère et ses quatre frères et
soeurs, Agnès Varda garde de ces années-là des souvenirs heureux
de vacances et d’insouciance.
Après avoir quitté Sète pour s’installer à Paris et y passer le
baccalauréat, Agnès Varda y revient fidèlement pendant 10 années, de juin
à octobre, à l’occasion des vacances scolaires. Elle y rencontre alors
des pêcheurs, des amis qui lui donnent l’idée de réaliser en 1954
son premier film La Pointe courte.
C’est donc très naturellement que plus de 50 ans plus tard, elle a
exposé au CRAC Languedoc Roussillon en 2007 et répondu en cette fin 2011 à l’invitation du Musée
Paul Valéry afin de présenter l'exposition Y’A PAS QUE LA MER qui dévoile une facette moins connue de l’univers de la cinéaste, photographe et
plasticienne.
Si la mer (Les Veuves de Noirmoutier ou encore Les Plages d’Agnès) apparaît comme thème
prépondérant dans le travail d’Agnès Varda, d’autres aspects, moins connus, comme celui de la terre,
sont à cette occasion abordés.
Majoritairement composée d’installations, l’exposition s’emploie à mettre en évidence une
préoccupation majeure : celle de la mise en relation et de la confrontation dans l’espace de l’image
fixe et de l’image mobile. En témoignent notamment « les portraits à volets vidéo », installations
créées pour cette exposition à Sète, comprenant une photographie centrale (image fixe) entourée de
deux ou plusieurs vidéos qui lui font écho.
Sont également présentées des oeuvres telles que Patatutopia, La Cheminée Patate (photographie
dont le format du tirage est fonction du lieu) ou encore Le Tombeau de Zgougou, installation réalisée
en hommage au chat de la famille Demy / Varda, et présentée de façon inédite à l’extérieur du
musée dans une cabane élaborée pour l’occasion.
D’autres installations, telles qu’Ulysse ou encore La Terrasse du Corbusier donnent quant à elles à
voir des photographies prises à un instant T autour desquelles viennent se greffer une fiction filmée,
fantasmée par l’artiste. En effet, de même qu’Agnès Varda s’est souvenue 28 ans plus tard d’une
photographie intitulée Ulysse réalisée en 1954 pour en faire un film en 1982, elle s’empare d’une
photographie sur la terrasse de la Cité Radieuse du Corbusier prise en 1956, à l’occasion d’un
reportage : intriguée par cette photographie et se demandant qui sont les personnes qui y figurent,
elle imagine un scénario et réalise un film.
Des photographies / autoportraits sont également présentés, parmi lesquelles figurent notamment
un autoportrait morcelé à multiples facettes, auto-regard de l’artiste sur plusieurs petits miroirs.
Une installation inédite composée de trois triptyques, appartenant à la série des Portraits à volets
vidéo est également présentée dans les espaces du musée.
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