Le Petit Palais propose un nouvel éclairage sur l’oeuvre de Charlotte Perriand, une manière de révéler pour la première
fois, l’étendue de son activité créatrice qui ne se limite pas à son aspect
le plus connu, celui de créatrice de mobilier.
L’exposition permet en effet de découvrir le rôle que joue la
photographie dans son processus de création.
Dès son entrée dans l’atelier de Le Corbusier et de Pierre Jeanneret, en
1928, elle l’utilise comme support d’étude pour le dessin de ses
meubles, puis, par la suite comme le moyen de se saisir de sujets pris
dans la nature (la montagne notamment) et dans la ville, sujets qui
seront des sources d’inspiration pour ses recherches de formes, de
matériaux et d’aménagements d’espaces.
L’exposition révèle tout particulièrement sa passion pour l’art brut, c’est-à-dire l’utilisation - toujours par l’intermédiaire de la photographie -
d’objets trouvés, d’éléments naturels ou d’assemblages de métaux dont
elle s’inspire pour donner d’avantage de souplesse et de liberté formelle
à ses créations, se dégageant ainsi de l’esprit rationaliste des années 1920.
Elle est aussi la première à utiliser la photographie comme partie
intégrante du mobilier ou comme décor monumental, sous la forme de
photomontages, notamment à l’époque du Front populaire pour
manifester son engagement politique.
Une artiste attentive à son environnement naturel et social, qui sait
regarder avec justesse le monde qui l’entoure et n’hésite pas à s’engager
pour défendre ses convictions et créer en toute liberté.
Le commissariat de l'exposition est assuré par Sylvain Lecombre, conservateur en chef des musées de la Ville de Paris et par
Gilles Chazal, conservateur général, directeur du Petit Palais.