Livre d'or |
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Gérard Schlosser![]() |
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C’est en 1970 qu’il a recours à la photographie. Il systématise par la suite ce procédé comme d’autres artistes français associés à la Figuration narrative : Jacques Monory, Rancillac, Gilles Aillaud, Fromanger. L’usage de l’épiscope qui permet de projeter une image sur la surface de la toile se généralise.
Pour réaliser ses tableaux, il utilise la technique du photomontage, associant par le découpage deux ou trois éléments issus de documents différents.
Schlosser peint le détail qui fait mouche. Un détail révélateur qui ne courtise pas l'anecdotique mais raconte une histoire toujours faussement anodine.
L'artiste met en scène des personnages qui se rencontrent sur la toile. On ne les voit jamais en entier, comme si, d'être ainsi révélés à demi, rendait la vision encore plus ambiguë et sujette à des spéculations oniriques. Les personnages de Schlosser sont souvent dans des positions de repos, à des moments où le dialogue est possible.
Les toiles s’articulent souvent en séries : corps féminins allongés, paysages, vues nocturnes...
"En 1953, j’ai assisté à la création d’ En attendant Godot au Théâtre Babylone. Il y avait sur scène un arbre de Giacometti. Un acteur sort de sa poche un radis. C’est un gros plan, ça. Raconter avec des gros plans… voilà ce qui a produit le : il faut que je me mette à peindre. Tu vois, le passage de Fernand Léger à Beckett. Chez Léger, il n’y a pas de gros plans taillés dans la réalité par le cadrage, chez Beckett c’en est plein." Gérard Schlosser
