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Keith Haring![]() |
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Biographie Keith Haring![]() Sculpture de Keith Haring à Berlin Keith Haring s'intéresse très tôt au dessin, qu'il apprend avec son père. Il baigne dans la culture populaire, la musique rock des années 70 et la culture psychédélique. Keith Haring puise son inspiration dans les bandes dessinées, les dessins animés, mais aussi dans les productions du mouvement Cobra.
Keith Haring suit des cours de dessin publicitaire jusqu'en 1978 à la Ivy School of Professionnal Art de Pittsburg où il découvre le travail de Pierre Alechinsky. Il étudie ensuite la School of Visual Arts de New York.
![]() Keith Haring
Tony Shafrazi devient par la suite son galeriste, permettant à l'artiste de présenter sa première exposition personnelle en 1982, où Keith Haring expose surtout des peintures sur bâche de vinyle. Un des pictogrammes les plus connus de l'artiste est le "bébé rayonnant". Ami d'Andy Warhol son travail l'amène à collaborer avec des artistes tels que Madonna, Grace Jones, Timothy Leary ou encore William S. Burroughs.
![]() Sculpture de Keith Haring - Dortmund Brackel/Allemagne - photo Achim Hepp En 2008 le Musée d'art contemporain de Lyon présente l'une des plus importantes expositions jamais organisées en France en hommage à Keith Haring. Il aurait eu 50 ans en 2008. A l'instar de Keith Haring, emplissant la toile, s'immisçant dans les endroits les plus insolites, allant jusqu'à recouvrir les objets ou les corps, l'exposition envahit le musée, prend possession des lieux, immergeant le visiteur dans l'univers coloré, dynamique et foisonnant de l'artiste.
Le principe de déambulation retenu dans l'exposition met en lumière l'esprit ouvert et cultivé de Keith Haring qui transparaît dans ses oeuvres formellement diverses, nourries de ses rencontres, ses lectures et des lieux découverts au hasard de ses voyages.
Citations Keith Haring"Après, quand j'ai vu qu'il y avait partout dans les couloirs du métro de ces surfaces noires, j'ai compris quelle découverte j'avais faite. Tout à coup, tout allait ensemble. Tout ce que j'avais vu et observé ces dernières années à New York prenait soudain un sens. Je venais de trouver une possibilité de travailler avec les graffitistes sans les imiter, car je ne voulais pas peindre sur les rames, je n'avais pas envie de me glisser dans les dépôts pour peindre en douce l'intérieur ou l'extérieur des wagons. A vrai dire, en dessinant sur les surfaces noires, j'étais encore plus vulnérable et à la merci des policiers - c'était une entreprise plutôt risquée." "Dessiner à la craie sur ce papier noir et tendre, c'était une toute nouvelle expérience pour moi. C'était une ligne continue, on n'avait pas besoin de s'interrompre pour tremper un pinceau ou quoi que ce soit d'autre dans la peinture. C'était une ligne continue, une ligne vraiment très puissante sur le plan graphique, et on était astreint à des limites temporelles. Il fallait travailler aussi vite que possible. Et on ne pouvait rien corriger. Il ne pouvait donc pour ainsi dire pas y avoir d'erreurs."
"Dans le métro, les dessins sont, par nécessité, rapides et simples. Il ne s'agit pas seulement de faciliter la lecture, mais d'éviter également d'être arrêté. Sur le plan technique, ce sont toujours des graffitis. Parce que ce n'est que de la craie, que les supports sont temporaires, il est difficile de parler de vandalisme. Toutefois, les réactions des policiers varient selon
les individus. Je me suis souvent fait prendre. Certains flics m'ont donné une amende de 10 dollars, d'autres m'ont passé les menottes et emmené. Au moment où ils m'ont relâché, la plupart m'ont dit qu'ils aimaient mes dessins, mais qu'ils
faisaient simplement leur boulot. Plus d'une fois, il m'est arrivé d'être emmené au poste, les menottes aux poignets, par un flic qui se rendait compte avec consternation que les autres flics du secteur étaient mes fans, qu'ils voulaient me rencontrer et me serrer la main." ![]() Keith Haring - photo P.B.Toman
“Mon travail dans le métro était à mi-chemin entre le dessin et le spectacle vivant. C'est là que j'ai appris à dessiner en public et cela a été pour moi comme une expérience philosophique et sociologique. Je peignais dans la journée, donc il y avait toujours des tas de gens en train de me regarder. J'ai eu d'innombrables échanges et confrontations avec eux. Certains me regardaient dessiner, fascinés. D'autres me disaient que je n'avais rien à faire ici, que je ferais mieux de trouver un autre endroit où faire mes gribouillis."
![]() Keith Haring, "Red Dog" - Ulm, Allemagne - photo Kamahele "Le Club 57 est devenu le véritable point de ralliement du quartier. C'était un endroit complètement unique que nous faisions tourner à quelques-uns. Pour moi, ce lieu ne représente pas seulement des nuits passées à danser, à boire, à coucher à droite à gauche, à m'amuser et à faire le fou, mais c'est aussi le point de départ d'une véritable carrière d'organisateur de happenings et d'expos. Tous ces gens qui gravitaient autour du Club 57 sont devenus plus tard des figures incontournables de la scène artistique." "Tout au long des années 80, je savais que j'étais un candidat au sida. Je le savais parce qu'il y avait à chaque coin de New York de vastes opportunités de sexe facile et que je ne m'y suis jamais soustrait." "Je n'ai pas renoncé au sexe, mais je pratiquais le safe sex ou du moins ce qu'on entendait par là à cette époque. J'ai pris conscience que je devais me protéger." "Je ne comprends pas pourquoi l'establishment artistique américain - les musées - continue à se dresser contre mon travail. D'un certain point de vue cette résistance me réjouit car elle me donne quelque chose contre laquelle je peux lutter. Comme cela a toujours été le cas, je ne trouve pas de soutien auprès des musées ou des conservateurs mais auprès des gens du peuple." Expositions Keith Haring (sélection)
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