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Christophe Luxereau![]() |
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Après des études d’art classique en peinture (école des Beaux-Arts) et en architecture (génie civil), Christophe Luxereau se consacre à la photographie à partir de 1986.
Christophe Luxereau travaille l’image numérique dès 1995 pour développer le thème de la relation à la machine électronique. Cette relation établit de nouveaux codes, d’autres comportements et de nouvelles icônes.
Le photographe est un cinéphile et lecteur famillier de la cyberculture et des maîtres de science-fiction, base de son univers visuel. Le monde, la mode, qu’il côtoie de façon professionnelle lui inspire des hybridations entre design et haute coutûre. Son travail porte ainsi une réflexion sur l’idée de la beauté artificielle véhiculée par la publicité cosmétique et de luxe. La pratique du graphisme 2D et 3D accentue la réalité virtuelle de ses créations.
Toujours en prospection, chaque série est une étape, une expérience technique et esthétique. Chacune de ses expositions donne lieu à une mise en espace des oeuvres pour immerger le spectateur au coeur de ses visions. Ainsi il créé mobilier, ambiances sonores et lumineuses sous forme de showroom pour compagnie robotique ou chapelle dédiée au culte de ses madones. Si la photographie est le terreau de ses créations, il investit la vidéo et les techniques traditionnelles pour élargir son champ des possibles.
En 2006, Christophe Luxereau reçoit un prix du design au Japon pour ses recherches
prospectives sur la robotique zoomorphique. L’oeuvre de Christophe Luxereau se regarde comme un
jardin dont chaque création fait partie d’un ensemble devenant au fûr et à mesure du temps un
paysage à part entière, constitué de visions post-humaines.
Dessin pixel, série Totem, 2007
Dans la continuité de ses recherches sur l’imagerie numérique, Christophe Luxereau s’interroge sur la
perception oeil-cerveau d’une photographie digitale. Que perçoit réellement notre oeil et comment crée-t-il une image mentale à partir de ces petits carrées que sont les pixels. Avec les dessins pixel, il
s’attache à réaliser des portraits (pris en photo numérique) en les réduisant à leur plus simple
expression ( 20x27 pixels / 10x15 cm ). Traitant les couleurs sur une palette cmjn ( cyan, magenta,
jaune, noir ), il joue sur la distance de perception entre dessin et photographie. Abstrait et minimal, le
dessin se mue en portrait au fûr et à mesure que le spectateur prend de la distance. Comme des
gammes musicales, Christophe Luxereau poursuit ses recherches personnelles sur l’oeuvre numérique,
son support, et son inscription dans une histoire de l’art liée au "faire". Affirmant ainsi sur une palette
encore plus étendue l’oeuvre polymorphe de l’artiste entre techniques et technologies du low tech au
high tech.
