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Constantin Brancusi

Biographie Constantin Brancusi




"Les choses ne sont pas difficiles à faire, ce qui est difficile c'est de nous mettre en état de les faire." Constantin Brancusi

Constantin Brancusi
Constantin Brancusi

le-baiser-brancusi.jpg Constantin Brancusi, sculpteur roumain, naît en février 1876 à Hobitza. Il décède le 16 mars 1957 à Paris. Précurseur de l'art abstrait, Brancusi est soucieux de réduire les formes à leur plus simple expression, privilégiant l'ovoïde et utilise des matières brutes, non retravaillées.

En 1884, Brancusi travaille comme apprenti chez un tonnelier. Dans les années qui suivent, il reprend ses études, tout en travaillant chez un teinturier, puis comme garçon de café et dans une épicerie-restaurant.

A partir de 1894, Brancusi suit l'enseignement dispensé à l’École des Arts et Métiers de Craïova, puis s'inscrit en 1898 à l’École Nationale des Beaux-Arts de Bucarest où il étudie la sculpture.

En 1904, Brancusi quitte la Roumanie en direction de Paris et, selon la légende, fait le trajet à pied, en passant par Budapest, Vienne, Munich, Zurich, Bâle... A Paris, pour gagner sa vie, il travaille comme plongeur au restaurant Chartier puis chez Mollard. Il entre à l’École des Beaux-Arts dans l’atelier du sculpteur Antonin Mercié en 1905.

En 1906, Brancusi participe à différents Salons. Sur la recommandation de Mercié, il expose trois plâtres au Salon d’Automne où Rodin, président du jury, remarque son envoi. Brancusi continuera d’exposer au Salon d’Automne en 1907 et 1909. En 1907, Rodin l’invite à travailler à Meudon comme assistant. Il y rencontre le peintre et photographe Edward Steichen. Mais son travail ne se prolonge pas au-delà d’un mois. "Rien ne pousse à l’ombre des grands arbres", dit-il. Le Musée d’art de Bucarest lui achète une première oeuvre. Brancusi emménage au 54, rue de Montparnasse. Il se met à pratiquer la taille directe, réalisant "La Sagesse de la terre" et "Le Baiser".

En 1908, à l’occasion de sa participation au Salon de la Société nationale des Beaux-arts à Paris, le critique Charles Morice le présente comme "l’un des artistes les plus doués de sa génération". Amedeo Modigliani, Fernand Léger, le douanier Rousseau deviennent ses amis.

En 1910, il participe pour la première fois au Salon des Indépendants où il va exposer régulièrement jusqu’en 1913 puis en 1920. Il rencontre Margit Pogany, jeune peintre hongroise qui lui inspirera plusieurs sculptures. Aux Soirées du mardi présidées par le poète Paul Fort il côtoie, outre ses amis Léger et Modigliani, Apollinaire, Marinetti, Picasso et d’autres artistes et écrivains. Il reçoit une commande pour le monument funéraire d’une jeune femme russe qui s’est suicidée par amour, Tatiana Rachewskaïa. C’est sur sa tombe qu’il installe, l’année suivante, "Le Baiser", au cimetière Montparnasse.



En 1912, poursuivant sa participation au Salon des Indépendants et au Salon de Bucarest, Brancusi loue un second atelier au 47 rue de Montparnasse. Il visite le Salon de la Locomotion Aérienne au Grand Palais, en compagnie de Duchamp et Léger.

En 1913, à New York, il participe avec cinq sculptures à la célèbre exposition l’Armory Show, exposition présentée ensuite à Chicago où ses oeuvres et celles de Duchamp font scandale. Il expose" La Maïastra" au Salon des Indépendants. Il représente la Roumanie à la IIe Internationale Kunstausstellung à Munich. Puis il participe au Salon de l’Allied Artists’, à Londres, où il rencontre Henri Gaudier-Brzeska. Brancusi sculpte "Le Premier Pas", sa première sculpture en bois d’influence africaine.

En 1914, se déroule sa première exposition personnelle à New York, à la Photo-Secession Gallery d’Alfred Stieglitz ; ses oeuvres sont installées par leur ami commun, Edward Steichen. John Quinn, qui va devenir son principal collectionneur, achète quelques-unes de ses oeuvres. En 1916, Brancusi emménage au 8, impasse Ronsin. Une deuxième exposition personnelle à New York, se tient à la Modern Gallery. John Quinn et Walter Arensberg lui achètent quelques oeuvres.

Le baiser Brancusi
Constantin Brancusi, "Le baiser" - photo Julien 31

Brancusi réalise sa première "Colonne sans fin" en 1918. En 1919, il rencontre Erik Satie et Katherine S. Dreier, fondatrice de la Société Anonyme.

En 1920, la "Princesse X" exposée au Salon des Indépendants, considérée comme pornographique, est retirée à l’ouverture de l’exposition, puis replacée suite à la protestation de nombreux artistes modernes. Il expose son oeuvre "La Chimère", à l’exposition de La Section d’Or, Galerie La Boétie. Puis il participe au Festival Dada et signe, avec d’autres artistes et écrivains, le manifeste intitulé Contre cubisme, contre dadaïsme.

En 1921 Brancusi rencontre Ezra Pound qui, l’année suivante, publie un important essai sur le sculpteur. Au cours d’un voyage en Roumanie, il propose d’élever un monument à la mémoire des héros de la Première Guerre. Projet qui se réalisera en 1938, après de nombreux voyages préparatoires. Man Ray, qui s’installe à Paris, le conseille pour l’achat de matériel photographique.

