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Paul Kallos

Biographie Paul Kallos




"J’ai passé mon enfance sur la grande plaine hongroise. (…) Je me souviens qu’en été, avec une boîte d’aquarelles, en pleine campagne, j’allais dessiner les arbres qui se reflétaient au bord des étangs : c’est un spectacle qui m’a beaucoup touché et dont la sensation m’est toujours restée." Paul Kallos.

Le peintre Paul Kallos naît en 1928 à Hernádnémeti, en Hongrie dans une famille bourgeoise (son père est médecin). Il décède le 10 août 2001.

Paul Kallos vient à Paris à l’âge de vingt-deux ans, en 1950. Il a déjà connu l’horreur des camps de concentration nazis (Auschwitz, 1944) où périt une grande partie de sa famille. Pierre Loeb, l’un des plus grands marchands de la capitale (Man Ray, Klee, Masson, Miro et Matisse), le prend spontanément sous contrat en 1953. Proche de Raoul Ubac, de Tal Coat ou de Bazaine, il respire la peinture française et tout ce qui se crée à Paris. Paul Kallos se lie aussi d’amitié avec Vieira da Silva, Szenes, Lanskoy, Riopelle, Zao Wou-Ki, Wilfredo Lam, qui exposent aussi dans la célèbre galerie. Très vite, son travail est présenté à Londres, New York, Tokyo, Bâle, Stockholm, Tel Aviv, Toronto… En 1964, il apparaît déjà comme un artiste confirmé.

L’oeuvre de Paul Kallos, sans complaisance à l’égard des modes, trouve sa vivacité dans une oscillation permanente entre « figuration » et « abstraction ». Elle a connu quelques évolutions : aux premières scènes d’intérieur des années 1950, véritables « structures analytiques » de l’espace, ont succédé des clairs-obscurs traités en glacis, dans l’esprit de Rembrandt ou de Vélasquez.

Dans les années 60, Paul Kallos redécouvre le sujet à travers la peinture des anciens tels Vélasquez ou Edouard Manet. Souvenir de ce qu’il a souffert dans les camps, il peint des crucifixions (1962), expression de la souffrance du Christ, expression de toutes les souffrances dues à la cruauté des hommes. L’une de ces crucifixions, la plus magistrale, déjà vue au musée d’Evreux lors de la grande exposition en 1989, a trouvé place à la cathédrale de cette même ville. C’était le souhait de Paul Kallos que cette oeuvre soit dans un lieu sacré. Elle a été offerte à la cathédrale en 2007. Au coeur du tableau pointe déjà la lumière du Ressuscité.

Après une période de transition (1969-1975) marquée par le choix du « paysage » comme sujet, et l’abandon de l’huile pour l’acrylique, apparaissent alors les premières Strates, d’aspect mural. D’abord constituées de blocs massifs (1977-1978) - bien que les bords en soient comme rongés par la lumière - puis de plus en plus fluides (au cours des années 80), elles mesurent à l’infini sur un mode quasi architectural tous les jeux possibles de la transparence. La peinture de Paul Kallos évolue ensuite vers un paysagisme fluide et aérien que l’on peut voir dans le tableau qui appartient au musée d’Evreux.

Véritable « architecte des transparences », ses Strates accordent au blanc de la toile un rôle matriciel, structurée avec une grande rigueur.

"Le blanc du fond sert à la même chose sur mes tableaux que le noir chez Rembrandt, Goya ou Manet ou l’or chez les primitifs" Paul Kallos



Expositions Paul Kallos (sélection)




  • 2011 : Paul Kallos - Institut Hongrois, Galerie Le Minotaure et Galerie Alain Le Gaillard, Paris

    A partir de début avril prochain, Paris rendra enfin hommage à Paul Kallos, « l’architecte des transparences », au travers d’une rétrospective exceptionnelle présentée dans trois lieux de la capitale, au coeur de Saint-Germain-des-Prés : à l’Institut Hongrois, et aux galeries Le Minotaure et Alain Le Gaillard. En cette année anniversaire de la mort du peintre d’origine hongroise, cette re-découverte prend une importance qui n’a d’égal que la force de création de cet artiste trop injustement oublié pour n’avoir pas céder aux modes. Pour Paul Kallos, le temps fait bien les choses! Avec cette exposition en trois volets, il sait reconnaitre la marque d’un précurseur, d’un style propre, fluide et construit, envoutant et intemporel...

    Pour ce coup de projecteur sur l’oeuvre du Paul Kallos, ce sont pas moins d’une soixantaine d’oeuvresqui seront réunies et qui retraceront toutes les étapes de l’évolution de sa peinture. Kallos, proche de son compatriote Hantaï, autant influencé par les maîtres de la lumière que sont Rembrandt ou Goya, que par Matisse et les américains, Rothko et Newman, développe un art oscillant entre abstraction et création. Parti du surréalisme, il construit à l’instar de Cézanne de véritables modules spatiaux extrêmement précis où la couleur, éclatante, devient structurante. A partir de la fin des années 1970, les géométries deviennent informelles, toujours plus abstraites et naissent ainsi les premières Strates, qui accordent au blanc de la toile un rôle matriciel.



  • montres molles
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