Souvent considéré comme le plus grand et le plus original des artistes
japonais du vingtième siècle, Tsuguharu Foujita reçoit son nom de baptême en
1959 à Reims : Léonard. Il fait ensuite ériger dans la Cité des Sacres une
chapelle dédiée à Notre-Dame de la Paix, avant d’y être inhumé en 1968.
De Paris dans les années 1910 à Reims dans les années 1960, Foujita aura su,
en quelques décennies à peine, digérer l’héritage de la tradition
japonaise et de l’art des estampes tout en s’appropriant la modernité
européenne. C’est sur cette oeuvre incontournable que la Ville de Reims
se propose de revenir en présentant l’exposition Foujita Monumental !
Enfer et Paradis au Musée des Beaux-arts.
Déjà dépositaire d’une oeuvre du peintre, la Ville de Reims vient de
recevoir en legs de la part de sa veuve Kimiyo Foujita, décédée en avril dernier,
trois nouvelles oeuvres de Foujita.
Responsable depuis 1966 de la chapelle Notre-Dame de la Paix, où le
peintre et son épouse reposent désormais, la Ville se devait de
proposer au public une grande rétrospective. Avec cette exposition,
c’est enfin chose faite !
Articulée autour de quatre tableaux monumentaux de 3x3 m, l’exposition évoquera le parcours
hors du commun du peintre, des frasques de la vie parisienne aux fresques de la
chapelle Notre-Dame de la Paix à Reims. Et il s’agira donc, de section en section, de
montrer quel équilibre s’installe dans son oeuvre, entre le Paradis – le religieux – et
l’Enfer – le monstrueux. Car l’oeuvre de Foujita est, à bien des égards, souvent
inquiétante.