Livre d'or |
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Sarkis |
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Depuis plus de 35 ans, Sarkis imagine des mises en scène construites à partir d’histoires empruntées autant à la mémoire des lieux qu’à la sienne, puisant dans son "trésor de guerre" (collecte d’objets quotidiens, d’objets d’art et ethnographiques, d’images...), un leitmotiv qui traverse son oeuvre depuis 1976. Alliant notamment le néon, la vidéo, la photographie, l’aquarelle, et divers matériaux (Plastiline, verre, eau...) Sarkis "dissémine" ses installations, selon une stratégie d’infiltration dans une volonté d’atemporalité et d’éclatement de l’espace qui lui est propre.
"In-situables", ces oeuvres entrent en résonance avec les différents espaces où elles s’invitent.
Sarkis s’approprie ainsi le territoire du Centre Pompidou et dialogue avec les oeuvres
et les salles du Musée. Ainsi les objets de "La vitrine des innocents" (2005-2007), entretiennent
un rapport étroit avec ceux du "Mur de l’atelier" (1922 à 1966). Les croix lumineuses de la
maquette de l’atelier de Sarkis,"Conversations entre Joraï et mon Atelier" (2001-2002)
côtoient judicieusement les oeuvres de Kasimir Malevitch. Le feutre des grands vêtements
de Sarkis tels que "Le printemps et la nuit" (2000-2002) et celui du "Sommeil abandonné" (2002)
entrent en résonance avec "Plight" (1985), la célèbre installation de Joseph
Beuys, l’une des trois figures tutélaires de l’artiste, avec l’historien de l’art Aby Warburg
et le cinéaste russe Andreï Tarkovski. Dans le forum, Sarkis entre en "conversation»" avec
ce dernier à travers la série d’aquarelles "D’après Stalker" (1989) présentée dans "La Chambre",
une installation conçue pour l’exposition.
