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peinture

Jean Dubuffet

Biographie Jean Dubuffet




"Ensuite je deviens un artiste.
Et puis j’expose au Salon.
Et puis on m’enterre au Panthéon
Et puis on vend mes dessins 10 millions
Et puis je suis célèbre pour toute l’éternité"
Jean Dubuffet

Jean Dubuffet
Sculpture "Jardin d'émail" de Jean Dubuffet - Sculpturepark KMM, Pays-Bas - Photo : Phillip Capper

Jean Philippe Arthur Dubuffet, dit Jean Dubuffet, peintre français, naît le 31 juillet 1901 au Havre. Il décède le 12 mai 1985 à Paris. On le considère comme la figure emblématique de l’art brut.

Jean Dubuffet, fils d’un négociant en vin, n'éprouve pas de réel intérêt pour le commerce et quitte Le Havre pour Paris à l'âge de 17 ans. Il suit brièvement les cours de l’Académie Julian, ce qui renforce son aversion pour les institutions artistiques

Il s'ensuit une période morose et inféconde, qui se résoudra, vers 1943, par un véritable sevrage culturel et par un retour à l’esprit d’enfance. Dès 1945, Jean Dubuffet se met en quête d’oeuvres correspondant vraiment à l’idée qu’il se fait d’une création non culturelle, oeuvres de marginaux, d’originaux, de délirants et de spirites, qui allaient constituer la collection de l’Art Brut.En 1946, dans "Prospectus aux amateurs de tout genre", Jean Dubuffet émet l’hypothèse d’un art praticable spontanément par n’importe qui, un art qui ne nécessiterait ni don ni instruction, un art qui procéderait de la jubilation et non de l’initiaton.

Dès lors, sa vie se confond avec son oeuvre. Celle-ci fonctionne selon le régime de la révolution permanente, elle est scandée par de brusques renversements. On passe subitement des "Matériologies abstraites" à des travaux vivement figuratifs, mais qui, par un nouveau paradoxe, mettent en cause plus radicalement encore les principes de l’illusion picturale. Ainsi, à la source de chaque série, on repère l’invention d’un système d’engendrement propice à des péripéties formelles dont l’auteur ne pouvait que s’enchanter : dans les premiers travaux dont il assume la paternité, notamment les "Macadam" (1945), les "Paysages grotesques" (1949), les "Tables paysagées" (1951) et les "Pâtes battues" (1953), l’activation des hautes pâtes, déterminant fissures, sillons, crevasses aux graphismes inextricables ; les assemblages d’éléments hétérogènes engendrant monstres et merveilles ; la chasse aux empreintes et estampages de tout acabit suscitant des univers complexes à l’échelle d’une feuille lithographiée ; les délinéaments de "L’Hourloupe" engendrant un nouveau chiffrage de la réalité ; et la hâte inspirée des "Mires" et des "Non-lieux", court-circuitant tous les poncifs de la vision commune.

Jean Dubuffet
Jean Dubuffet, "La main dans le sac" - Musée d'Eindhoven - Photo : G.Lanting

Jean Dubuffet n’a jamais aimé évoluer que dans des situations de complexité qui submergent ses pouvoirs de contrôle. Se sentir dépassé, débordé, excédé, cela l’exaltait. Il avait alors l’impression d’avoir affaire à des puissances magiques outrepassant tout ce qu’il pouvait concevoir.



Jean Dubuffet entreprend d’exalter le processus de production de l’oeuvre, la pâte, la marque des instruments, la généalogie technique. Il favorise paradoxalement tout ce qui peut venir contrarier ses propres intentions, notamment la matière, qu’il aime épaisse et grenue, et qui se défend contre le couteau à palette avec des remous géologiques.

Ainsi, dans la série des "Portraits" (1947), il exalte la ressemblance en la contrariant et en violentant la face humaine. De même, dans la série des "Corps de dames" (1950), la figuration oscille entre l’extrême généralité et les indications littérales, entre la matière brute et les traits incisifs.

Le cycle de "L’Hourloupe", amorcé en 1962, introduit une nouvelle mutation, cette fois dans le sens de la dématérialisation. Il s’agit d’une prolifération de cellules imbriquées, peintes à l’huile fluide ou à l’acryle, dans des tons élémentaires et vivement contrastés, selon une facture lisse et anonyme. Ces cellules paraissent pouvoir se reproduire exponentiellement selon leurs propres lois de développement, en engendrant des figures aléatoires et instables échappant à la volonté du peintre. Avec les "Peintures monumentées" (1965), qu’on aurait tort de prendre pour des sculptures, l’artiste subvertit littéralement le processus de figuration, puisque, au lieu d’évoquer le réel par des images, il donne un corps volumétrique à des figures issues de l’imagination.

Jean Dubuffet
Sculptures de Jean Dubuffet - Open Air Museum/Japon - Photo : Dan

Volte-face encore avec les "Théâtres de mémoire" (1975-1979), qui jouent de l’échelonnement dans la durée comme d’un fantastique facteur de désintégration narrative. Les "Psycho-sites" (1981) et les "Sites aléatoires" (1982) exacerbent l’hétérogénéité entre des "idées de personnages" et des "idées de sites". Ce à quoi Jean Dubuffet finalement s’en prend, c’est à la notion d’être, ce credo métaphysique de notre pensée occidentale. L’idée lui vient de suggérer par la peinture un autre mode d’existence que celui que nous sommes éduqués à concevoir. Tout se passe dans les "Mires" (1983) et les "Non-lieux" (1984) comme si les sites antérieurs s’étaient dépeuplés, en devenant encore plus indéterminés et aléatoires. Révoquées désormais toutes les références et les figures identifiables de notre univers culturel, il semble que, venue à son terme, et dans une intensité énergétique encore inégalée, la cosmogonie de Jean Dubuffet découvre son alphabet propre.

Jean Dubuffet se donne la mort le 12 mai 1985.

source : MICHEL THÉVOZ, extrait du catalogue de l’exposition Dubuffet et l’Art Brut, in dossier presse Musée d’art moderne Lille Métropole.

"L’art brut"
"Nous entendons par-là des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique dans lesquels donc le mimétisme, contrairement à ce qui se passe chez les intellectuels, ait peu ou pas de part, de sorte que leurs auteurs y tirent tout (sujets, choix des matériaux mis en oeuvre, moyens de transposition, rythmes, façons d’écriture, etc.) de leur propre fond et non des poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode. Nous y assistons à l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions..." Jean Dubuffet
L’Art brut préféré aux arts culturels, octobre 1949



Expositions Jean Dubuffet (sélection)




  • 2011 : Jean Dubuffet Architecte - Musée d'Ixelles

  • 2009 : "Cent dessins de Jean Dubuffet" - Galerie Jeanne-Bucher Paris

  • 1998 : "Le Décoratif dans l'art du XX siècle", Musée d'art moderne de Villeneuve d'Ascq



    Vidéo Jean Dubuffet








    Site officiel Jean Dubuffet




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