Contact
Email
Livre d'or
Partenariat
Annuaire gratuit Référencement
Vente en ligne
Achat tableaux peintures
Découverte
Expositions Médias Bio
Voyager
Série Afrique
Série Paysage
Frémir
Jack the Ripper
Roswell
Rire
Ali Baba
Vache folle
Techniques
Aquarelles
Encres
Mythes
Vénus
Saint georges
Séries
Restaurants
Rats
peinture

Daniel Buren

Cela va sans dire, travail in situ

Centre d’art la Chapelle Jeanne d’Arc, Thouars

Exposition du 3 juillet au 23 octobre 2011




Pour son exposition d’été, la Chapelle Jeanne d’Arc de Thouars invite Daniel Buren à concevoir un travail in situ dans l’architecture néo-gothique de son espace d’exposition. La venue de Daniel Buren représente un moment attendu dans le dialogue instauré entre l’art d’aujourd’hui et le bâtiment patrimonial.

  • Un commentaire du commentaire

    Copie au XIXème siècle d’une architecture religieuse de la fin du Moyen âge, la Chapelle Jeanne d’Arc de Thouars impose sa réalité spatiale, architecturale et historique. Commentaire d’un commentaire chaque fois recréé par les artistes qui l’investissent, la chapelle interroge et met en question la notion de patrimoine en se faisant chaque été laboratoire de formes, d’espace et de volumes. Au fil du temps, une collection singulière de propositions artistiques in situ s’est constituée, que des publications gardent en mémoire, moins sans doute que les habitants de la ville qui découvrent chaque année avec curiosité les métamorphoses opérées sur leur chapelle qu’ils considèrent en effet comme un édifice symptomatique de la ville.

  • Daniel Buren, « Vit et travaille in situ »

    Dans l’ouvrage "Mot à mot", il est écrit de Daniel Buren qu’il vit et travaille in situ. Pas d’autre lieu de travail pour ce très grand artiste que l’espace d’intervention dans sa plus extrême polymorphie. Des premiers affichages sauvages en 1967-68 aux dispositifs parfois complexes, souvent d'une évidente simplicité, qu'il développe dans l'espace extérieur ou intérieur, dans un lien étroit avec l'architecture, avec toujours "l'outil visuel" - des bandes verticales blanches et colorées de 8,7 cm de large, Daniel Buren s'est affirmé comme artiste des sites, des lieux et des espaces architecturaux, qu'ils soient privés ou publics.

  • Un moment fort et attendu

    A considérer le déroulement de son travail depuis les années 1960 jusqu’à aujourd’hui, où il déploie une infatigable activité à travers le monde, il était naturel, pour autant qu’il accepte de s’y intéresser, d’inviter Daniel Buren à investir un lieu d’exposition qui engage à ce point les artistes à réagir à ses propres spécificités.

    Si la production de Daniel Buren est extrêmement riche et abondante, c’est la découverte d’un travail qu’il avait mené au centre d’art Le Lait à Albi en 2008 qui nous avait donné l’idée de l’inviter à la Chapelle Jeanne d’Arc. Certes, la situation était différente, mais dans une certaine mesure elle se rapprochait de celle de la Chapelle. Là, toutes les dimensions des anciens moulins avaient été magistralement prises en compte et traitées dans la proposition de Daniel Buren.

    Sans augurer du projet que Daniel Buren concevra à Thouars, on ne doute pas qu’il saura s’approprier l’espace néo-gothique de la Chapelle Jeanne d’Arc. Le projet imaginé pendant le printemps 2011 sera présenté au public à partir du 2 juillet. Accueillir Daniel Buren est donc un moment fort et attendu dans la confrontation qui s’instaure chaque année entre l’art d’aujourd’hui et le bâtiment patrimonial. C’est aussi une grande chance pour le public de Thouars et de sa région que de découvrir, dans une immédiate proximité, le travail et la démarche d’une des figures majeures de l’art d’aujourd’hui.

    Jean-Luc Dorchies



    Du travail in situ

    "Employé pour accompagner mon travail depuis une quinzaine d’années, cette locution ne veut pas dire seulement que le travail est situé ou en situation, mais que son rapport au lieu est aussi contraignant que ce qu’il implique lui-même pour le lieu dans lequel il se trouve. Le mot travail étant extrêmement douteux, il est néanmoins à comprendre dans un sens actif : « un certain travail est effectué ici », et non dans le sens d’un résultat : « regardez le travail fait ». En effet, dans cette dernière interprétation, il serait bien délicat de parler de ce travail et de le distinguer de son lieu. La locution « travail in situ », prise au plus près de ce que j’entends par là, pourrait se traduire par : « transformation du lieu d’accueil ». Transformation du lieu d ‘accueil faite grâce à différentes opérations, dont l’usage de mon outil visuel. Cette transformation pouvant être faite pour ce lieu, contre ce lieu ou en osmose avec lui, tout comme le caméléon sur une feuille devient vert, ou gris sur un mur de pierres. Même dans ce cas, il y a transformation du lieu, même si le plus transformé se trouve être l’agent transformateur. Il y a donc toujours deux transformants à l’oeuvre, l’outil sur le lieu et le lieu sur l’outil, qui exercent selon les cas une influence plus ou moins grande l’un sur l’autre. Le résultat en est toujours la transformation du lieu par l’outil et l’accès au sens de ce dernier grâce à son usage dans et par le lieu en question. « In situ » veut dire enfin dans mon esprit qu’il y a un lien volontairement accepté entre le lieu d’accueil et le « travail » qui s’y fait, s’y présente, s’y expose. Ceci vaut pour mon travail sans aucune exception, ici et ailleurs depuis 1965."

    Daniel Buren, "Du travail in situ, Du volume de la couleur", Cadillac, Centre d’art contemporain, mai 1985 (extrait), cité dans "Mot à mot", Centre Pompidou, Editions Xavier Barral, Editions de la Martinière, 2002.



  • arts plastiques contemporains
    homme invisible
    Galerie d'art contemporain
    Peintures, sculptures et objets d'art