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Groupe N.P.A.I et Dominique Sarrazin
L’Enigme du P[l]uvoir

Theatre de la découverte à la verrière, Lille

Exposition du 8 décembre 2010 au 9 janvier 2011




npai
Groupe N.P.A.I, "Le p[l]uvoir est toujours en tenue de combat."

Avec Quoi de huit Groupe N.P.A.I s’est attaché à montrer – avec les moyens du bord : bout de journaux gratuits avec photos redessinés au feutre noir, agrandis, scannérisés - qu’il y avait de moins en moins de pavés dans nos rues et que dans le sable de la vie il y avait de plus en plus de goudron.

A nouveau Groupe N.P.A.I. récidive avec L’Enigme du P[l]uvoir (c’est-à-dire celle du pouvoir, mais aussi celle de ne plus pouvoir voir, et enfin celle du pluvoir (pluie des licenciements, des arrestations etc...)

Le groupe fait l’image ; Dominique Sarrazin transcrit, s’amuse, éructe et le groupe insère secrètement dans l’image les mots, les phrases qu’il signe en coups de poings : ni vu ni connu.

Bref, une soixantaine d’affiches – non périmées – mais qui à coup sûr nous mettent le doigt là où ça fait mal. Et c’est tant mieux !



L’énigme du pluvoir

Il pleut.
Il pleut des cordes.
Il pleut des arrestations, des licenciements
Des sans-papiers, des sans-abris.
Qu’on en finisse !
Pas de terra incognita !
Mais de la tabula rasa !
Ne plus voir !
Ne plus remettre en question
L’ordre.
Se taire.
Qu’on les fasse taire !
Et ça marche.
Pas besoin d’aller sur la lune.
Nous avons le pouvoir
L’eunique pouvoir.

Le p[l]uvoir, c’est ça.
Avec des ailes et du zèle,
En veux-tu en voilà !
L’énigme ?
Qu’est-ce qui fait que ça coule encore de source ?
Evian, Evian, ne vois-tu rien venir ?
Fainéant, fainéant, ne vois-tu pas Vichy courir ?

Un conseil :
« Les pierres du mur de Berlin sont exposées en Palestine et au Texas. Pour les
visites, s’adresser aux concierges. »
Horreur. Nous parler sur ce ton-là ! Quelle indécence ! Intolérable !
« On va vous arranger ça. »
Et que ça saute !
« Mettez-tout sur la table : pays sans cartes postales ni timbres ». Ne triez
rien, laissez nous faire, nous dit le pluvoir de service.
Yes sir ! Mais où est la table, mon con ?
Pardon ?
« Quelque chose à ajouter ? »
« De la matière à réflexion ? »
Et puis il nous lâche ses crocs : Bande de chiens errants, « qu’est-ce que vous
comprenez à l’art, VOUS ? »

NOUS ? No comprendo !
NOUS ? Ce que nous voulons –on n’est pas beaucoup, vous comprenez –
c’est paradiso. Un peu de tout pour un paradis transversal, ça ira comme ça !

Le pluvoir. Toujours tout cool, un peu hargneux, pas toujours content, perd
patience, « préfère des esprits sains dans des corps vides ».
Désolé !
« Qu’est-ce qui ne colle pas ? » « Vacants, à louer ? »
On y est presque.
« Dépolitiser les rapports de force ». Un zeste forcé de « social-management »
et une poussée de « managering-art ».
Eh hop, un « avenir sans lendemains » !

Damned, qu’est-ce qu’on fait ?
« Des contre-feux ? »
Mais warning « le pluvoir est toujours en tenue de combat ».
Alors ?
Ben, « on peut toujours devenir fou », ça ne mange pas de pain !
Alors ? ( attention zorro est dans les parages !)
« Qu’est-ce qui est possible ? »
J’sais pas, j’sais pas quoi faire !
En effet, « quand la culture est partout, l’art se fait rare ».
Bon, résumons-nous.
Il nous pleut tellement de tartes à la crème. L’imbécillité s’impose dans chaque
pore (ou port d’attache). Sa vie étant un enfer, tout le monde doit être en
enfer.
Ah ! Très susceptible le pluvoir, très servile, très vindicatif, paillasson sans
aucun doute, mais dictateur PLUS QUE JAMAIS ! Règle d’or : plus rien
ne vaut rien puisque tout vaut tout. Le sous-homme ne nous guette pas : il
triomphe partout. Il est devenu rouage.
A quoi bon penser ?
Et ça, penser, ça gêne. Le pluvoir n’aime pas. Il veut que ça coule en mots, en
pleurs, en sang. Son seul salut ! Vive Pétain !
Mais NOUS, non.
On y travaille pour un maximum de gênes dans un maximum de têtes.
Mais warning, pas n’importe comment !
« Ce sont les paroles les plus silencieuses qui apportent la tempête. Les
pensées qui mènent le monde viennent sur des pattes de colombe »
(Nietzsche).
Alors, toujours l’enfer à l’horizon ?
Vous êtes sûrs que seule l’action compte ? Vous êtes sûrs que les livres, les
mots, les images sont périmés ?
VOUS ETES SURS ?
Comment ?
Vous êtes sourds ?

Ah l’énigme du pluvoir !

Groupe N.P.A.I.
Dominique Sarrazin

PS. Excusez-nous pour cette envolée : on est des oiseaux, on ne s’attarde pas chez les mammifères.



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