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Raymond Depardon![]() |
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Raymond Depardon prend ses premiers clichés à 12 ans, dans la ferme familiale du Garet. Apprenti chez un photographe-opticien de Villefranche-sur-Saône, il part pour Paris en 1958, puis rejoint l'agence Dalmas à Paris en 1960 en tant que journaliste. En 1966, il cofonde l'agence Gamma.
Parallèlement à sa carrière de photographe, Raymond Depardon commence dès 1963 à tourner des documentaires, notamment sur la politique avec un documentaire en 1974 sur la campagne électorale de Valéry Giscard d’Estaing, dont la diffusion fut interdite par le Président. Depuis, il a réalisé de nombreux films, portant son regard humaniste aussi bien au Tchad que sur un asile psychiatrique, aux urgences, dans les palais de justice ou sur les problèmes du monde paysan dont il est issu.
En 1978, Raymond Depardon rejoint l’agence Magnum et continue son travail de reportage jusqu'à la publication de Notes en 1979 et Correspondance New yorkaise en 1981. En 1984, il prend part à la mission photographique de la DATAR, dont l’objectif est de "représenter le paysage français des années 1980".
Tout en poursuivant sa carrière cinématographique, il reçoit en 1991 le Grand Prix National de la Photographie, ses films gagnent aussi en reconnaissance : en 1995 Flagrants Délits, sur le système de la justice française, reçoit le César du meilleur documentaire, et en 1998, il entreprend sa trilogie Profils paysans, consacrée au monde rural français.
En 2006, il est invité en tant que directeur artistique aux Rencontres Internationales d'Arles. Que ce soit dans ses photographies, ses films ou ses livres, il s’intéresse tout particulièrement au territoire français, ses régions, ses pays.
Un des traits caractéristique de son oeuvre photographique est la revendication de la subjectivité du
photographe et de sa volonté de photographier des "temps morts", ce en quoi il se détache de l'école du
reportage humaniste européenne de Cartier-Bresson et se rapproche de l'école américaine et des
photographes tels que Walker Evans et Robert Frank.
