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Musée des arts décoratifs, ParisExposition du 2 février 2012 - novembre 2013

Photographie, «Homme assis à une terrasse de café», Gunnar Larsen, 1973
© Dominique Weitz et DR
Le Musée des arts décoratifs présente l'exposition "Trompe-l'oeil. Imitations, pastiches et autres illusions". A voir à Paris à partir du 2 février 2012.
La galerie d'étude du musée des Arts décoratifs permet de montrer
la richesse des collections à travers une sélection d'oeuvres exclusivement
issues des réserves. Rarement ou jamais exposés, ils illustrent ainsi un
sujet pendant 18 mois.
Le trompe-l'oeil est comme, son nom l'indique, destiné à tromper l'oeil et
trouve son origine dans la peinture. Cette illusion que provoque un objet
peint doit alors beaucoup aux techniques de la perspective et du clair-obscur.
En art décoratif, cette "tromperie des yeux" va prendre des formes très
diverses. Certains supports comme le papier peint seront le support idéal
de cette forme d'expression. Du plus modeste au plus somptueux, ils imitent
tous les matériaux : le bois, la laque, les carreaux, la paille, le velours
jusqu'aux tableaux avec leurs cadres. Le motif économique est bien sûr le
ressort de beaucoup d'imitations. A ce jeu de substitution, on observe, à
travers les siècles, que de nombreuses matières vont être imitées par
d'autres : la céramique jaspée imite le
jaspe mais la céramique émaillée imite
le porphyre ou l'or, le strass imite le
diamant, le linoleum le plancher… Ce
jeu des illusions connaît une variante
au XIXe siècle où, historicisme oblige,
ce ne sont pas seulement les matières
que l'on imite mais aussi les motifs.
La célèbre Grammaire de l'Ornement
d'Owen Jones, comme son équivalent
français l'Ornement polychrome d'Albert
Racinet, fournissent de nombreux
motifs moyenâgeux, mauresques... aux
créateurs du XIXe siècle.
La mode n'est pas en reste et est le
théâtre des illusions les plus folles.
Du XVIIIe au XIXe siècle, perruques,
tournures, faux-cul sont là pour
tromper son monde. Au XXe siècle,
l'illusion touche moins la forme que le
textile et apparaissent fausses usures,
fausses poches, faux boutonnages...
Comme un jeu de piste à travers
les siècles et les matières, c'est
au grand jeu de l'illusion que nous
convie cette exposition, en d'autres
termes le "vertige de l'imitation".
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