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Galerie Eric Dupont, ParisExposition du 10 juin au 23 juillet 2010

Didier Mencoboni -
"Random Remake", 2008-09.
Aquarelle sur papier collée sur toile
60 x 73 cm
© Courtesy Galerie Eric Dupont, Paris
Faire et refaire.
Les deux séries qui constituent cette exposition procèdent particulièrement de ces deux actions tout
en conservant chacune leur spécificité picturale.
L'une, intitulée "Les Envahisseurs", est présente sous la forme d’un polyptique d'une dimension
indéfinie autant dans sa taille que dans le temps de son exécution. En effet, la prolifération de cette
pièce n'étant pas arrêtée au jour de l'exposition, l'oeuvre pourra ainsi poursuivre sa croissance aussi
longtemps que l'artiste n’en aura fixé le terme.
Le «noyau» de cette peinture conjugue de petites toiles issues de l'ensemble commencé il y a plus
de vingt ans et nommé : "...Etc..." La série "Etc...", ce fidèle et constant journal du peintre, se
conjugue donc avec une série intitulée "Les Envahisseurs" où se mêlent perspectives, frontalités,
gestes et trainées de pinceaux projetés sur la toile puis, ensuite, méticuleusement redessinés. Par
addition chaque toile vient augmenter l'ensemble par sa particularité comme par sa complémentarité
aux autres, et, à l'image du titre de la série, vient envahir l'espace et occuper le temps.
La seconde série nommée "Ramdom Remake" est constituée de fragments de couleur découpés puis
collés sur toile. Ces tableaux sont le fruit d'une succession de manipulations qui - prises
individuellement - renvoient chacune à une pratique de la peinture.
Dans un premier temps, ce sont des aquarelles peintes comme des projets ou des souvenirs de
tableaux. Ensuite, systématiquement découpés les fragments sont éparpillés par un geste de la
main, un geste qui disperse des miettes et des lanières de couleur à la surface de la toile. De ce
mouvement naît une composition qui, comme dans la série "Les Envahisseurs", rencontre la
complicité du hasard pour entrainer la peinture vers un inattendu, rejoignant par là le perpétuel
mouvement qui habite cette oeuvre.
Par la mise en relation de deux séries de toiles au caractère distinct s'affirme la capacité de cette
oeuvre à se multiplier, non pas dans un mimétisme par la répétition du même, mais dans un jeu
d'inventions qui lui confère sa variété et sa prospective.
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