Loïc Le Groumellec présente à la Galerie Daniel Templon son dernier travail : trois tryptiques monumentaux,
noirs et blancs, face auxquels, pour la première fois, il introduit la couleur.
Né en 1957, Loïc Le Groumellec s’est rendu célèbre par ses toiles minimalistes qui déclinent un langage
propre, proche de l’obsession : ombres de mégalithes et profils de maisons. Depuis 30 ans, ces motifs
se répètent dans une approche presque sérielle et dans une recherche de perfection absolue.
De leur surface étrangement lumineuse, réalisée par effacement progressif de la laque noire, émerge un
univers à la fois sobre et mystique. Comme l’a écrit Itzhak Goldberg dans le catalogue de 2008
« Le "minimalisme" sans complaisance de l’artiste opère à son insu, ou plutôt il s’agirait d’un minimalisme
expressif, mais qui ne lâcherait jamais la sourdine ».
Pourtant, si jusqu’ici le travail de Loïc Le Groumellec explorait une gamme limitée de gris et noirs, il
opère aujourd’hui un tournant radical avec l’introduction de la couleur. L’artiste s’approprie une couleur
puissante, déposée par aplat, de manière monochromatique, d’où émerge une iconographie abstraite
évoquant l’alphabet runique des Celtes.
Depuis ses débuts en 1987, Loïc Le Groumellec a exposé dans le monde entier, notamment au
Grand Palais à Paris (1991), au Centre International d’Art Contemporain de Montréal (1994), au
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (1995), à la Bibliothèque Nationale de France (2000), au
CAPC-Musée d’Art Contemporain de Bordeaux (2001). Après avoir exposé pendant 20 ans à la
Galerie Yvon Lambert, puis chez Karsten Greve, il est représenté par la Galerie Daniel Templon depuis 2007.