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César Baldaccini dit César

Biographie César Baldaccini




"Je suis fondamentalement un autodidacte absolu", César

Le sculpteur français César Baldaccini, dit César, naît le 1er janvier 1921 à Marseille, dans le quartier de la Belle-de-Mai. Il est le fils d’Omer et Leila Baldaccini, Italiens d’origine toscane, propriétaires d’un modeste commerce de vins. César décède le 6 décembre 1998 à Paris.

"Je suis resté aux Beaux-Arts très longtemps. J'ai traîné, si vous voulez, à l'école pendant plusieurs années, jusqu'en 1955. J'ai été inscrit aux Beaux-Arts jusqu'en 1955 [...] Où voulez-vous aller ? L'école c'est un lieu où on a des possibilités, des possibilités disons matérielles : vous rencontrez des copains, vous avez des restaurants universitaires, vous avez un service social... disons que c'est comme une famille un peu. [...] Un étudiant attardé. Il y avait aussi, si vous voulez, la période 39-45 qui automatiquement faisait les retardés." César

César entre à l'École des Beaux Arts de Marseille en 1935, puis à l'École Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris en 1943. Il restera inscrit aux Beaux-Arts jusqu'en 1955. En 1945, César épouse Maria Astruc dont il divorcera en 1959.

"Le marbre de Carrare était trop cher, la vieille ferraille traînait partout. Je suis devenu sculpteur parce que j'étais pauvre !" César

"Je travaillais dans une banlieue à Paris où il y avait beaucoup de ferrailleurs. J'ai commencé à utiliser le déchet pour des questions purement de nécessité. J'y ai trouvé ma vie. Je me suis exalté dans ce matériau, dans cette technique. C'est une technique comme une autre." César

pouce César
César, Le Pouce - Der Daumen, seit 1963 im Ludwig Museum Koblenz, Leihgabe der Sammlung Ludwig - Photo : Michael Rose, 31.03.2005

C'est par manque d'argent que César s'intéresse tout d'abord aux matériaux de récupération. Jeune, il aurait aimé utiliser le bronze ou le marbre. Ainsi en travaillant la ferraille ou les rebuts, César leur donne une seconde jeunesse. Les premières recherches de l'artiste avec le plâtre et le fer, des représentations zoomorphes et anthropomorphes, datent de 1947. En 1949, César est initié à la soudure à l’arc dans une menuiserie industrielle de Trans-en-Provence et utilise le plomb en feuilles repoussées et des fils de fer soudés. En 1951, le sculpteur reçoit sa première commande publique : un bas-relief monumental en pierre pour le centre de rééducation de Celleneuve, qu'il réalise en collaboration avec Michel Guino. En 1952, César réalise ses premières sculptures en métal soudé.

"J'ai rencontré un ami qui est le fils du patron de cette usine et qui m'a dit vient travailler là si tu veux, on te donnera du matériel, on te donnera une place, une petite place." César à propos de son installation dans la fabrique de meubles métalliques Matériel Malma.

César installe son atelier dans les locaux de l’usine de mobilier métallique Matériel Malma, à Villetaneuse, en 1954. Sa première exposition solo se déroule en 1954 à la galerie Lucien Durand de Paris. Il obtient le "Prix des Trois Arts" de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris pour son Poisson de 3,40 mètres de long, exposé dans la cour de la galerie et acquis l’année suivante par le musée national d’Art moderne.



En 1955, il expose au Salon de Mai de Paris. En 1957, César expose au sein de la galerie Claude Bernard de Paris, puis participe à la Biennale de Sao Paulo. Il est lauréat du premier prix de participation étrangére à la Biennale de Carrare. En 1958, il obtient à Pittsburgh le troisième prix du Carnegie Institute, et la médaille d'argent de l'Exposition Internationale de Sculpture de Bruxelles. Rosine Groult, qu’il épousera en 1960, donne naissance à sa fille Anna. Il signe un contrat d’exclusivité partagé entre la galerie Claude Bernard, qui le représente jusqu’en 1967 et la Hanover Gallery de Londres.