En 1922, Henri-Pierre Roché, ami de l’artiste, écrit à John Quinn : "Brancusi a fait des socles très beaux – l’un d’entre eux est aussi beau et grand et élaboré que toute autre sculpture." Participant à la défense de Tristan Tzara contre André Breton, Brancusi ajoute à la résolution de solidarité envoyée à ce dernier : "En art, il n’y a pas d’étrangers". C’est avec vingt-et-une sculptures dont seize appartenant à John Quinn qu’il participe à l’Exhibition Contemporary French Art, à la Sculptors’ Gallery de New York.

En 1924, il expose "Un Oiseau dans l’espace" au Salon des Tuileries et participe à la Biennale de Venise dans le Pavillon roumain. John Quinn décède. Le sculpteur participe à la première exposition internationale d’art contemporain à Bucarest.

En janvier 1926, Brancusi effectue son premier voyage aux États-Unis, à l’occasion de sa troisième exposition personnelle à New York aux Wildenstein Galleries de New York, au cours duquel il rencontre le couple de collectionneurs Louise et Walter Arensberg ainsi que l’architecte William Lescaze. "La Colonne sans fin" sculptée dans un tronc de peuplier est installée dans le jardin de Edward Steichen à Voulangis. Brancusi filme et photographie le chantier de démontage de cette oeuvre en 1927. Il réalise son second voyage, fin septembre, aux États-Unis à l’occasion de sa quatrième exposition personnelle à New York chez le galeriste américain Joseph Brummer. Ses oeuvres, convoyées par Marcel Duchamp à partir du Havre, sont arrêtées par la douane américaine qui, considérant qu’il ne s’agit pas d’oeuvres d’art, impose une taxe de 40% de la valeur des "objets".

En 1927, l’exposition de la Brummer Gallery est présentée à l’Arts Club de Chicago qui achète "L’Oiseau d’Or", 1920, ayant appartenu à John Quinn. Sa rencontre avec Jean Prouvé le conduit à Nancy dans l’atelier de l’ingénieur-architecte pour la réalisation d’un monumental "Oiseau dans l’espace" en acier, projet qui ne pourra pas aboutir. Steichen et Duchamp ayant protesté contre la décision des douanes, conseillés par l’avocat et collectionneur de Philadelphie Maurice Speiser, le procès "Brancusi contre les États-Unis" ouvre en octobre.

En 1928, Brancusi participe à l’Exposition d’art français contemporain au Musée national d’art occidental de Moscou, exposition présentée ensuite à Leningrad. La décision du tribunal dans le procès contre les États-Unis lui est favorable.

Brancusi photo
Constantin Brancusi photographié par Edward Steichen

En 1930, Brancusi loue un atelier mitoyen au n°9, impasse Ronsin. Fin septembre, il voyage en Roumanie dans l’espoir de concrétiser la réalisation d’un monument à Bucarest. En 1931, il rencontre le maharajah d’Indore. Le projet du Temple de la Délivrance en Inde prend naissance. En 1933, la deuxième exposition de Brancusi à la Brummer Gallery obtient un grand succès public. En 1935, la Ligue nationale des femmes du département de Gorj lui passe commande du monument de Târgu Jiu.

En 1936, il participe à l’exposition Cubism and Abstract Art au Museum of Modern Art de New York. Il travaille sur le projet du temple en Inde. Il occupe un quatrième atelier impasse Ronsin. En 1937, entre France et Roumanie, Brancusi travaille au projet de Târgu Jiu.

En 1938, il voyage en Inde. C'est l'achèvement du projet pour le maharajah d’Indore. C'est également l'inauguration du monument de Târgu Jiu.

En 1939, Brancusi effectue son dernier voyage aux États-Unis et assiste au vernissage de l’exposition Art in our Time, au Museum of Modern Art. A Chicago, il projette de réaliser une "Colonne" en acier inoxydable de la hauteur d’un gratte-ciel.

En 1940-1944, il acquiert un dernier atelier. Il participe à quelques expositions, notamment aux États-Unis. En 1946, le Musée national d’art moderne lui achète trois sculptures : "Le Coq", 1935, "Le Phoque", 1943, et "La Muse endormie", 1910.

Les salles destinées à la collection Walter et Louise Arensberg, comportant vingt-deux sculptures et dessins de Brancusi, au Museum of Art de Philadelphie sont inaugurées en 1954. En 1955, se déroule une exposition rétrospective au Solomon R. Guggenheim Museum of Art avec cinquante-neuf sculptures et dix dessins et gouaches de l’artiste, exposition présentée ensuite au Museum of Art de Philadelphie.

En avril 1956, Brancusi lègue son atelier, avec tout ce qu’il contient, à l’Etat français. En décembre, sa première exposition personnelle est organisée en Europe, à Bucarest.

"La simplicité n'est pas un but dans l'art, mais on arrive à la simplicité malgré soi en s'approchant du sens réel des choses." Constantin Brancusi



Expositions Brancusi (sélection)




  • 2011 : Images sans fin. Brancusi, film, photographie - Centre Pompidou, Paris

  • 2011 : Constantin Brancusi et Richard Serra - Fondation Beyeler, Bâle



    Vidéo Constantin Brancusi





    Bande annonce : Images sans fin... par centrepompidou




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