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BnFExposition du 22 novembre 2011 au 25 mars 2012

Exposition David d'Angers, les visages du romantisme, BnF, Paris 2011-2012
La Bnf présente "David d'Angers, les visages du romantisme", une exposition qui révèle les enjeux du portrait "réaliste"
chez un des plus grands sculpteurs du XIXe siècle.
Tout au long de sa carrière, Pierre-Jean David
(1788-1856) dit David d'Angers, a réalisé, à côté des commandes officielles de monuments,
statues en pied et bustes, un nombre bien plus considérable de portraits sculptés en médaillon.
Hommes de la Révolution et de l'Empire, héros des guerres d'indépendance d'Europe et
d'Amérique, savants, artistes, poètes, romanciers et femmes de lettres de la Restauration et de
la Monarchie de Juillet constituent un choix nécessairement subjectif de "grands hommes".
Le projet d'une galerie de portraits immortalisés dans le bronze, dont les premiers éléments
remontent aux années 1815-1820, a pris forme progressivement pour devenir le moyen privilégié
par le sculpteur pour leur manifester son admiration. A mesure qu'elle s'enrichissait de
nouveaux noms, la galerie est aussi devenue un véritable objet social : David rencontre ses
modèles dans les cercles littéraires ou politiques, les séances de pose se transforment parfois
en événements mondains, et des séries de médaillons sont acquises auprès des fondeurs pour
orner les salons de la bonne société, si bien qu'obtenir son médaillon devient pour le solliciteur
gage de célébrité. Mais David d'Angers, imperturbablement, poursuivait son grand oeuvre,
refusant toute commande et se faisant seul juge des gloires à offrir en modèle aux générations
futures.
Ce sont au total 500 grands médaillons de bronze coulé d'environ 15 à 20 cm de diamètre
qui dressent un certain panorama de la société de l'époque et de ses talents, reflétant les
sympathies du sculpteur.
Pour magnifier ses modèles et rendre visuellement les qualités du génie propre à chacun, David
d'Angers invente un mode d'idéalisation non plus fondé sur le classicisme à l'antique, mais sur
une grammaire des formes issue d'une science nouvelle, la phrénologie du Docteur Gall, qui
voulait que les « bosses » crâniennes d'un individu traduisent ses aptitudes intellectuelles et ses
passions. Loin de prétendre au naturalisme, le sculpteur cherchait à transcender la physionomie
du modèle pour que la grandeur de l'âme rayonne à son front.
La sélection d'une centaine de médaillons faite pour l'exposition inclut des bronzes, mais aussi
les précieux plâtres originaux dont le sculpteur fit don au Musée des Monnaies, médailles et
antiques, afin qu'ils soient présentés au public. Ils seront mis en regard des planches de phrénologie
et d'anatomie illustrant des ouvrages qui figuraient dans sa bibliothèque et des portraits
en estampe du graveur Achille Devéria (1800-1857), ami de David d'Angers et collectionneur de
ses médaillons.
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