Il expose en 1959 au Salon de Mai de paris, à la Documenta II de Kassel, au Museum of Modern Art de New York et à la galerie Claude Bernard. Il participe en 1960 au European Art Today, une exposition itinérante organisée par le Minneapolis Institute of Art. Il expose également la même année au Musée d'Art et d'Industrie de Saint Etienne, au Musée Cantini de Marseille et à la Hanover Gallery de Londres.

sculpture César
Sculpture (detail) L'Homme de Figanieres (1964) par César Baldaccini - Duisburg, Allemagne - Photo : Gerardus 2008

En visionnant un documentaire, César découvre l'existence aux États-Unis de presses hydrauliques capables de compresser des voitures. Au Salon de Mai, il expose "Trois tonnes", une oeuvre constituée de trois voitures compressées. C'est par défi envers la société de consommation que César réalise ses compressions, notamment de divers modèles de voitures. En compressant un objet quotidien, César le détourne de son usage habituel et nous invite à le regarder d'une manière différente. Tout au long de sa carrière il compressera ainsi toutes sortes de matériaux : tissus, papiers, et même bijoux en or que les femmes du monde lui apportent et qu'il rend compressés en cube à porter autour du cou.

En 1960, il participe à la fondation du groupe des Nouveaux Réalistes avec Yves Klein, Arman, Jacques Villeglé et Raymond Hains.

En 1961, il voyage aux Etats Unis à l'occasion de son exposition solo au sein de la Saidenberg gallery de New York. Il participe à l'exposition intitulée "Trois sculpteurs: César, Roël d'Haëse, Ipoustéguy" à la galerie Claude Bernard en 1963. En 1965, à l'occasion de l'exposition "César, Roël d'Haese, Tinguely" qui se déroule au Musée des Arts Décoratifs, César montre la Victoire de Villetaneuse.

"Il y a des empreintes humaines, des empreintes des différentes parties du corps humain. Il y a des pouces, les fameux pouces de César, il y a des seins, il y a des poings. Il y a plein de parties du corps différentes, avec des matières très variées. Il y a du bronze, du plastique, de la résine." Ilana Shamoon, conservatrice Fondation Cartier, à propos de l'exposition César Anthologie par Jean Nouvel.

Le corps humain est un thème important pour César. En préparant l'exposition de la galerie Claude Bernard intitulée "La Main, de Rodin à Picasso", César découvre le pantographe. Sensible aux matériaux modernes et aux problématiques de la rupture d’échelle et du corps humain, il réalise les premiers agrandissements de moulages anatomiques. L'artiste décide ainsi, pour cette manifestation consacrée à la main, de mouler son propre pouce puis de l'agrandir. Avec les années, le pouce sculpté de César prend des dimensions de plus en plus imposantes. Il mesure ainsi 40 cm, 60 cm, 2m, 6m puis enfin 12m. L'idée du pouce lui vint lorsque, encore enfant, il apprit que l'empereur romain César abaissait ou levait son pouce pour décider du sort des gladiateurs. Réalisées au départ en matière plastique, ces Empreintes seront confrontées à des matières insolites ou traditionnelles, notamment le sucre blanc, le sucre d’orge, le cristal, le pain, le marbre, le verre, le fer, le nickel, la fonte d’acier inoxydable, l'or, le bronze, la fonte de fer.

En 1966, se déroule une exposition solo de l'artiste au Stedelijk Museum d'Amsterdam et au Wilhelm Lehmbruck Museum de Duisburg. Une rétrospective de son oeuvre est organisée au Musée Cantini de Marseille.

En 1967, César découvre la mousse de polyuréthane et ses propriétés expansives. C'est le début des Expansions happenings réalisées, fragmentées et distribuées au public, souvent en présence de Pierre Restany, une pratique répétée en Amérique du Sud et un peu partout en Europe jusqu’en 1996. Au Salon de Mai, il présente la Grande Expansion Orange. En mélangeant le polyuréthane avec le fréon, César crée des expansions en forme de mousse qui déborde. L'artiste met au point en 1969 la technique qui permet la conservation des expansions. Il les ponce, les colore et les vernit.

En 1968 césar réalise pour le Mobilier National français et la Triennale de Milan une série de sièges en mousse de polyuréthane en collaboration avec la société Nobel Bozel Plastique.

