Atomium de BruxellesExposition du 16 décembre 2011 au 15 avril 2012

Exposition "Architectonic – Façades en béton (1958-1980) - Atomium de Bruxelles
L'Atomium présente l'exposition "Architectonic – Façades en béton (1958-1980)". A voir à Bruxelles à partir du 16 décembre 2011.
L'exposition est l'occasion de découvrir les aspects techniques et la dimension esthétique d'un élément majeur et constitutif de l'architecture belge et internationale d'après-guerre. Elle présente au
visiteur un regard neuf sur des bâtiments modernistes iconiques de Bruxelles (et du Brabant),
des immeubles aux façades remarquables, adulés ou décriés, mais devenus de véritables wallpapers
urbains.
L'exposition "Architectonic – Façades en béton" est résolument orientée vers le grand public mais
les bruxellois redécouvriront avec bonheur leur patrimoine, grâce aux spectaculaires reproductions
d'éléments architectoniques, dans un rapport inédit et singulier à ces façades, soudainement
accessibles et indéniablement esthétiques.
Le béton et l'architecture du XXème siècle
L'exposition brosse un rapide portrait de l'aventure de la construction en béton en Belgique au
travers d'une grande ligne du temps très visuelle. Le catalogue, par contre, insiste davantage
sur la naissance de l'architecture en béton armé, matériau neuf et offrant aux ingénieurs puis aux
architectes des possibilités nouvelles.
En Belgique à la fin du XIXème siècle déjà, François Hennebique met au point un système de
construction basé sur une structure de poutres et colonnes en béton armé. Les constructions de
ponts, de châteaux d'eau mais aussi de maisons individuelles (comme la maison "Dubois-Petit"
dessiné par l'architecte Paul Saintenoy à Bruxelles, 1899-1901), font appel au système Hennebique.
Dans les années 20 et 30, c'est la construction des habitations à bon marché et l'édification
d'édifices publics comme des églises qui offrent au béton les applications les plus intéressantes.

CBR, 1967-1970, immeuble de bureaux, Watermael-Boitsfort / Bruxelles
La "Cité Moderne" de Victor Bourgeois (1922-25) et les nombreuses maisons individuelles de
Louis-Herman De Koninck font appel presque exclusivement au béton maigre ou béton armé.
L'architecte Joseph Diongre utilise, pour la réalisation de l'église St-Jean-Baptiste à Molenbeek-
Saint-Jean, en 1930-1933, une structure parabolique en béton, empruntée aux contraintes des
hangars d'avion, qui exigeaient de très grandes portées. Les églises St-Augustin à Forest et
Ste-Suzanne à Schaerbeek, illustrent l'emploi systématique du béton armé pour la conception
des nouvelles églises Art Déco à Bruxelles.
L'exposition "Architectonic – Façades en béton" ne s'attarde guère sur cette approche
historique et s'intéresse davantage au principe du béton préfabriqué et aux recherches formelles
des architectes d'après-guerre.
Les débuts de la fabrication d'éléments en béton armé (1945-1955)
Durant la période de l'immédiat après-guerre et de reconstruction intense, les maîtres d'oeuvre
font toujours appel aux méthodes traditionnelles.
Cependant, l'importance de la demande et le manque de main-d'oeuvre qualifiée incitent au
développement de techniques de constructions plus rapides, plus efficaces et bon marché.
Des entrepreneurs amorcent le principe des grands procédés d'industrialisation du préfabriqué,
avec la réalisation d'un maximum d'éléments en atelier. La simplification des formes, la disparition
du superflu, devaient faciliter le transport et le montage de ces éléments. La préfabrication permettait
ainsi de réaliser des logements économiques avec un faible nombre de pièces différentes
et, par définition, multipliées.
La période d'expansion de la préfabrication(1955-1968)
Sous la pression de l'opinion publique, le rythme de fabrication s'accélère pour faire face à la
demande de logements. C'est la période des grands chantiers qui permettent des gains de
productivité grâce aux séries.
Deux méthodes concurrentes sont alors utilisées à grande échelle : l'utilisation de coffrages-outils
de grandes dimensions qui permettaient de bétonner in situ murs et planchers et la préfabrication
lourde, en usine, de panneaux plans, de murs, de façades et de planchers, montés ensuite sur place
à l'aide de moyens de manutention lourds.
Les architectes s'intéressent de près à la technique industrielle de la préfabrication et explorent
ses possibilités créatives.
Dans les années 50, les architectes Renaat Braem, et Willy Van Der Meeren, entre recherche
formelle et fonctionnelle, utilisent le potentiel du béton armé pour les logements sociaux.
André Jacqmain et Jules Wabbes, pionniers eux aussi, imaginent en 1955-1958 l'immeuble de
bureau Foncolin (aujourd'hui disparu), une des toutes premières constructions dans le quartier
d'affaire Belliard, dont la façade portante est faite d'arches en béton préfabriqués.
Constantin Brodzki, après un séjour aux USA, participe activement au développement de nouveaux
bétons et de nouvelles technologies, au sein de la S.A. Ergon, service de recherche et filiale de
préfabrication de CBR, les cimenteries réunies de Belgique, pour lequel Brodsky conçoit les
bureaux à Watermael-Boitsfort (1967-1970).
L'exposition présente de nombreuses maquettes de ces immeubles et offre, au visiteur, une vue
globale de la problématique de la préfabrication.
L'exposition "Architectonic – Façades en béton" est à voir à l'Atomium de Bruxelles du 16 décembre 2011 au 15 avril 2012.
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