Pierre Passebon présente deux artistes qui ont en commun une totale liberté de création et un
usage détourné de leur peinture. Les bas-reliefs d’Andrew Wood, réunis dans une exposition,
dont le titre rend hommage au roman d’ Herbert George Wells "The Shapes of Things to
come" et les mobiles de Layla d’Angelo, présentés dans "Come into my worlds", dessinent les
frontières "d’un monde parallèle, sensuel et lumineux".
Artiste anglais né en 1950, Andrew Wood nous raconte ici son
histoire : "Je suis un "potier". Je modèle, sculpte et cuis l’argile
depuis 1972. J’en ai fait mon métier. Mes premières oeuvres
étaient pleines d’humour et de fantaisie. J’ai influencé
l’émergence des céramiques figuratives des années 70. En
développant mon savoir-faire et mon style inspiré par mes
fréquents voyages en Inde, mon travail devint plus poétique".
Ces dernières années il s’est concentré sur la forme du bas-relief
qu’il considère comme une alchimie entre sculpture et dessin.
Tout commence par des griffonnages issus d’une imagination
fertile… puis interviennent le modelage et la couleur. Selon
l’artiste, "Toute association de ces formes avec le monde
existant est totalement fortuite (… )Je peins ma sculpture comme
un peintre. J’aime l’huile, son odeur, sa texture, sa sensualité et
sa profondeur. Elle me permet de vernir, de peindre, de
repeindre, et de vernir encore, jusqu’à l’exquise harmonie avec
la forme."
Layla D’Angelo est une new-yorkaise qui a
choisi l’Espagne il y a plus de 20 ans. C’est là
qu’elle a commencé à peindre. Sa première
exposition de peintures à la Galerie du Passage en
1996 se concentrait sur des portraits de danseuses
de flamenco. Après avoir expérimenté la photo
avec des séries d’autoportraits polaroïds, elle s’est
mise à explorer l’univers des mobiles. C’est ce
passage à l’abstraction que relate l’exposition
"Come into my worlds".