Livre d'or |
Annuaire gratuit Référencement Achat tableaux peintures Expositions Médias Bio Série Afrique Série Paysage Jack the Ripper Roswell Ali Baba Vache folle Aquarelles Encres Vénus Saint georges Restaurants Rats ![]() | |||||||||
Valerio Adami[ Vos commentaires ] |
|||
Et aussi... |
|
Le premier souvenir de Valério Adami est un souvenir lié au domaine musical. Il s'agit en effet de la fanfare jouant le Requiem de Verdi aux funérailles de Guglielmo Marcanis. Ses autres souvenirs d'enfance sont marqués par la seconde guerre mondiale : bombardements, incendies, destructions. Rien d'étonnant alors à ce que ses premiers dessins représentent des ruines.
Adami passe ses vacances d’été à Venise. Il rencontre Wystan Hugh Auden, plus connu sous la signature de W.H. Auden, un poète et critique britannique. Il commence à peindre dans l’atelier de Felice Carena et rencontre Oscar Kokoschka dont il découvre le "Prométhée". De 1951 à 1954, Valerio Adami étudie les modèles de l’art antique et néoclassique à l’Académie des Beaux-Arts de Brera à Milan, dans l'atelier d'Achille Funi. Il y passe huit heures par jour à dessiner.
En 1952, lors du du Salon de Mai à Paris, il rencontre le poète Édouard Glissant. Ce dernier lui présente Roberto Matta et Wilfredo Lam avec qui il se lie d'amitié.
Sa première exposition personnelle se déroule à Milan en 1957. Les oeuvres qu'il y expose alors sont influencées par Matta. En 1958, il passe l’hiver à Londres, où il rencontre l’avant-garde des jeunes peintres. En 1959, il réalise la série de tableaux, "Liturgie di un fatto". En 1960, il expose à Rome, et publie le texte "Referto". Il participe aux expositions "Young Italian Painters" au Musée d’Art Moderne de Kamakura au Japon.
En 1961, Valerio Adami est présent à l’exposition "Italian Artists" à la Cambridge Art Association de Boston et participe à l’exposition "Anti-procès" de Milan. A partir de là, l'artiste partage sa vie entre Milan, Londres et Paris. Il se marie avec Camilla et fait la connaissance à Londres de Francis Bacon, Graham Sutherland, Jim Dine et Richard Hamilton.
A la Documenta III de Kassel, en 1964, il obtient sa propre salle. En 1965, il présente à la Galleria Schwartz de Milan "I massacri privati". Il réalise le portrait de Nietzsche en 1966. Le palais des Beaux-Arts de Bruxelles lui organise une exposition personnelle.
Valerio Adami voyage alors entre New York, Venise et La Havane. Pendant l’hiver, Adami séjourne à New-York où il habite le Chelsea Hotel. À Venise, il fait la connaissance d'Ezra Pound. Il fait partie de la délégation du Salon de Mai invitée à Cuba en 1967, et séjourne pendant trois mois à La Havane. Il réalise un dessin à quatre mains avec Roberto Matta. En 1968 une salle lui est consacrée lors de la Biennale de Venise.
Valerio Adami continue son périple dans le monde et se rend à Caracas, Marrakech et Mexico où il se lie d'amitié avec Octavio Paz. En 1970, le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris (ARC) lui consacre une rétrospective. Cette exposition se poursuit au Kunstverein à Ulm.
Dans les années 1970 il réalise les portraits de certaines célébrités, dont James Joyce, Freud et Gustav Mahler mais aussi des événements historiques comme la Révolution française. En 1971, le Museo de Bellas Artes de Caracas lui consacre une deuxième exposition. Avec son frère Giancarlo, il réalise le long-métrage "Vacanze nel deserto". On trouve parmi les acteurs Camilla, Erró et Dino Buzzati. Valério Adami retourne dans son atelier de New-York, où désormais il travaille plusieurs mois par an.
En 1976, il fait son premier voyage en Inde avec son ami Hubert Damisch. Il expose à la Galerie Maeght de Barcelone et au CAPC de Bordeaux. En 1978, il retourne à New-York, où il commence à peindre une série de tableaux aux thèmes mythologiques. À l’occasion d’une exposition de dessins au Transgaarden de Hellrup (Copenhague), il part pour un grand voyage dans les pays nordiques. Il découvre la peinture d’Akseli Gallen-Kallela. L’année suivante, il fait un long séjour au Mexique tandis que le Museo d’Arte Moderno de la ville de Mexico lui consacre une exposition. Pendant l’été, il est à Jérusalem où l’Israel Museum présente une rétrospective de son oeuvre.
L’année 1981 débute par un long voyage en Inde. Après la mort d’Aimé Maeght, il s’installe dans la principauté de Monaco. Il voyage en Grèce. En 1983, il expose à la Galerie Maeght de Paris, séjourne à Tokyo à l’occasion d’une exposition personnelle à la Fuji Television Gallery. En 1984, il peint "Ascensione" et réalise huit vitraux monumentaux pour le nouvel Hôtel de Ville de Vitry. Il expose à New-York, à la Marisa del Re Gallery. En 1985, le Centre Georges Pompidou de Paris lui consacre une rétrospective.
