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Max Ernst

Biographie Max Ernst


sculpture Max Ernst
Max Ernst - photo Rufus46

Le peintre, dessinateur, sculpteur et poète allemand Max Ernst naît le 2 avril 1891 à Brühl, près de Cologne. Il décède le 1er avril 1976 à Paris.

Max Ernst passe son enfance et sa jeunesse en Allemagne, à Brühl. En 1909, il commence des études de philosophie et d'histoire de l'art qu'il abandonne très vite pour se consacrer à la peinture. L'exposition "Sonderbund" de Cologne en 1912 lui offre la possibilité de découvrir des oeuvres de Van Gogh, Cézanne, Gauguin, Signac, Picasso, Matisse, Hodler, Munch et d'autres représentants de l'expressionnisme allemand.

En 1919, Max Ernst rend visite à Paul Klee à Munich et crée ses premières peintures, impressions à la main et collages. Il expérimente différents supports et matériaux. De sa rencontre avec Jean Arp, il crée en 1920 le groupe Dada de Cologne et se rend à Paris, en 1922, auprès des artistes surréalistes de Montparnasse.

Toujours à la recherche d'expérimentations, Max Ernst invente en 1925 le frottage où il laisse courir une mine de crayon à papier sur une feuille posée sur une surface quelconque. Cette technique fait apparaître des figures plus ou moins imaginaires. Avec l'aide de Miro, il se lance également dans une autre technique, celle du grattage où il racle le pigment de la toile.

Max Ernst commence à sculpter en 1934 et fréquente Alberto Giacometti. En 1938, l'héritière américaine Peggy Guggenheim lui achète un bon nombre de ses oeuvres qu'elle expose dans son nouveau musée à Londres.

fontaine Max Ernst
Max Ernst, "La fontaine d'Amboise" - photo Anima

Pendant la guerre, considéré comme espion du Reich allemand, Max Ernst se réfugie à New York et, aux côtés des peintres d'avant-garde Marcel Duchamp et Marc Chagall, il aide au développement de l'expressionnisme abstrait parmi les peintres américains.

En 1950, Max Ernst part voyager en Europe. En 1952, il devient l'administrateur du Collège de Pataphysique puis s'installe définitivement à Paris en 1953. L'année suivante, il participe aux Biennales de Venise. Il y remporte le grand prix et, en même temps, la reconnaissance publique et financière.

En 1975, une rétrospective de son oeuvre a lieu au Musée Guggenheim à New York et les Galeries Nationales du Grand Palais de Paris publient un catalogue complet de son oeuvre.

Max Ernst laisse à la postérité une oeuvre unique et vaste. Avec les dadaïstes, il révolutionne le monde de l’art. Avec les surréalistes, il joue sur les frontières entre rêve et réalité.

Ses innovations techniques, du collage jusqu’au dripping, ont introduit le principe du hasard dans l’art et ont fait découvrir des sentiers artistiques se situant "de l’autre côté de la peinture".

Max Ernst est l’un des plus importants pionniers de l’avant-garde internationale du vingtième siècle.



Expositions Max Ernst (sélection)


  • 2009 : Max Ernst : Une semaine de bonté, les collages originaux - Musée d'Orsay, Paris

    Les 184 collages originaux qui composent "Une semaine de bonté", de Max Ernst, font partie des secrets les mieux gardés de l'art du vingtième siècle. Jusqu'à présent, seule une exposition au Museo Nacional de Arte Moderna, à Madrid, en 1936, avait été consacrée à cet ouvrage, qui constituera le plus important "romancollage" de l'artiste.

    Les collages originaux sont le fruit d'un séjour de trois semaines à Vigoleno, une ville du nord de l'Italie où l'artiste s'est installé au cours de l'été 1933. Ils dressent une esquisse saisissante de la méthode de travail de Max Ernst. Tous les collages sans exception ont été réalisés à partir de gravures sur bois, issus de romans populaires illustrés, de journaux de science naturelle ou encore de catalogues de vente du XIXème siècle.

    Max Ernst réinterprète librement les thèmes picturaux. En réalisant dans chaque illustration un engrenage et un assemblage précis de décors fascinants, il porte sa technique de collage à un degré de perfection incomparable. Les mondes d'images visionnaires ainsi créés dégagent une force de persuasion bouleversante, défiant l'entendement au même titre que le sens de la réalité.

    Cependant, les tableaux et événements qui se déroulent sous nos yeux forment un contraste éclatant avec leur titre. Pouvoir, violence, torture, meurtre et catastrophes sont les thèmes dominants de cet ensemble de collages. A ce tourbillon de visions artistiques, se mêlent également des allégories mythologiques, des allusions à la Genèse, des contes de fées, des légendes, des bribes de rêves et des mondes poétiques virtuels. Les deux dernières séquences se fondent sur une interprétation détachée de toute pensée rationnelle, et reflètent l'inspiration involontaire, automatique et inhérente au surréalisme, représentant l'amour et la liberté.

    La disposition des collages originaux au sein de l'exposition s'inspire directement de la forme de publication du roman graphique. Ce genre nouveau fait son apparition en 1934, au même titre que les romans-feuilletons illustrés. Ainsi, les murs de l'exposition se parent de tons violet, vert, rouge, bleu et jaune, correspondant aux cinq volumes imaginés par l'artiste, chacun recouvert d'une reliure de couleur différente.



  • 2009 : Max Ernst, Le jardin de la France - Musée des Beaux-Arts de Tours

    L'exposition propose, pour la première fois, de présenter les oeuvres créées en touraine de cet artiste majeur du vingtième siècle. Après son exil aux Etats-Unis pendant la guerre et quelques années passées à Paris, Max Ernst choisit de s’installer en touraine, à Huismes, de 1955 à 1968. Il y retrouve son ami Alexandre Calder et achète sur les conseils de Jean Davidson, fils du sculpteur Jo Davidson, la maison du "Pin" à Huismes en 1955.

    Max Ernst produit pendant ces années une oeuvre riche, variée, qui par bien des détails montre à quel point il est lié à la Touraine. Les titres mêmes de certaines oeuvres sont significatifs : "Le Jardin de la France", "La Tourangelle", "Hommage à Léonard de Vinci"...

    C’est à Huismes que Max Ernst produit une oeuvre majeure, considérée comme l’un des plus beaux livres d’artistes du vingtième siècle, "Maximiliana ou l’exercice illégal de l’astronomie". Enfin, à Huismes, Max Ernst s’adonne intensément à la sculpture. "La Fontaine d’Amboise" inaugurée en 1968, est sans doute une des oeuvres les plus grandioses et spectaculaires créées pour l’espace public au vingtième siècle.

    Plusieurs films rendront hommage à l’artiste. Le premier, réalisé par le service culturel de la Ville de Chinon, est un témoignage des personnes qui ont connu Max Ernst en Touraine. Le second évoque le festival du court-métrage de Tours auquel l’artiste a participé en tant que membre du jury mais aussi en réalisant un bronze, La Tourangelle, trophée offert trois années de suite au lauréat, en 1960 à Jean Herman, en 1961 à Robert Enrico et l’année suivante à Roman Polanski. Seront diffusés également des extraits de plusieurs films, en particulier celui de Peter Schamoni tourné à Huismes et montrant Max Ernst travaillant dans son atelier



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