Livre d'or |
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Vito Acconci |
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Dans ses performances, Acconci s'interroge sur la place de son propre corps ainsi que sur celle des spectateurs. Utilisant son corps de manière radicale, Vito Acconci va jusqu’à l'automutilation : dans "Hand and Mouth" en 1970, l'artiste soumet ainsi son corps aux brûlures, lésions et suffocations. Généralement filmées, ces expérimentations extrêmes de son moi évoluant et se transformant dans des contextes divers font de Vito Acconci l’un des artistes du Body-Art les plus engagés.
Une oeuvre importante de cette époque est "Seedbed" (lit de semences), installation/performance de 1971. Dans "Seedbed" Vito Acconci, dissimulé sous une rampe, tente de recouvrir le sol de sperme en se masturbant constamment alors que le public circule au-dessus de lui. Il exprime ses fantasmes au public par l'entremise d'un micro amplifié.
Il s'agit ainsi pour Acconci d'impliquer le public dans production de l'oeuvre en créant une situation d'échange réciproque entre l'artiste et le spectateur.

Vers 1976, Acconci aborde la notion d'art public en fabriquant des sculptures liées aux problématiques architecturales et urbaines.
Vito Acconci a une conception politique de l’art simple : pour lui, l’espace public devrait fonctionner
comme un forum et être un lieu de débat. Vito Acconci redéfinit dans son travail les relations entre l’objet et
l’événement, les oeuvres et leur inscription dans un contexte spatial et social, entre l’artiste et son
public.
Il expose dans les musées les plus prestigieux, notamment au Museum of Contemporary Art de Chicago et au Whitney Museum de New York.
Vito Acconci enseigne dans de nombreuses institutions, notamment au sein du Nova Scotia College of Art and Design à Halifax, du California Institute of the Arts de Valencia, du Cooper Union, de la School of the Art Institute of Chicago, de l'Université de Yale, de la Parsons School of Design et du Brooklyn College.
"Quand la télévision est éteinte, le monde reste en attente".
"Lorsqu'on conçoit un projet d'architecture, la première chose que l'on cherche touche à l'individu : cela correspond-il à quelque chose pour les gens ? Comment vont-ils se mouvoir dans l'espace ? La question de la circulation à l'intérieur des espaces est primordiale, qu'ils soient des espaces de solitude ou de liberté. Lorsque avec mon équipe nous avons commencé "Acconci Studio" à la fin des années 80, j'ai été frappé à l'époque par le fait que la plupart des architectes que je connaissais n'incluaient pas les individus. Tandis que pour nous la question essentielle était la mobilité des gens, et plus encore : où vont les gens quand ils aspirent à être ailleurs ? De ce point de vue, la question de la sollicitation du corps, dans et hors de l'espace, est probablement la même que lorsqu'il s'agissait de mon propre corps dans les années 60. La préoccupation est la même – mon corps en relation avec moi-même, mon corps avec telle ou telle personne, mon corps en relation avec vous. Le changement, c'est qu'en travaillant dans le champ de l'architecture, ce n'est plus mon corps seul qui est en jeu, c'est aussi celui des gens de la rue".