L'installation du mât des couleurs du Prytanée militaire de Saint-Cyr a lieu en 1969. Il se compose d’un Poing en bronze de 2 mètres de haut, et d’un mât de 25 mètres dont la forme effilée rappelle celle d’un glaive. César réalise la même année une Expansion tricolore monumentale pour le décor du ballet Hopop, chorégraphié par Dirk Sanders et créé à la Maison de la Culture d’Amiens.

En 1970, le Mémorial des Rapatriés d’Algérie, sculpture de 9 mètres de haut créée à partir d’une pale d’hélice de bateau fondue en bronze maritime, est inauguré à Marseille. César est nommé Professeur Chef d'Atelier à l'Ecole Nationale des Beaux Arts où il enseigne jusqu’en 1986. Il participe au dixième anniversaire du Nouveau Réalisme à Milan, avec la dernière expansion réalisée en public. L'année suivante il réalise ses premières compressions de bijoux, puis ses compressions de plastique. Il commence la série des masques avec le moulage de son visage en 1972. En 1973, il réalise des compressions d'or et d'orfévrerie.

Des rétrospectives de César ont lieu notamment en 1974 à la Rotonda della Besana de Milan et en 1978 au Musée Picasso d'Antibes.

En 1976, César devient chevalier de la Légion d’honneur.

En 1979, César retravaille d'anciennes oeuvres en fer à partir d'agrandissements en plâtre qui sont ensuite tirés en bronze. En 1980, il reçoit le Grand Prix national des Arts pour la sculpture et le Grand Prix des Arts de la Ville de Paris. En 1982, il reçoit les insignes d’officier dans l’Ordre national du Mérite.

Pour "l'Hommage à Picasso" au Musée d'Antibes en 1983, il réalise le Centaure. L'année suivante il crée les auto-portraits en vitrines.

En 1984, se déroule l'exposition "Les Fers de César" à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, qui ouvre alors ses portes à Jouy-en-Josas. Dans le parc du château du Montcel, César commence la construction de "l’Hommage à Eiffel", plaque de 18 mètres de haut et de 500 tonnes créée à partir de poutrelles issues de l’opération d’allégement de la Tour Eiffel. Une plaque de 6 mètres de haut utilisant les mêmes éléments de la Tour Eiffel sera installée dans le parc de la Fondation Yoshii, au Japon, en 1989. César est fait commandeur des Arts et Lettres.

En 1985 débute la série des Championnes, Compressions réalisées à partir d’épaves de Peugeot pilotées en rallye par Ari Vatanen. Elles sont exposées l'année suivante à la Fondation Cartier pour l’art contemporain.

César reçoit le 27 juillet 1988 le prix Rodin. Il rencontre en 1989 Stéphanie Busuttil, qui devient sa collaboratrice et sa dernière compagne. En 1990, César installe des tonnes de balles de papier à La Défense et est promu commandeur de l’Ordre national du Mérite.

En 1992 se déroule l'installation du "Flying Frenchman" à Hong-Kong puis de "L’Homme de la liberté" à Lyon. César reçoit la croix d’officier de la Légion d’honneur en 1993. En 1994 a lieu l'inauguration du Pouce de 12 mètres à La Défense.

Cesar
Flying Frenchman par César Baldaccini - Hong-Kong - Photo : MFTGKam

Lors de la 46e Biennale de Venise en 1995, César représente la France avec un entassement de Compressions d’automobiles de 7,40 mètres de haut, titré 520 tonnes, et qui sature littéralement la première salle du Pavillon français.

En 1996, à la Foire de Bâle, il installe cinq blocs constitués de balles de papier compressé pesant 960 tonnes et représentant un mois de lecture des Bâlois. Il reçoit au Japon des mains du frère de l’empereur le Praemium Imperiale, distinction considérée comme le "Nobel" des arts. Des rétrospectives César ont lieu au National Museum of Contemporary Art de Séoul et au Taipei Fine Arts Museum.

Une rétrospective César est également organisée à la Galerie Nationale du Jeu de Paume de Paris en 1997. La rétrospective César poursuit son itinérance en 1998 à la Konsthall de Malmö en Suède, au Palazzo Reale à Milan et au Museo Rufino Tamayo de Mexico City, et en 1999 au Museu Brasileiro da Escultura de São Paulo et au Museo Nacional de Artes Visuales de Montevideo.

