Livre d'or |
Annuaire gratuit Référencement Achat tableaux peintures Expositions Médias Bio Série Afrique Série Paysage Jack the Ripper Roswell Ali Baba Vache folle Aquarelles Encres Vénus Saint georges Restaurants Rats ![]() | |||||||||
Gilles Aillaud |
|||
|
Au cours des années 50, il peint des oiseaux et des paysages marins en utilisant le collage de matériaux hétérogènes : le plâtre, le coton, le grillage pour représenter un rapace ; du film plastique et du sable collé pour évoquer la mer et le rivage, autant de sujets qui constituent l’essentiel de son iconographie future.
Sa première exposition solo se déroule à la galerie Niepce de Paris en 1952. Pendant de longues années Gilles Aillaud travaille dans un isolement complet.
En 1961, il rencontre Eduardo Arroyo avec qui il partage les mêmes conceptions artistiques et politiques. En 1962 il épouse Camille Couturier avec qui il aura une fille, Marie Aillaud, en 1965 ainsi qu'un fils, Arthur Aillaud, en 1973. En 1964 Gilles Aillaud entre au Comité du Salon de la jeune peinture et en devient le président un an plus tard.
Gilles Aillaud réalise des oeuvres collectives avec Eduardo Arroyo et Antonio Recalcati, telles que "Une passion dans le désert" et "Vivre et laisser mourir ou La fin tragique de Marcel Duchamp".
En 1971, pour sa première exposition solo dans un musée, il expose à l’ARC, Musée d’art moderne de la Ville de Paris, les peintures réalisées depuis 1964. L'exposition est décrochée par l'artiste pour protester contre un acte de censure exercé par les pouvoirs publics sur un de ses confrères. Il expose à nouveau à l'ARC en 1980, puis à la Maison de la Culture de Saint-Etienne en 1981 ainsi qu'à Grenoble en 1984.
Dans ses oeuvres sur papier, Aillaud utilise les techniques de la lithographie et de l’aquarelle
avec une grande économie de moyens : crocodile suggéré par un trait noir assorti de rares indications
d’ombres ou de reliefs, lion et singes sont par quelques tâches de couleur. A chaque fois, le
blanc de réserve occupe la quasi totalité de la surface de la page. Ces oeuvres, qui tendent vers l’abstraction,
n’en parviennent pas moins à exprimer l’essentiel. Le crocodile apparaît ainsi dans son
inquiétante immobilité, le lion dans son repos impérial, les singes dans leur mouvement frénétique.
"Enfant, je faisais des tableaux d’animaux, j’allais dessiner au Jardin des plantes avec ma soeur, un tableau par jour, des flamants roses qui s’envolaient, des scènes rêvées..."
"J’ai toujours dit qu’un hippopotame
n’était jamais qu’un hippopotame et pas une image de l’homme. Et malgré cela, des tas
de gens ont interprété comme si elle était symbolique ma peinture alors qu’elle ne l’est pas du
tout".
Ses voyages en Grèce, au Kenya et en Egypte, dans les années 70-90, déterminent une métamorphose dans ses tableaux : l’espace s’ouvre et les animaux s’évadent de leurs cages grillagées, fosses cimentées et bassins carrelés.
En 1988, Gilles Aillaud entreprend avec Franck Bordas l’impression en lithographie d’une encyclopédie de tous les animaux, en quatre tomes, au total 194 lithographies accompagnées de textes inédits d’écrivains et d’amis : Giorgio Agamben, Jean- Christophe Bailly, Jean-Luc Parant, Jean-Louis Schefer, Hanns Zischler et d’autres encore, ainsi que des extraits de l’Histoire des animaux d’Aristote.
Le public va faire la connaissance
de cette faune, lâchée en liberté dans l’allée Julien Cain de la BnF.
