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Daniel Spoerri |
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Daniel Spoerri grandit en Suisse, où il rencontre Jean Tinguely, et devient danseur à l’Opéra de Berne de 1954 à 1957. Il se consacre à la mise en scène et au décor de théâtre.
Arrivé à Paris en 1959, Daniel Spoerri crée des "tableaux-pièges" : il colle des objets quotidiens amassés dans sa chambre d'hôtel sur des planches. Il rejoint ensuite le groupe des nouveaux réalistes.
Daniel Spoerri dévoile la beauté des objets et assemble les pièces qui pourraient avoir un passé commun. Leur assemblage semble une petite opération, mais là réside tout l’art. D’abord la recherche, puis le tri des objets trouvés qui ont une histoire commune et pour finir l’assemblage des pièces de la façon la plus réussie.

Il fixe l’instant d’une composition due au hasard à l’aide d’objets de rebuts, surtout des reliefs de repas, collés sur des supports comme des caisses ou des planches et accrochés au mur tels des tableaux.
En 1963, Spoerri développe les Détrompes-l’oeil, chromos de tableaux sur lesquels sont collés des objets qui mettent en cause et banalisent la chose qu’ils représentent.
Avec Robert Filliou, Daniel Spoerri propose en 1964 les Pièges à mots, montages visuels à partir d’expressions toutes faites. Initiateur du "eat art", il ouvre en 1968 un restaurant à Düsseldorf.
Il exploite par la suite le caractère magique de l’objet trouvé, réalisant des assemblages où se mêlent crânes d’animaux, instruments orthopédiques, hachoirs à viande, qui deviennent les idoles d’un art primitif inventé, se moquant des croyances et des conventions artistiques. Sur ce principe, il conçoit les Corps en morceaux au château de Oiron en 1993, parodie de trophées composées d’éléments d’armures, prothèses, masques africains, têtes de chevaux de bois... Spoerri ouvre une fondation en Toscane en 1997 qui présente un parc de sculptures.
"Je ne suis pas opposé aux créations individuelles, mais l’art ne m’intéresse que s’il contient une leçon visuelle. Je ne me soucie pas que ce soit une création individuelle ou non. La frontière entre les deux est difficile à tracer." Daniel Spoerri
