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Francis Bacon et la tradition de l'art

Fondation Beyeler, Bâle

Exposition du 8 février au 20 juin 2004




La Fondation Beyeler est le premier musée de Suisse à organiser une grande exposition individuelle de Francis Bacon. Il ne s’agit pas d’une rétrospective au sens classique du terme mais d’une tentative originale pour intégrer l’oeuvre de Bacon dans un réseau de relations avec d’autres peintres, des maîtres anciens jusqu’aux artistes du XXe siècle.

Bacon compte parmi les plus grands peintres figuratifs du XXe siècle. Jusqu’à la fin de ses jours, il a fait du drame de l’existence humaine le thème central de son art — et du corps humain sa surface de projection idéale. Ce faisant, il a suivi les traces de Picasso, obsédé lui aussi, on le sait, par la tradition picturale.

Cette exposition regroupe une quarantaine de toiles de Francis Bacon et un nombre équivalent d'oeuvres d’autres artistes, parmi lesquels le Titien, Vélasquez, Rembrandt, Ingres, Degas, Picasso et Alberto Giacometti, ainsi que des films d’Eisenstein et de Buñuel. On pourra également voir exposés pour la première fois un certain nombre de photographies et de croquis de Bacon, qui les conservait dans son atelier et s’en servait comme sources d’inspiration de ses toiles. Ces documents se trouvent depuis 1998 en possession de la Hugh Lane Municipal Gallery of Modern Art de Dublin, où l’atelier londonien de Bacon a été reconstitué après sa mort. On a sélectionné dans le fonds documentaire de l’atelier — illustrations de livres et de revues d’art — des exemples qui mettent particulièrement en évidence la relation entre Bacon et ses modèles.

Tous ces matériaux, dont Bacon se servait dans son atélier, permettent de mieux comprendre son approche de la tradition. Il est arrivé fréquemment à l’artiste de s’inspirer de reproductions d’oeuvres d’art classiques intentionnellement altérées ou modifiées à sa guise. Cette banalisation et cette atteinte à la tradition constituaient souvent un meilleur point de départ de sa transformation ultime dans les tableaux de Bacon. Dans l’exposition, ces documents servent ainsi d’intermédiaires entre l’horreur sublime des oeuvres de Bacon lui-même et la beauté parfois insondable des tableaux de ceux qu’il acceptait pour modèles.

Cette exposition explore les domaines thématiques suivants : la tradition du portrait pontifical, les portraits de pape de Bacon, le motif du cri chez Bacon, le motif de la cage, Bacon et le surréalisme, Bacon et van Gogh, le triptyque, la représentation du corps en rapport avec Ingres et Vélasquez, portrait et autoportrait, le motif du miroir dans l’oeuvre de Bacon.

Parmi les chefs-d’oeuvre de Bacon figurant dans l’exposition, on pourra admirer plusieurs de ses célèbres triptyques (par exemple : Three Portraits : Posthumus Portrait of George Dyer, Self-Portrait, Portrait of Lucian Freund, 1973), dans lesquels l’artiste a prêté une expression nouvelle à cette forme artistique ancienne et pleine de noblesse. Outre plusieurs versions importantes du pape en train de crier, on pourra découvrir des variations sur un autoportrait détruit de van Gogh.

Parmi les oeuvres d’autres artistes, citons le Portrait du cardinal Filippo Archinto (vers 1551–1562) du Titien provenant du Philadelphia Museum of Art, ainsi que le Portrait du pape Paul III (1546), toujours du Titien, de la collection du Kunsthistorisches Museum de Vienne. Nous présenterons également OEdipe et le sphinx (1826–1827) de Jean Auguste Dominique Ingres de la National Gallery de Londres, qui a directement servi de modèle à la version de ce thème proposée par Bacon. On verra des pastels d’Edgar Degas, qui révèlent clairement pourquoi Bacon a été particulièrement impressionné par la facture de ce peintre. Pour la première fois, des dessins de Picasso datant de la fin des années 20 seront mis en regard des dessins surréalistes de Bacon du début des années 30, point de départ de son activité artistique. On pourra également découvrir des oeuvres majeures de Rembrandt, Vélasquez et van Gogh. Enfin, on pourra assister à la projection du Chien Andalou de Luis Buñuel et Salvador Dali et d'un extrait du Cuirassé Potemkine de Sergueï Eisenstein, dont Francis Bacon a adapté certaines scènes et certains plans dans ses tableaux.



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