Livre d'or |
Annuaire gratuit Référencement Achat tableaux peintures Expositions Médias Bio Série Afrique Série Paysage Jack the Ripper Roswell Ali Baba Vache folle Aquarelles Encres Vénus Saint georges Restaurants Rats ![]() | |||||||||
Jean-Michel Othoniel |
|||
|
Jean-Michel Othoniel étudie tout d'abord à l’Ecole des Beaux-Arts de Cergy-Pontoise. La première rencontre de l'artiste avec le verre se déroule au début des années 1990, au Centre international du verre de Marseille, où Othoniel cherche à reproduire de manière artificielle de l’obsidienne, une roche noire précieuse composée de basalte vitrifié, qu’il a découverte au cours d’un voyage dans les îles Eoliennes.
N’obtenant pas de résultat probant, Jean-Michel Othoniel se tourne alors vers le verre et Saint-Gobain Recherche dans le but d'obtenir un équivalent satisfaisant de cette pierre dont il tirera 3 sculptures miroirs. Il découvre cependant au CIRVA le verre soufflé qu’il intègre à son oeuvre à partir de 1993.
Jean-Michel Othoniel se rend à Venise où il fait la connaissance du maître verrier Oscar Zanetti à Murano. Il y réalise des perles creuses qui vont désormais jalonner toute son oeuvre.
Lauréat de la Villa Médicis à Rome en 1996, il suspend des colliers de verre dans les jardins de la Villa et dans ceux de la Fondation Guggenheim, ainsi qu’à l’Alhambra et au Generalife à Grenade.
Jean-Michel Othoniel produit également un CD-Rom "Une ombre dans votre fenêtre". Il est ensuite lauréat du concours lancé par la RATP pour le passage du métro à l’an 2000. Il crée alors le fameux "Kiosque des noctambules" installé à la station Palais Royal, place Colette.
Sa renommée, devenue internationale, le conduit à exposer dans le monde entier : aux Etats-Unis (Los Angeles, Miami, La Nouvelle Orléans), en Asie (Hong-Kong, Bangkok, 2006), plus particulièrement au Musée des Arts Décoratifs à Paris et à Ankara en 2007, à New York et à Miami en 2008.
"J’aime donner au visiteur l’impression qu’il est seul face à l’oeuvre, dans un jardin d’Eden fermé, un sérail exotique hors du monde. Mes sculptures de verre, il faut les découvrir en s’y promenant." Jean-Michel Othoniel
Après avoir exploré les possibilités de transformation du soufre, Jean-Michel Othoniel découvre l’art ancestral du verre et ses métamorphoses à Murano en 1993. Dès lors, Othoniel met en scène un monde féerique et baroque (terme désignant à l’origine une perle aux contours irréguliers) aux couleurs et aux matières chatoyantes où colliers, couronnes, mandorles, baldaquins surdimensionnés... signifient, à l’image des vanités, ou des parures de sépultures antiques, une présence/absence des êtres.
Mais au-delà de ses qualités formelles et séduisantes, l'art d'Othoniel révèle une beauté fragile aux blessures tangibles. Ainsi en 2005, "Le Bateau de Larmes" surmonté d’une couronne rend hommage aux réfugiés cubains à Bâle. L’ambigüité des oeuvres de l’artiste réside aussi dans le caractère équivoque du verre, sacré, réfractant une lumière divine tel les vitraux d’une Eglise ou profane, symbolisant la transparence du désir.
Jean-Michel Othoniel cherche désormais à échapper à l’aspect hiératique de ses oeuvres et à figurer ou figer le mouvement tout en approchant d’une certaine abstraction. Il développe "la question du corps absent. Il s’agit de créer des volumes d’absences, des constructions à dimensions variables où des corps pourraient se lover".
La sculpture suspendue intitulée "Les Noeuds de Lacan" matérialise la théorie psychanalytique du noeud borroméen qui structure le sujet par cet équilibre fragile entre le Réel, le Symbolique et l’Imaginaire.
Les "Lassos" bicolores empruntent à la fois à l’art minimal et au "concetto spaziale", en particulier à l’oeuvre Spatial Light (1951) de Lucio Fontana par leurs circonvolutions complexes.
L’oeuvre "Les Lacets bleus" posée sur un socle et non plus suspendue comme l’étaient les colliers, s’inscrit dans la continuité des oeuvres "Rivière blanche" réalisée en 2004 pour les salles mésopotamiennes du Louvre ou "Peggy’s necklace" montrée à la Peggy Guggenheim Collection à Venise en 2006.
La série d’oeuvres sur papier, réalisées avec l’atelier Michael Woodworth à Paris, introduit "l’idée de déplacement, de rebonds réels, de ricochets, de désirs imaginaires et de coeur noué".
