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Galerie des Gobelins, ParisExposition du 21 septembre 2010 au 27 février 2011

"Pendule-monument", conçue par Louis Duguers de
Montrosier à la mémoire de Frédéric II, roi de Prusse,
Paris, Mobilier national © Isabelle Bideau
Le Mobilier national a hérité du Garde-Meuble impérial et royal une riche collection de pendules et
bronzes d’ameublement (lustres, candélabres, bras de lumière, flambeaux, feux, vases et objets de
toilettes...). Ces pièces qui, à l’origine, accompagnaient l’ameublement des palais royaux et
impériaux, constituent une collection exceptionnelle.
La plupart des oeuvres exposées n’ont jusqu’ici jamais été présentées à Paris et nombre d’entre elles
le sont pour la première fois ; elles forment un ensemble d’une rare diversité et comptent parmi les
objets mobiliers les plus représentatifs de leur époque, à la fois symboles de pouvoir, expression
d’un moment d’épanouissement artistique et reflet de décors royaux et impériaux disparus.
Les bronzes, brillamment mis en scène par Didier Blin, évoluent parmi un rare ensemble de cartons
peints et de textiles d’ameublement ou de tapisseries murales de la même époque. Conçu comme
une ligne du temps, fil conducteur de la muséographie, l’exposition place dès le début du parcours
les pendules comme une épine dorsale qui permet à la fois de les découvrir en majesté, mais aussi
de marquer la progression de la visite par une symbolique du temps. Ainsi le rythme des pendules
va scander les périodes historiques et stylistiques successives… Premier Empire, Restauration,
Second Empire,...

"La toilette de Psyché", Paris, Mobilier national
© Isabelle Bideau
Pour évoquer des liens avec d’autres domaines de création au fil des époques le parcours est
accompagné de meubles et tapisseries. De grandes tapisseries
murales qui font la richesse des collections du Mobilier national,
mais aussi des tapisseries de siège, inédites pour la plupart, aux
gammes colorées souvent éclatantes. La visite est marquée par des
« moments » thématiques, dans un esprit "period room" telle une
section Egyptomanie, ou un pavillon situé au centre, à l’étage, où
sera présenté un florilège de candélabres dans une succession de
vitrines jouant sur un effet de démultiplication de formes et de
silhouettes dans un jeu de transparence...
Les somptueuses pendules, qui comptent parmi les pièces vedettes
de l’exposition, sont représentatives d’une période historique
agitée : depuis la charnière du XVIIIe jusqu’à la fin du Second
Empire, les années 1800/1870 sont éminemment créatrices au gré
des régimes politiques successifs ; luminaires, lustres, garnitures de
cheminées, flambeaux, candélabres, chenets s’inscrivent dans les
décors et accèdent au statut d’oeuvres d’art.
Progressivement, le renouvellement des thèmes et des formes,
traduit l’évolution des idées et la succession des goûts au cours
d’une des plus brillantes périodes de l’art décoratif français.
Parmi les chefs d’oeuvres dévoilés dans l’exposition, le visiteur
pourra notamment découvrir :
"La toilette de Psyché", qui ornait le boudoir de l’appartement de
l’Impératrice à Saint-Cloud.
l’exceptionnelle "pendule-monument" conçue par Louis
Duguers de Montrosier à la mémoire de Frédéric II le Grand, roi
de Prusse.
la pendule interprétant "Les Adieux d’Hector et d’Andromaque", placée en 1805 dans le grand salon
du Petit Trianon, puis, l’année suivante, dans celui de l’Empereur au palais de Rambouillet.
Ces pièces illustrent la richesse des créations des grands bronziers en vue, comme Thomire, Galle,
Barbedienne ou Charpentier, qui signent les décors tandis que les horlogers les plus accomplis tels
que Lepaute, Lépine, Le Roy, Bailly et Robin, s’ingénient à la mécanique des mouvements.
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