En 1998 se déroulent l'exposition des nouveaux bronzes soudés, "Portraits-Autoportraits", à la galerie Claude Bernard de Paris, l'exposition Mask, à la Gan Gallery de Tokyo et l'exposition à la Fondation Mudima à Milan de la Suite milanaise, ensemble de quinze Compressions monochromes de coques de voitures Fiat neuves, repeintes selon la gamme de couleurs du constructeur.

César est connu également pour le "césar" du cinéma, conçu en 1975, compression qui récompense les lauréats de l'année cinématographique en France lors de la Nuit des César.

"En ce moment je suis très heureux parce que j'ai oublié... j'ai oublié la mort." César



Citations César Baldaccini




"Vous savez, je crois que savoir dessiner ca pourrait tellement se dicuter pendant des heures. Qu'est-ce que c'est que dessiner ? Il y a des gens qui ont une très grande technique, qui ont beaucoup de moyens et puis qui n'ont rien à dire, qui font des dessins extrêmement froids, secs et qui sont bien dessinés. Vous avez des gens qui font des dessins beaucoup plus maladroits, mais qui sont beaucoup plus sensibles, où il y a une poésie qui se dégage. Il y a mille manières d'expliquer les qualités d'un dessin."

"Tout gosse je voulais être sculpteur. J'ai 45 ans, je suis encore sculpteur, c'est pas mal de pouvoir continuer à essayer de faire de la sculpture. Surtout à notre époque et dans les conditions dans lesquelles moi j'ai essayé d'en faire. Ça n'a pas été facile et c'est toujours pas facile."

"Je suis arrivé à Paris, rue Bonaparte, et mon but c'était de devenir sculpteur."

"Je suis devenu moi-même le jour où j'ai osé faire certaines choses que je croyais interdites. Pour créer, il faut avoir une grande fraîcheur, une grande naïveté. Ce qu'on appelle le feu sacré. Dans l'atelier, vous vous oubliez, et le matériau vous transforme. Soudain, une chose vous entraîne à une autre et ainsi de suite. En réalité, quand on est un artiste, on s'amuse."

"Il m'arrive de conserver longtemps les sculptures dans mon atelier, car j'aime, au gré de mon imagination, ajouter ou supprimer un détail"

"Avec mon expérience, mon âge — j’entre dans ma soixante-dixième année — je ne veux pas me faire d’illusions. Quand on vient de là d’où je viens, on reste en permanence dans le doute. Je ne peux pas dire que je détiens la vérité. Il n’y a pas de vérité unique. Je comprends tout le monde, peut-être parce que je ne suis pas con, y compris les intellectuels, même s’ils me donnent de temps en temps des complexes. Mais enfin, s’ils ont des têtes plus grosses que la mienne c’est seulement de face, pas de profil..."

"Je n’ai pas d’imagination. Elle ne me vient qu’avec le toucher et les yeux. Sans ces deux éléments, le cerveau ne fonctionne pas."

"Ce sont mes mains qui font travailler ma tête."

"Le hasard a voulu qu'on installe, en France, à Villetaneuse, la première grande presse dont je rêvais. J'ai voulu tout de suite rendre un hommage à la matière."

"Braque ramassait un galet et Picasso un guidon de vélo."

"J'appelle mes compressions des compressions, mes expansions des expansions. La victoire de Villetaneuse, Ginette, L'Hommage à Léon, j'appelle ça des sculptures."

"Ma Vénus de Villetaneuse, il lui manque la tête, mais il ne lui manque rien. On ne peut rien y ajouter. On ne peut pas y mettre une poule ou une colombe."

"Si je réfléchis, je ne suis jamais arrivé à rien, sinon je me serais arrêté."



Expositions César Baldaccini (sélection)




  • 2008 : César Anthologie par Jean Nouvel : Fondation Cartier

  • 1982 : rétrospective au Japon : fondation Seibu et Musée Ottara.

  • 1973 : tête à têtes, galerie Creuzevault, Paris

  • 1954 : première exposition personnelle : animaux en ferraille à la galerie Lucien Durand de Paris.



  • montres molles
    peinture aquarelle
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