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Musée national des châteaux de
Malmaison et Bois-PréauExposition prolongée jusqu’au
22 mars 2010 inclus.
L’idée de cette exposition vient de la lecture de l’inventaire, dressé après le décès de
l’Impératrice Joséphine et dans lequel est détaillé le contenu de la cave de Malmaison, riche de
plus de 13.000 bouteilles.

Carafon au chiffre de Joséphine, Premier Empire (1804-1814), cristal, musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau © Rmn / André Martin
La liste des vins offerts aux hôtes de la demeure frappe par la
quantité des crus mentionnés et la diversité géographique des provenances. Les meilleurs crus
bordelais et bourguignons voisinent avec les vins méditerranéens, au goût sucré et liquoreux, si
appréciés au XVIIIe siècle, avec les productions des plus célèbres maisons de champagne, avec les
vins du Languedoc-Roussillon, des Côtes du Rhône et du Rhin. Rhum et liqueurs des îles rappellent
les origines de l'Impératrice.
L’exposition s'attache en premier lieu à montrer l’évolution, à l'époque de l'Empire, de la
production vinicole et sa commercialisation. Celle-ci bénéficie des progrès de l'industrie du
verre dont l'incidence est particulièrement sensible sur l’évolution de la forme des bouteilles.
La richesse et la diversité des commandes de l'Impératrice sont révélées par des documents
iconographiques et des livres de comptes des maisons auprès desquelles Joséphine se fournissait.
Seaux à rafraîchir, rafraîchissoirs à verres, bols à punch, en cristal et en orfèvrerie
illustrent, par leur élégance, le prestige raffiné des arts de la table et voisinent avec les
exemples les plus réussis de productions de verres, tels ceux au chiffre des souverains, depuis
Joséphine jusqu'à Louis-Philippe. Ces derniers témoignent des progrès techniques de la
cristallerie française qui favorisent la recherche de nouvelles formes et révèlent l’évolution
des usages de la table au lendemain de la période révolutionnaire. Des objets postérieurs au
Consulat et à l’Empire, complètent ce riche panorama et montrent les transformations des
productions de cristallerie, de mise en bouteille et d'étiquetage au cours de la première moitié
du XIXe siècle jusqu'à l’aube du Second Empire.
Ce dernier constitue, avec le classement des grands vins de Bordeaux en 1855 et les mutations des
transports, une période de profonds changements. Enfin une section est consacrée à la représentation du vin dans la légende napoléonienne.
Ont été réunis plus de deux cent objets d’art et documents iconographiques, provenant des
collections du musée de Malmaison, mais aussi des collections des musées du château de
Fontainebleau, du château de Compiègne, du château d’Eu (musée Louis-Philippe), du musée
Carnavalet, du musée des Arts décoratifs, du musée national de Céramique de Sèvres, des Archives
nationales, de la Fondation Napoléon, du musée Napoléon Thurgovie, château et parc d’Arenenberg,
(Suisse, canton de Thurgovie) et du Museo Napoleonico de Rome. D’autres, issus des fonds privés des
maisons de production ou de commerce comme la maison Moët et Chandon, ou de collections
particulières, participent à cette manifestation. Aussi est-ce, dans une approche tout autant
artistique qu’historique qu’est évoquée la cave de Joséphine, précieux témoignage d’un art de vivre
raffiné qui fit pour longtemps le charme et la réputation de Malmaison.
Cette exposition est présentée ensuite au musée Napoléon Thurgovie, château et parc d’Arenenberg, à
Salenstein en Suisse, du 10 avril au 10 octobre 2010, puis au Museo Napoleonico de Rome, du mois
d’octobre 2010 au 28 février 2011.
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