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Musée des arts décoratifs, ParisExposition du 23 septembre 2010 au 2 janvier 2011
1945 –1975 : tout au long de cette période dite Les Trente glorieuses, la création de mobilier se modifie profondément tant dans
les formes que dans les matériaux. Suivant l’évolution du mode de vie, cette révolution s’acompagne d’une démocratisation de la
production grâce au mobilier de série et à la création de nouveaux circuits de distribution.
Le contexte économique, social et
artistique de l’après-guerre est marqué
par différents bouleversements. Les
modes de vie changent et l’habitat
se modifie en profondeur. On assiste
à l’émergence de nouvelles formes
architecturales liées à la Reconstruction.
Fonctionnalisme et rigueur soufflent
aussi sur la production de mobilier des
années 1950. Les nouveaux bourgeois
rejettent les meubles de style de leurs
parents et leurs appartements sont plus
petits. Le rangement devient la grande
préoccupation de l’époque. Les créateurs
comme Charlotte Perriand, Pierre
Jeanneret ou Marcel Gascoin sont les
initiateurs de cette réflexion. Mais pour
répondre aux besoins de l’équipement,
le rangement s’industrialise, et des
fabricants comme Minvielle proposent,
via leurs catalogues, des meubles
transformables et multifonctions à
monter soi-même.
Mais plus que tout, l’émergence de
nouveaux matériaux stimule la création.
Le métal et les panneaux de particules
remplacent les bâtis de bois traditionnels,
les polymères et les dérivés du bois comme
le contreplaqué ou les mélaminés habillent
les formes nouvelles, les mousses et le
PVC vont jusqu’à faire disparaître toutes
les structures du siège...
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