L’exposition du Centre Pompidou est reprise en 1986 par le Palazzo Reale de Milan. À l’occasion du 450e anniversaire de la Réforme calviniste, la ville de Genève lui commande la scénographie du spectacle commémoratif. Adami voyage en Grèce. En 1987, il est à New-York et à Oslo pour une exposition personnelle. Il réalise deux peintures monumentales pour le hall de la gare d’Austerlitz à Paris.
En 1988, l’État français lui commande un portrait du compositeur Pierre Boulez. L’année suivante, il expose à Montréal et à Malmö. L’éditeur Plon publie une version de ses carnets intitulée "Les règles du montage". Pour les célébrations du bicentenaire de la Révolution française, le ministère de la Défense lui commande une peinture sur la bataille de Valmy. Il réalise une grande fresque sur la façade du théâtre du Châtelet à Paris. En 1990, il retourne sur le lac Majeur. Il commence à travailler à un cycle de tableaux politiques.
À la mort de son père il peint "L’Angelo". L’année suivante, il réalise quatre grandes peintures murales pour le Park Hyatt Hotel de Tokyo, un projet de l’architecte Kenzo Tange. En 1994, il est à Tokyo, d’où il rejoint le Sri Lanka. Il séjourne en Argentine, à Buenos Aires. La ville de Sienne lui consacre une importante rétrospective aux Magazzini del sale. Il fonde l’Institut du Dessin. Après la lecture de W.B. Yeals, il peint une crucifixion intitulée Calvario. Il peint ensuite le portrait de Luciano Berio.
À son retour d’un long voyage en Inde, le Palazzo Medici Riccardi de Florence lui consacre une grande exposition, tandis que le Musée de Bochum, en Allemagne, présente une rétrospective de son travail. Valerio Adami séjourne à New-York. En 1996, une exposition est organisée au Palazzo delle Stelline. Adami part pour Israël, à l’occasion d’une exposition personnelle au Tel-Aviv Museum of Art. En 1998 a lieu l’inauguration d’une exposition de son travail au Museo de Bellas Artes de Buenos Aires. À la mort de sa mère, en 2000, il lui consacre le tableau "Par coeur". Sur le lac de Majeur, à Meina, il crée la Fondazione Europea del Disegno. Il peint le portrait de Hermann Hesse.
En 2001, Valerio Adami voyage à nouveau en Inde et va revoir l’ashram de Gandhi. Il peint "Indian Wedding". Il partage son temps et son travail entre l’atelier de Paris, l’atelier de Monte-Carlo et celui de Meina en Italie. L’année suivante, une exposition personnelle de son oeuvre se déroule à la Galerie Forsblom à Helsinki. La Galerie Marlborough de Monte-Carlo montre des œuvres récentes. Pendant l’été, il donne une conférence sur Cézanne dans la maison de l’artiste à Aix-en-Provence. Il séjourne à New York, où la Marlborough Gallery lui consacre une exposition personnelle. Il est commissaire d’une exposition sur le thème "Penser le dessin de forme close" pour le Musée IVAM de Valencia. En 2003, le Teatro San Carlo de Naples lui commande la scénographie du Vaisseau Fantôme de Richard Wagner. Pendant l’été, il travaille à deux peintures de grand format pour le nouveau Mandarin Hotel de New York. L’année 2004 s’ouvre par une rétrospective de son oeuvre au Frissiras Museum d’Athènes.
"On utilise tout lorsqu’on dessine : sa propre vie, la vie des autres, le film d’hier soir à la télévision, les reflets sur l’eau, le paradoxe, l’art populaire, les incertitudes, les allusions, le système nerveux, la main gauche."
"Le tableau est une proposition complexe dans laquelle les expériences visuelles antérieures forment des combinaisons imprévisibles, l’imagination créant sans cesse de nouvelles associations : une image s’agrandit en une autre, mais sa forme originelle est en continuelle transformation."
"A toute association correspond irrésistiblement une dissociation."
"Pour bien dessiner, il faut des gestes larges, je dirais dans le style d’un joueur de tennis… Une fois trouvée l’amorce d’une idée, il faut continuer sans dévier et sans s’arrêter à cueillir trop de petites fleurs. En matière de signes, se montrer plus économe, etc. Et relire ensuite chaque ligne, plusieurs fois, à haute voix."
"Je crois, en définitive, que savoir peindre ne veut dire que savoir représenter. Représenter une idée devient un idéal. Je puis dans ma mémoire plus que je ne le souhaite. Si l’on ôte à la peinture la mémoire et la faculté de se souvenir, elle végète dans un corps comateux. Côte à côte, volonté de voir et volonté de l’idée. Et, dans cette confrontation, la main dessine."
